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Skye - There is no diamond in the sky but only darkness

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Ignorance of law excuses no one.
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Skye Abbot
Ignorance of law excuses no one.
Mer 14 Juin - 16:10
Skye Abbot
"Répondre à l'agression par l'amour, c'est violenter la violence, lui plaquer sous le nez un miroir qui lui renvoie sa face haineuse, révulsée, laide, inacceptable."


Présentation


« Bonjour !
Je m'appelle Skye Abbot et l'on me surnomme Skye. Je suis né le 5 janvier 1999 à Londres, ce qui me fait 24 ans. Je suis un femme. Je suis bisexuelle, même si je ne fais plus confiance aux hommes et actuellement célibataire et mon âme se porte mieux ainsi. Mon principal défaut est paresseuse et ma qualité majeure est débrouillarde

Scénario ou inventé: Scénario
Sang : Mêlé
Métier : Langue-de-plomb au département des ministères. Travaille comme agent double pour démasquer les Geritch.
Est-ce un multi-compte? Le 10e je crois?
Ft. Jennifer Lawrence


Faits divers


* J'ai quitté mon premier amour cette été après l'incident, et je ne crois pas qu'il s'en est encore remis. Disons que je n'avais plus la tête à une relation amoureuse après ce qui m'était arrivé, et je ne voulais pas me résoudre à lui dire la vérité sur mon comportement brutal et distant.
* Patronus: Renard
* Animal de compagnie: Neige, un chat blanc
* Épouventard: elle, quadraplégique
* Je n'ai plus d'attirance sexuelle depuis mon agression, j'ai l'impression que mon cerveau s'est mis à ''off'' là-dessus.
* Personne n'est au courant, bien entendu. Je ne pouvais me résoudre à en parler à ma famille et je ne pouvais pas non plus me résoudre à en parler à mes amis de peur qu'ils me prennent de haut avec ce regard de pitié que je déteste tant
* Je suis brune de nature, comme mon père, mais j'adore me teindre les cheveux.
* Gryffondor un jour, gryffondor toujours!
* Je n'ai pas beaucoup d'amis proches, j'ai plutôt beaucoup de connaissances.
* Je dois porter un appareil auditif à l'oreille droite depuis mon accident. Souvent, je ne le porte pas par orgeuil.
* J'étais anciennement monitrice d'escalade dans un centre d'escalade avant de prendre un chemin complètement différent depuis l'accident.


Caractère


Être une femme fatale n'est pas une idée de roses et de lilas, cachant un couteau dans le bouquet. Il s'agit plutôt de connaître ses attraits féminins et s'en servir à son avantage dans les bonnes situations. C’est bien pourquoi j’ai été engagée comme langue-de-plomb malgré mon jeune âge. Essentiellement, je n'ai pas vraiment changé depuis cet été, en dehors de mes réactions envers l'intimité. Alors je suppose que si je vous décris ce que les gens disent en général de moi, vous comprendrez le portait sans en être traumatisés. Commençons par mes défauts, simplement parce que si je les énumère par la suite je vais tout simplement oublier de les mentionner. Comme quoi ils sont minimes à mes yeux, dont la plupart ne sont même pas des défauts en soi: je suis quelqu'un d'entrepreneur qui refuse de se faire marcher sur les pieds. Au contraire, je suis celle qui prendra toujours les devants et élèvera la voix pour me faire entendre. Plusieurs choix, j'ai irrité des collègues par ce trait, dont pourquoi je le classe dans un de mes défauts. Mais pour moi, avoir une tête sur les épaules est bien plus intéressant qu'un caractère léthargique et pathétique. Enfin, je ne dis pas que ceux qui n'agissent pas ou qui n'acheminent pas leurs pensées sont pathétiques... Mais si. Ce qui m'amène à parler de ma franchise; je suis beaucoup trop franche et je ne mesure que rarement les impacts de mes paroles sur les autres. Sans être froide ni méchante, je n'ai aucun filtre. Parfois, mes paroles sont mal prises, malgré mon tact incroyable et mon don pour la parole. Cependant, je suis une très bonne menteuse. C’est nécessaire pour mon métier. Je suis quelqu'un qui suit toujours parvenu à mes fins en raison de ma belle langue et de mon sourire innocent que je sais utiliser à mon avantage. En dehors de cela, je dirais que je suis paresseuse dès que je quitte le bureau. Mon appartement est un vrai bordel, et mon horaire du temps est une catastrophe. J’oublie souvent des rendez-vous, ou même un repas sur le feu. Non pas que je suis dans la lune, mais je suis simplement incapable de prendre soin de moi si quelqu'un ne le fait pas. Parfois, j’oublie même de manger ou de me brosser les dents avant d'aller dormir. Je dirais qu'envers mes frères et soeurs, j'ai toujours eu un comportement indifférent envers eux, et maternel envers Maxime. Avec les années, je suis devenue une figure d'autorité lorsque mes parents étaient absents. Pas aussi imposante que June, mais je savais prendre ma place lorsque nécessaire. En outre, je n'hésiterais pas une seconde pour héberger l'un d'eux, sauf Emmanuel. Ce pauvre abruti, je n’arrive pas à le supporter. Ma porte leur sera toujours ouverte, mon oreille et mon cœur aussi… Enfin, si Emmanuel n’est pas dans les parages.  C'est pourquoi même si je peux paraître intouchable de l'extérieur, je suis quelqu'un qui aime de façon exagérée et sans discrimination. Hrum hrum.

Mais parlons un peu de mes qualités, voulez-vous? Car à bien y penser, j’ai l’impression de décrire Abraham, et c’est peu réconfortant. Non, j’ai aussi hérité de quelques traits de ma mère, c’est-à-dire son énergie et sa joie de vivre. Peu importe les difficultés, j'ai toujours tendance à voir la situation comme une fourmis alors que les autres y verraient un ours. Pour moi, il y a toujours des solutions et c'est pourquoi je ferai éventuellement un bon supérieur au département des mystères. Je suis en mesure de gérer des situations de crise sans perdre le contrôle. À bien y penser, il est très rare que je quitte mon état hilare et observateur. Je suis rarement en colère, mais souvent blasée. Je dirais que je suis aussi rarement irritée, mais je m'épuise vite des gens qui me fatiguent. Alors au lieu de gaspiller mon énergie avec eux, je les ignore tout simplement et cesse la discussion avec eux.

Au-delà de cela, j'adore les sports extrêmes moldus, c'est pourquoi je fais de l'escalade quelques fois par semaine. Je joue aussi au tennis plus de 3 fois par semaine depuis plusieurs années. J'adore l'exaltation post-entraînement intensif. C'est un plaisir personnel qui peut se qualifier de masochiste. Oh, et j'oubliais un détail important: je porte rarement du maquillage. En effet, je ne vois pas pourquoi je devrais perdre mes matins à me maquiller pour simplement le retirer le soir. Malgré cela, je sais comment me maquiller pour en faire baver, d’où ma récente fonction d’agent double depuis les récents attentats. Qui suspecterait une jeune fille blonde au sourire radieux de monter des informations contre les extrémistes? Non, personne. Pour cette raison, on me considère comme tom-boy, même si je suis en mesure de porter des talons aiguilles et une sacoche de temps en temps. Mais mes souliers préférés, même au travail, restent mes vieux converses troués.  


Histoire


Ma vie, ce n’est ni chaud ni froid. Depuis mon enfance, ce n’est qu’un mélange indescriptible d’évènements tragiques et de petites gaietés que je me dois d’apprécier. D’un regard moqueur et d’une attitude nonchalante, je tente de faire face à mes expériences passées avec positivisme, ne voyant pas l’intérêt de me morfondre sur les côtés négatifs de ma bien simple vie. Allant de mon père merdique à mon viol, ma vie est parsemée de petites graines noires qui pourrissent tranquillement mon cœur si tendre.

Mais j’ai toujours été le mouton noir de la famille Abbot. Une grande famille de sang-pûr, vous direz. Un père juge au Ministère de la Magie, une mère en charge de la Gazette du Sorcier. Une famille reconnue dans le monde sorcier pour leur stature et leur rang social. Je suis la 3e d’une lignée de 6 enfants, si nous ne comptons pas mon demi-frère Maxime. Mais afin que vous compreniez pourquoi je déteste autant mon paternel, vous devez comprendre dans quel ambiance nous avons vécu durant notre enfance. Ma mère, Élodie, est tombée enceinte très jeune d’un moldu. Sa famille, outrée par ce fait, a arrangé un mariage avec une famille de sang pur pour cacher cette honte. C’est ainsi qu’elle se retrouva mariée à Abraham. Cependant, mon père n’a jamais accepté de considérer Maxime comme son fils. Je vous dirais qu’il plutôt vu comme un chien… Oh pardon, un esclave. Ce n’est pas mieux? Tant pis, car c’est la vérité. De la lignée Abbot, Emmanuel est né le premier. Dès sa naissance, Abraham lui a fait comprendre à quel point il était supérieur à Maxime. De ce fait, Emmanuel a été élevé dans la mentalité que seul le sang importe dans la société, et c’est pourquoi il est aussi insupportable maintenant. June n’a pas vraiment été influencée par cette mentalité, bien qu’elle a parfois des comportements hautains qui me prouvent le contraire. Pour ma part, je me suis méfié dès mon très jeune des yeux menaçants de mon père. Ayant toujours été une personne franche et honnête, je faisais souvent remarquer à Abraham que je le détestais, tout simplement. Que ce soit par un comportement rebelle, des crises de nerf ou simplement de faire le contraire de ses ordres, je ne manquais jamais de lui rappeler que je ne le considérais pas comme mon père. Son regard froid m’en empêchait. Son cœur froid m’empêchait de l’aimer. Au contraire de ma mère, il y a toujours eu une sorte d’aura autour de mon paternel qui m’empêcher de réellement l’apprécier en tant qu’individu. À l’âge de 3 ans, lorsque j’ai réalisé que je ne devais pas m’approcher de Maxime sous peine d’être réprimandée, j’ai choisi de faire le contraire. C’est ainsi que j’ai commencé à constamment suivre Maxime. Peu importe ce qu’il faisait, je le suivais. Parfois en appuyant ma petite main d’enfant contre le rebord de son chandail, ou bien en me plaçant devant lui pour l’empêcher de se défiler. Il n’était pas habituer à tant d’affection, et se fut un long cheminement. Ce n’est qu’après quelques mois d’acharnement qu’il a cessé de m’éviter. Bien que je ne comprenais pas ces raisons à cette époque, je comprends maintenant qu’il le faisait dans le but de m’éviter une quelconque réprimande de la part d’Abraham. Mais lorsqu’il a réalisé que je n’allais probablement jamais lâcher le morceau, il a succombé. Nous sommes rapidement devenus compagnon de jeu en l’absence de mon père. Mais même si Maxime tentait de le cacher à mon père, Emmanuel s’est assuré de lui en faire mention. Le soir même, Maxime avait eu le droit à un long sermon de la part de mon père. Je n’étais pas intervenue. Et la journée suivante, Maxime continua de m’éviter. Je dus jouer au chat et à la souris presque deux ans avant que je puisse tenir tête à mon père pour la première fois concernant mon frère. Je me rappelle très bien cette journée. Nous étions tous à l’extérieur en une belle journée ensoleillé. Mon père était assis dans une chaise berçante, lisant un livre en sirotant une liqueur. Pour ma part, je me balançais tranquillement en observant l’échange entre Emmanuel et Maxime. Emmanuel voulait que Maxime lui donne la chenille que celui-ci avait recueillît au sol. Maxime a purement refusé, rétorquant qu’Emmanuel allait blesser la chenille s’il lui confiait. Suite à ce refus, Emmanuel s’était violemment emparé du bras de Maxime pour y prendre la chenille. Celle-ci était tombée au sol, et malgré les cris de Maxime, Emmanuel l’avait cruellement écrasé de son pied. Je m’étais levée pour me diriger vers mes frères, ayant remarqué que mon père avait levé les yeux pour porter une attention particulière à la situation. Voyant qu’il n’intervenait, je décidai de prendre la situation en main. Du haut de mes 5 ans, je me suis placé entre Maxime et Emmanuel et j’ai planté mes petits yeux d’enfant dans ceux de mon frère.

- Pourquoi t’as fait ça?

Je ne parlais pas très bien, et j’articulais mal mes mots. Alors mon frère s’est mis à rire, hilare devant mon regard sérieux qui se décomposait dès que j’ouvrais la bouche pour placer deux mots. Et pourtant, je suis restée immobile. Je voulais que justice soit faite pour cette pauvre petite chenille. Et inconsciemment, je cherchais aussi justice pour Max. Alors, sans même jeter un coup d’œil à mon père, j’ai balancé un coup de poing dans le ventre d’Emmanuel. Bien entendu, je n’étais pas très grande. Mais sous le coup, je crois être parvenue à lui couper le souffle. Ce n’est qu’à cet instant que mon père s’est levé pour venir me soulever de terre et me gronder. Après cette journée, mon père dut me faire la morale plusieurs fois car que je commençai à lui désobéir de plus en plus souvent. Principalement car je préférais passer mes journées en compagnie de Maxime. Chose qui déplaisait énormément à mon père. C’est pourquoi je n’ai développé qu’une profonde haine envers mon père. Une vieille rancune qui n’a fait que grandir avec les années et l’expérience. Et je dois avouer que j’avais une certaine satisfaction à contredire constamment mon père. C’est pourquoi la seule personne qui avait un semblant d’autorité sur moi était ma mère. Je l’écoutais toujours, sauf lorsque je savais que mon père lui avait demandé de me faire obéir. Dans ces temps-là, je disais oui à ma mère, avant de me retourner pour faire une grimace à mon père. Et non, au final, je n’écoutais pas.

J’entrais à peine à Poudlard lorsque Maxime a quitté la maison familiale. Il venait tout juste d’avoir 17 ans, et je venais de franchir mes 11 ans. Je me souviens avoir été profondément fâchée contre lui, sentant qu’il me délaissait et qu’il me laissait seule dans l’antre du loup.  Je l’ai boudé durant plusieurs mois, refusant de l’appeler ou de lui envoyer un email même s’il m’avait transmis ses coordonnées. Ce n’est que dans les vacances de décembre que j’ai ressenti une vague de remords pour la première fois. Alors que mes frères et mes sœurs ouvraient leurs cadeaux de Noel, j’ai appelé mon frère en pleurant pour m’excuser de l’avoir abandonner. Nous avons parlé pendant près d’une heure, avant que ma mère découvre ma cachette. Elle me tira de force de l’armoire dans laquelle je m’étais embarrée afin d’aller déballer mes cadeaux. Un peu plus tard cette soirée-là, j’ai reçu un email de sa part en me disant que mon appel avait été le plus beau cadeau de Noel qu’il pouvait recevoir. Car non, mon frère n’avait que rarement des cadeaux comparativement à nous. Ma mère lui en donnait parfois en cachette, mais jamais devant les autres enfants.

Durant mon parcours à Poudlard, j’ai rencontré mon ex petit-ami. Nous avons été meilleurs amis, puis confidents, puis amoureux. En 4e année, nous formions un couple heureux et hilare. L’an d’après, nous avons eu notre première relation sexuelle. Rien de bien extravaguant, mais nous savions que nous étions encore jeune pour tenter l’expérience. Et pourtant, tous les deux curieux de nature, nous avons foncé tête première dans l’inconnu. Je suppose que c’est en partie en raison de notre maison, car nous étions tous les deux des Gryffondors. Nous étions tous les deux incertains de notre avenir, ne sachant que faire comme métier. Et nous étions tous les deux de fervents admirateurs des sports moldus. C’est avec lui que j’ai conquis ma première paroi d’escalade, ainsi que mes premiers exploits en tennis. Sauf qu’il était sang-mêlé, comme quoi je n’ai jamais vraiment été apprécié par mon père lorsqu’il apprit la nouvelle en 5e année. Et de ce fait, il n’a jamais été accueilli chaudement à la maison. C’est pourquoi, suivant les traces de mon frère aîné, j’ai quitté la demeure familiale à 17 ans pour habiter en appartement avec mon compagnon d’âme. J’ai travaillé plusieurs années comme monitrice d’escalade, métier qui comblait mes désirs immédiats bien que je sentais un certain vide à l’intérieur. Tout cela pour dire que nous avons toujours été inséparables, jusqu’à tout récemment, chose qui m’a profondément attristé lorsque j’ai pris la décision. Mais c’était mieux ainsi car je ne pouvais pas me résoudre à ce qu’il apprenne la vérité. Le connaissant, il en aurait été complètement anéanti. Donc, par amour, je l’ai quitté. Mais je ne suis pas rendu là. Parlons premièrement de mon accident d’il y a trois ans.

Pour je ne sais trop quelle raison, j'en avais marre des guerres dans ma famille.Alors, j'avais arrangé une soirée entre Freya, Emmanuel, Maxime et moi-même. Sachant que Maxime n'avait jamais été très apprécié par Emmanuel, je voulais tenter de régler une partie de ce conflit. Maxime m'avait aussi parlé du froid entre lui et Freya, chose que j'avais trouvé complètement stupide. Enfin bref, j'avais une bonne intention en les forçant à se voir. Résultat? Catastrophique. Emmanuel et moi commencèrent a avoir une puissante chicane une fois de retour dans le vehicule. Maxime tenta de nous calmer, et le regardai pour lui dire de se taire. Ce moment, ce simple et banal moment a couté une jambe à Maxime, un traumatisme crânien à ma soeur et une perdre d'audition pour ma part. Car oui, j'ai grillé un feu rouge en perdant la route de vue. Je ne vous fait pas la description de la scène. La douleur fut intense, mais le pire fut de réaliser que tout ceci était de ma faute. J'étais encore consciente lorsque les secours arrivèrent. Ils étaient tous inconscients, et je peux vous jurer qu'on pouvait entendre mes cris jusqu'à des rues de distance. Seul problème: je ne pouvais pas m'entendre, si ce n'est qu'en echo. Cette soirée me hante encore, surtout lorsque Maxime est présent. La perte de sa jambe, la mort qui s'est approchée trop près de ma soeur... C'était trop.

C'est pourquoi j'ai pris la décision la plus irrationnelle de ma vie: j'ai décidé d'écouter mon père pour une fois. Depuis près d'un an, mon père me parlait souvent d'une possibilité pour moi au Ministère en tant que langue-de-plomb. En effet, ayant des connaissances dans le département, il pouvait me faire entrer sans même cligner des yeux. Alors, un soir, alors que je jouais avec mon nouvel appareil auditif en tentant de m'habituer au volume, je suis entré dans le bureau de mon père. Un air de défi et la tête haute, je lui ai dit ceci:

- Fait moi entrer. Je vais le faire.

C'était simple, court et concret. Mais mon père a tout de suite compris. La semaine suivante, je commençais mon entrainement comme langue-de-plomb. Et depuis ce soir, je me suis promis de montrer à mon père que je peux être meilleure que sa pauvre carcasse pourrie. Ouais, un jour, je prouverai à ma famille que je peux être mieux que la piètre renommée des Abbot dont la soeur a causé un accident moldu, qui plus est. Pas de grande bataille, pas de perte honnorable. Un simple accident d'automobile, misérable.

LA SUITE PEUT ÊTRE SENSIBLE POUR CERTAINES PERSONNES, SOYEZ AVERTIS

Cet été, je me suis présentée à une grande fête en ville. Il s'agissait d'une fête lancée de manière anonyme, par beuglantes. Je ne sais trop ce qui fit en sorte que j'ai voulu m'y présenter, mais ma curiosité débordante a probablement emporter sur ma cause. Donc, je me suis présentée à cette soirée ouverte, chargée de jeunes gelés et complètement saouls. Je parcourais les rangées de personnes comateuses, à la recherche d'une chaise tranquille sur laquelle reposer mes fesses. J'ai pensé plusieurs fois à quitter, réalisant trop tard que ce genre de soirée n'était vraiment pas fait pour moi. Tout ce bruit et ses odeurs immondes n'avaient rien d'attirant. Mais j'y suis restée, me disant que je ne ferais pas mieux à rester étalée devant mon écran de télévision à regarder des séries télévisées déprimantes. Je n'ai pas vraiment de vie sociale, mais en dehors de l'été, cela ne me dérange pas le moindre du monde.

Après une dizaine de minutes à dévisager la meute de corps collants devant mes yeux, un homme vint se présenter. Il était grand, bien habillé et surtout...bon parleur. Nous commencâmes à parler pendant plus d'une demie-heure, avant qu'il me propose mon premier verre. J'acceptai sans vraiment réfléchir, me disant que sa présence était fort agréable et que je pouvais donc me relâcher légèrement. Nou avons continuer notre discussion pendant un bref moment, jusqu'à ce qu'un de ses amis vienne lui glisser un mot à l'oreille. Après coup, je crois que c'est à cet instant que j'aurais dû prendre mes jambes à mon cou. Lorsqu'il s'était retourné vers moi, son regard avait légèrement changé. Il s'était levé pour aller me chercher un autre verre, dans lequel je suppose fortement qu'il y a fait tomber une petite pastille. J'avais accepté, lègement embrouillée par l'alcool déjà présente dans mon corps. Son ami est resté avec nous. Je l'appréciais moins, mais il avait ce côté humoristique qui avait son charme.

Ce ne fut pas très long avant que la drogue prenne possession de mon corps. Soudainement, j'eus l'impression qu'on martelait mon corps, qu'on m'enfouissait sous l'eau et qu'on me faisait monter dans une montagne-russe en même temps. En somme, j'étais fortement désorientée et endormie. Je mis cela sous le compte de mon intolérance à l'alcool, et les dits gentlemens se portèrent volontaires pour me reconduire chez moi. Évidemment, nous ne nous sommes pas dirigés vers mon appartement. Je ne l'ai réalisé que lorsqu'on m'a déposée sur un lit froid et trop parfait. Je voyais au ralenti. Mes mouvements me semblaient décalés avec mes pensées, bien que mes pensées aussi étaient partiellement gelées.

Gelé. Mon corps. Mes pensées. Confusion. Ras-de-marée. Lumière. Ténèbres.

Réveil. Le lendemain matin, je me réveillai en piteux état dans une chambre d'hôtel malpropre. J'avais mal. Partout, mais aux parties en particulier. Je me sentais collante et fiévreuse. Je chancelai jusqu'aux toilettes, où le reflet de mon corps me figea immédiatement; j'avais des marques autour de mon cou. En caressant ma peau, je remarquai que j'avais des marches incongrues sur les poignets.

Une corde. Des mains. Des mains sur mon corps.

Je portai une main à mes parties, me crispant sous la douleur que je ressentis aussitôt.

Grafignée. Écorchée. À vif. Violée.

En prenant à peine la pleine mesure de ce qui venait de m'arriver, j'ai enfilé mes vêtements à la hâte avant de quitter le motel. J'ai couru, sans vraiment porter une attention aux regards défigurés autour de moi. Une fois devant la porte de mon appartement, tremblante et haletante, j'ai échappé mes clefs deux fois avant de parvenir à dévérouiller ma serrure. Une fois entrée, je l'ai refermée en m'assurant de la vérouiller. Puis, je me suis déshabillée en vitesse et je me suis rapidement dirigée vers ma douche.

Je crois que c'est lorsque l'eau a coulé sur mon corps et que le savon ne pouvait effacer la saleté de ma peau que je réalisai vraiment ce qui m'était arrivé. Je laissai coulé l'eau tiède qui ne parvenait à effacer les traces de cette nuit, frottant mon corps avec mon éponge ma peau jusqu'à vif, frenétiquement mais sans résultat. Je me laissai finalement choir sur le plancher de la douche, appuyé contre le mur. Je fixai la porte de la douche.

Livide. Vidée. Dépossédée.

Puis, c'est à ce moment que j'ai réalisé que je ne leur avais pas demandé leurs noms. Ne pas me rappeler de la nuit que j'avais passé était une certaine assurance. Mais ne pas connaitre leurs noms m'empêchait de leur mettre la main dessus. Et ça, je ne pouvais pas le tolérer.

Je n'ai pas pleuré. Quel aurait-été  l'avantage de le faire? J'étais plutôt choquée, tellement choquée que je n'appréhendais pas tout à fait ma nouvelle situation. J'ai dû quitté mon copain, incapable de lui avouer la vérité. Mais en dehors de cela, mon agression n'avait pas de réelle répecussion sur ma vie. C'est resté ainsi pendant plusieurs mois, étant parvenue à mettre de côté cette partie de mes souvenirs, ou plutôt mon amnésie. Enfin, jusqu'en décembre. J'ai commencé à avoir des cauchemhars. Et chaque soir, j'en apprenais d'avantage sur cette fameuse nuit. Chaque soir, je me retrouvais en prise aux mains de deux hommes dont les visages m'étaient maintenant si familier. Et parfois, je pouvais ressentir la douleur. Parfois, j'avais l'impression d'être prise au piège, les mains attachées dans le dos sur ce piteux lit de motel. C'est dans les vacances de Noël que j'ai décidé d'en parler à ma soeur Freya, qui m'avait déjà fait remarqué mon changement de comportement. En dehors d'elle, je n'ai raconté cette histoire à personne.

Maintenant, alors que l'été frappe à ses portes, mes cauchemars sont de moins en moins fréquents. Or, malgré les mois, une partie de mes souvenirs refusent de se dévoiler. Heureusement ou non, il manque toujours des fragments de mes souvenirs. C'est peut-être ce que j'attends avant de pouvoir enfin me débarasser de ce fardeau. Mais si par malheur  mon père apprenait ce qui m'était arrivé... Non, je dois restée discrète pour le bien de Londres. J'ai beau ne pas apprécier mon paternel, il reste mon père tout de même. Et il serait bien en mesure de saccager Londres en feu pour retrouver les coupables. Ainsi je suis...

Prise au piège. Incomprise. Appeurée. Lasse.



 


Derrière l'écran


Pseudo : Jyn, Adé
Âge : 23 ans
Comment avec-vous connu le forum ? Je l'ai créé
Que pensez-vous du forum ? BOUYA!
Quelle est votre disponibilité ? Quand je peux! Mais je suis toujours disponible par mp sous Harry
Autre chose ? PEETA ET KATNISSSSSS
©️ Mélange des codes de Kanae et Skaemp pour créer cette version par Jyn

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I don't like my mind right now
Stacking up problems that are so unnecessary
Wish that I could slow things down
I wanna let go but there's comfort in the panic

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