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Regrets [ft. Shawn] PV - FB




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Jeu 6 Juil - 9:34
Regrets
“Les regrets, ce n'est que de la rature : on n'efface pas.”
Il y avait deux choses que je détestais profondément : Noël et les bals. Et Poudlard, l’endroit que j’avais jadis considéré comme ma maison, le seul et unique endroit à m’accepter comme je suis – ou presque -, me trahissait en réunissant ces deux équations. Parfois, la directrice du château avait vraiment des idées stupides ! Mais, il s’agissait de mon ancienne directrice de maison, et je l’avais beaucoup appréciée. Il était donc difficile d’être tiraillé entre ces deux sentiments. Mais lorsqu’elle avait annoncé aux professeurs que cette année, elle décidait d’organiser un tel événement, je m’étais sentis trahi ! J’avais l’impression que Mcgonagall, la femme que j’admirais le plus après feu Severus Rogue, m’avait planté un couteau dans le dos.

Et cela, c’était intolérable ! Notre mission à nous, c’était de surveiller les élèves. A ce qu’ils ne boivent pas trop, pour les aînés, et qu’il n’y ai pas trop de grabuge. Bon sang, j’étais condamné à quitter mon bureau pour surveiller une vulgaire fête d’adolescents. Qui allait s’occuper de mes expériences pendant tout ce temps-là ?! J’avais envie de sauter au visage de la directrice, ou même de lui lancer une potion dont seul moi avait le secret. Dans les conflits, j’avais surtout tendance à me servir de mes poings plutôt que de ma baguette. Bon, bien sûr, généralement, j’essayais d’éviter les conflits, mais c’est surtout parce que je ne faisais plus trop confiance en la magie. Les actes de ma famille de sang-pur et de Voldemort m’avaient profondément choqués et dégoûtés pour que je ne veuille plus me servir de ma baguette. De ce fait, elle ne m’obéissait pas totalement et les rares fois où je m’en étais servie, avaient été un fiasco.

Regarder des abrutis danser tout en m’ennuyant allait être rapidement agaçant et je n’avais vraiment pas envie de participer à une telle mascarade. Surtout pour fêter la venue d’un idiot en tenue rouge pour distribuer des cadeaux. Tout cela était un mensonge, alors pourquoi est-ce que l’on s’évertuait encore à célébrer cette fête. Cela m’échappait. J’étais le seul à ne pas me réjouir de l’idée de la directrice. Le reste de mes collègues, eux, étaient contents et parlaient déjà des personnes qu’ils pourraient eux-mêmes invités. Car oui, nous pouvions surveiller les élèves, mais aussi nous amuser un peu. Hm, personnellement, je ne m’amuserais que si j’étais dans mon bureau à faire une ou deux expériences, pas à regarder des adolescents boutonneux pratiquer la spéléologie dans les cavités buccales de leurs partenaires respectifs. Cette soirée allait être la pire de ma vie.

Les mois passèrent et presque chaque soir, nous devions participer à l’organisation du bal. Bientôt, le jour fatidique était arrivé et j’avais continué, jusqu’à la dernière minute, à tenter de convaincre Mcgonagall de me laisser ne pas participer à cette mascarade. Mais, en tant que directeur de maison, j’étais le premier convié. Mon envie de la tuer se faisait plus grande encore avec cette révélation.

J’étais donc forcé de me préparer et de vêtir un ensemble plus correct, à supposer que j’ai un jour cessé de porter des chemises. J’entre donc dans mes appartements et enfile un ensemble bleu nuit. Je dompte rapidement mes cheveux avant de ressortir et de suivre le flux d’élèves qui se rue déjà en direction de la Grande Salle. Je finis par m’agacer et prends un passage secret afin d’arriver plus vite et d’éviter le groupe d’adolescents. J’entre dans la Grande Salle, mains dans les poches et l’agacement affiché sur mon visage. Je laisse courir mon regard sur les différentes installations disposées pour le plus grand plaisir de ces rapaces au visage boutonneux. Je roule des yeux en voyant le flux de boissons et de nourriture éparpillé. Une musique rock et désagréable à mes oreilles se fait entendre, me donnant envie de m’enfuir tel un chat apeuré. Je finis par m’approcher d’une table un peu plus éloignée qui me permettrait d’être tranquille. Je m’installe et regarde la fête battre son plein.

Aux alentours de minuit, mon attention se porte sur la porte. Shawn J. Murray fait son apparition et je sens stupidement mon cœur rater un battement. Je grogne et détourne rapidement la tête, refusant de ressentir de tels sentiments à l’égard de l’infirmier. Je ne voulais plus tomber amoureux, j’avais été beaucoup trop niais durant ma dernière relation. De plus, je voulais me concentrer sur mes ambitions et mon envie de gravir les échelons. Je baisse les yeux vers mon verre de whisky que j’ai pris pour passer le temps, divaguant dans mes pensées et songeant à ce que je pourrais faire lorsque cette soirée stupide sera terminée. Soudain une ombre me surplombe et je lève mon regard bleu glacé en direction de…Shawn. Je me raidis et mon cœur s’emballe. Je déglutis et tente de conserver une attitude froide, bien que cela soit difficile. Il porte des vêtements de soirée pour l’occasion et il est encore plus beau qu’à l’accoutumée. Ses cheveux sont attachés en un chignon serré et il me fixe, le regard courroucé. Était-ce moi qui l’avait agacé ? Non, impossible, je n’étais plus retourné le voir durant plusieurs semaines. Alors, que me voulait-il ?

« …Murray ? »

Je demande d’un air détaché.


©junne.
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Shawn J. Murray
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Jeu 6 Juil - 16:55
Regrets“Les regrets ne riment à rien, faut pas rêver, on ne revient pas en arrière.” - Oxmo PuccinoJe suis rarement stressé ou même anxieux. Vous pouvez trouver toute sorte de caractéristiques, cela ne me ressemble pas. Je ne suis pas quelqu’un qui s’en fait facilement, ou même qui se vit de ses soucis. Mais depuis le souper du personnel, je me sens étrange. Tout est déformé depuis quelques jours. Pourquoi? Eh bien, j’ai vu quelque chose que je n’aurais pas voulu voir. Bien que nous sommes des adultes, je suis plutôt pudique. C’est surprenant? Peut-être. Je suis loin d’être coincé, mais je reste tout de même quelqu’un de réservé au niveau de mes partenaires sexuels. Et pourtant, ne soyez pas surpris, je danse comme Drag Queen dans mes temps perdus. Mais cela n’a aucun lien avec ma sexualité. J’attends longuement avant d’agir, et la majorité du temps les choses ne vont pas comme je le veux. Duncan a toujours été bien différent de moi de ce côté. Et c’est pourquoi ce que j’ai vu me trouble autant. Parce que je sais qu’il est différent, mais chaque fois que cette réalité me frappe j’ai l’impression d’être déboussoler. Vous ne comprenez pas à quoi je fais allusion? Eh bien, j’ai vu Duncan avec un élève dans une position... très louche! Je ne crois pas qu’il m’a vu, j’ai tenté de m’enfuir avec le moins de bruit possible. Tout de même, cela m’avait troublé.

Et depuis, j’évite Duncan. Bon, il faut dire que cela ne fait que quelques jours, mais je l’évite tout de même. Je ne comprends pas pourquoi cela m’affecte autant. Mais sincèrement, je n’ai aucune envie de réfléchir à cela pour le moment. Je dois me préparer pour le bal de Noël, et ainsi peut-être améliorer ma relation avec la superbe infirmière de Poudlard. Au souper, j’ai eu le droit à une claque monumentale après avoir tenter de l’embrasser. Oh... Cela me fait penser que... Pourquoi Duncan m’a embrassé déjà? Il dit qu’il y avait un gui, mais je le soupçonne fortement de l’avoir placé lui-même. Mais encore là, pourquoi agirait-il ainsi? Il sait très bien que je ne veux pas... Bon, peut-être que je le voudrais bien, mais je ne peux pas. Duncan est mon meilleur ami d’enfance. Une des raisons pour laquelle j’ai refusé qu’il fasse partie de ma vie de cette façon lorsque nous étions à Poudlard n’a toujours pas changée : Duncan ne peut pas être plus que mon meilleur ami. Limite, il pourrait être mon frère tant il me connaît bien. Je ne peux pas céder à cela, même si au fur des mois, je doute de ma résolution. Après tout... Non, je ne dois pas y penser. Peut-être une autre fois, mais aujourd’hui ce n’est pas le moment.

Je m’observe dans le miroir, les mains appuyés contre les rebords du lavabo. Je suis nu, regardant mon reflex avec une certaine curiosité. Je prends un instant pour étudier mon corps et tenter de comprendre ce que Duncan peut bien trouver de si attachant qu’il s’intéresse à moi en ce sens. Les tattoos?Les cheveux longs? Par exemple, je sais que les lèvres de Duncan ont un certain effet sur moi. Ça a toujours été le cas, et je ne me suis jamais menti là-dessus. Saoul, j’ai souvent eu envie de les emprisonner, simplement parce qu’elles semblent délicieuses et bien bombées... Bref, malgré mon analyse, je ne parviens pas à déceler ce que Duncan peut vouloir de moi. Un peu irrité par ce fait, je me dirige vers mon lit afin d’y prendre mon complet. Je ne vais pas l’ignorer ce soir. S’il me parle, je vais lui répondre et lui expliquer ma version des faits. Je ne veux plus que cela se reproduise, bien que j’hésite un peu en pensant cela. Ce n’est pas sain. Ce serait aussi malpropre que d’avoir une relation sexuelle avec mon frère. Je grimace, clairement inconfortable en pensant à Samuel et moi dans une position très...Oh, non. Mon dieu. Non. Impossible. Je secoue vivement ma tête pour enlever cette image malsaine dans mon esprit, bien que cela me laisser un goût amer en bouche pendant quelques secondes, voir minutes. J’ai parfois l’esprit beaucoup plus tordu que j’aimerais l’admettre. Je pourrais éviter le bal, mais mon orgueil m’en empêche. Prenant mon courage à deux mains, je termine de me préparer en plaçant ma cravate bleue poudre face au miroir. Je replace mes cheveux ébouriffés, crispe la mâchoire, me force à sourire, prend un petit élastique qui traîne pour le glisser sur mon poignet au cas que j’aille trop chaud au cou. Voilà, je suis prêt.

Un peu nerveux ( c’est désagréable comme sentiment, non?), je me dirige vers la Grande Salle avec un peu de retard (c’était quoi l’idée de m’observer pendant si longtemps, aussi?). Je décide de descendre les escaliers au pas de course au lieu d’emprunter les ascenseurs, croyant que ce chemin serait plus court.  Je peux entendre la musique monter à mes oreilles à mesure que j’approche. J’entre dans la Grande Salle tel un coup de vent, prenant le temps de reprendre mon souffle avant de jeter un coup d’œil aux alentours. La pièce est bondée d’élèves, et je ne remarque pas Rae à première vue avec toutes ses têtes qui dansent. Je décide donc d’aller me prendre un verre en attendant que la prochain chanson débute. Or, lorsque celle-ci se termine et qu’un slow s’entame, je n’ai pas le temps de la chercher que je sens une main m’entraîner sur la piste de danse. C’est Duncan. Je pince les lèvres. Il me surprend, mais c’est une surprise agréable. Je me laisse emporter, le guidant sur la piste de danse. J’avais toujours été un meilleur danse que lui, même avec ses origines écossaises. Je prends plaisir à notre danse, jusqu’à ce qu’une épaule me percute et que je réalise ce que je suis en train de faire. À partir de ce moment, je deviens rouge pivoine et lâche mon emprise sur Duncan en me reculant, fonçant dans un couple de danseurs à nos côtés.

- Je... je ne peux pas Duncan! Imagine ce que les élèves vont penser!

Je marmonne sans le regarder, désorienté et maladroit dans mes paroles. Je dois me reprendre quelques fois avant d’articuler quelque chose de cohérent. 

- Fait attention, on ai plus des adolescents.. Ce qu’on fait a des répercussions....


- Moi, je les assume les répercussions Shawn.

Inconsciemment, je crois que cette phrase concernait plutôt la baise qu’il avait eu avec un étudiant que le principe de danser avec lui. Même à cela, c’est étrange à notre âge de danser ensemble. Non? ARGH! En me retournant afin de fuir la piste de danse, j’accroche une jeune fille tandis que je peux entendre les jurons de Duncan en arrière de moi. Je ra trappe sa main avant qu’elle ne tombe, peu fier de moi et troublé par la forte réaction de Duncan.

- Je m’excuse, mlle.

Je continue mon avancée catastrophique jusqu’à la table des verres alcoolisés. Je m’empare d’un des verres et le vide d’un coup sec. Mais il lui prend quoi tout d’un coup? Bordel… Que se passe-t-il depuis une semaine? J’ai l’impression qu’on joue au yoyo avec moi, m’envoyant ici et là sans avertissement. Il y a eu le souper, ce fameux baiser… Et puis cette danse. Il y a eu Rae, ses regards… Est-ce que je rêve? Est-ce que je… Et puis, qu’insinuait Duncan lorsqu’il a dit qu’il était prêt à assumer les répercussions? Que… Il impliquait que ce n’était pas le cas pour moi? Allez, soyons honnêtes. Duncan est mon meilleur ami. Je ne voudrais pas qu’il pense autrement, alors pourquoi ce cirque? Pourquoi ce baiser au souper, cette réaction aussi forte de sa part lors de la danse? Les morceaux se placent tranquillement dans ma tête tandis que je vide mon verre. Je pince les lèvres, passe une main dans mes cheveux alors que Victoire apparaît devant moi. Je lui souris, penchant la tête légèrement sur le côté. C’est un drôle de sourire, mais franc tout de même. 

- Hey Vic!

Lorsqu’elle se retourne vers moi, je tente de paraître serein alors qu’au fond de moi, une tempête de pensées se déchaîne. Elle me demande si je suis trop occupée pour une danse, et je ne peux me retenir de sourire. Peut-être que c’est tout ce que j’ai de besoin : un peu de distraction. Je décide de jouer la carte de l’honnêteté. Je n’ai pas envie de mentir ce soir.

- Occupé? Entre un homme qui semble faire une crise de jalousie et une femme qui refuse mes avances, je crois bien que ta proposition est la distraction parfaite pour cette semaine de fou!

Je lève mon bras afin qu’elle s’y appui. Cependant, avant même qu’elle puisse agripper le bras que je lui tends, Duncan passe en coup de vent à mes côtés. D’instinct, je me retourne vivement vers lui, quelque peu irrité par sa présence. Pourquoi? J’ouvre la bouche pour lui envoyer une réplique cinglante, mais il vide son verre rapidement avant de déposer sa main sur mon propre bras. Cela me déstabilise.

- T’es un crétin Shawn, un véritable crétin… Je crois que ce serait mieux si on arrêtait de se parler pour de bon cette fois vu que t’es incapable de t’assumer.

Enfin, ses paroles encore plus. Je reste là, tel un pauvre innocent qui absorbe ses paroles. Il… Moi? Une adolescent incapable de s’assumer? Mais qu’est-ce…Oh…Non…Merde. Pas ça… Je le laisse s’enfuir, ébahi. J’ouvre la bouche à plusieurs reprises, me retourne vers Victoire avec l’espoir d’y trouver un certain appui. Rien. Rien ne peut me réconforter tandis que trotte dans ma tête l’idée que j’ai passé à côté d’un morceau de casse-tête présent…Depuis nos années à Poudlard? Non…. Non! 

- Vic… je….Je vais revenir tantôt okay? Mais là je dois…Hm…

Je mets rapidement une main sur son épaule, hoche la tête puis part en courant derrière l’ombre de Duncan. Lorsque je commence ma poursuite, il est déjà à l’entrée de la Grande Salle. Je parviens à le suivre à travers les corridors, réduisant considérablement l’espace entre nous. Mais je ne parviens pas à le toucher, à l’arrêter.

- Duncan! Ça suffit!

Et j’étends ma main pour agripper fortement son épaule. Ainsi placés, j’ai l’impression d’être légèrement plus courageux qu’à l’ordinaire. Ai-je vu juste?

- T’es amoureux de moi, c’est ça? Depuis…vachement longtemps…

Je pince mes lèvres. Vous savez ce stéréotype que les hommes ne peuvent comprendre les émotions des autres en lien avec l’amour? Eh bien, c’est mon cas. Si on ne me dit pas clairement qu’on m’aime, j’ignore. Je prends les petits signes pour de l’amitié, et hop c’est oublié. Même venant de lui. Mon cœur semble s’accélérer à mesure que j’en prends conscience. Qu’est-ce que j’ai fait toutes ses années?

- Tu… Pourquoi tu ne m’en as jamais parlé mec? Je veux dire… j’aurais…fait attention?

Je ne sais pas ce que cela veut dire. Faire attention? Dans quel sens? Je suis moi-même incertaine de mes propres pensées. Faire attention à quoi?

- Ce que je veux dire c’est que… Tu… Je… Je ne t’ai jamais vu comme ça mais… peut-être que si tu m’en aurais parlé avant j’aurais pu… je ne sais pas… T’es mon meilleur ami, je…. Ne peux pas te laisser quitter dans cet état. Et puis, c’est de ma faute non? 

Je ne sais pas quelle direction prendre. J’ai envie de lui dire que tout va bien aller, mais je n’en suis pas si certain. Après tout, Rae… Oh! Rae!

- Je… comprends tes sentiments mec…Mais...


Vraiment? 

- Mais… je ne veux pas que ça…change notre relation okay? J’ai besoin de toi dans ma vie… Maintenant que t’es revenu, je ne vais pas te laisser partir… Mais…. Mais je ne peux pas non plus être ce que tu veux que je sois…

Vraiment? Est-ce vraiment ce que je pense? Je n’ai jamais considéré Duncan autrement qu’un frère, en serais-je en mesure? Je n’en sais rien. Je laisse tomber ma main de son épaule. S’il veut quitter, qu’il le fasse.  Enfin, c’est ce que je tente de me dire. Mais la mine déconfite de Duncan me détruit en petits morceaux.

- Et quand j’ai dû me prostituer pour arriver à payer mon logement, t’étais où Shawn? Aurais-tu vraiment fait...plus attention à moi? Aurais-tu vraiment porter attention à ma vie de merde si je t’avais dit que j’en bave sur toi depuis notre enfance? Ou alors t’aurais fait comme d’habitude et t’aurais pris les jambes à ton cou? Et maintenant que je suis de retour, tu crois que ce serait si facile que ça? Une simple excuse?  Alors que pendant ce temps, tu baves comme un chien devant la pute qui te sert de collègue?  T’es un lâche Shawn, tu l’as toujours été...

Je me sens extrêmement mal. De ne pas avoir compris avant, de lui dire mes plus plates excuses comme s’il s’agissait d’une réalité à avaler tout cru, de… De tout ce qu’il m’accuse : de ne pas avoir été présent lorsqu’il avait besoin de moi, de l’avoir abandonner sans lui donner de nouvelles, de revenir dans sa vie à Poudlard sans que nous parlions réellement de cet écart de temps entre nous. J’avais évité le sujet maintes et maintes fois, et cela me rattrapait au galop. Mais parler de Rea ainsi, c’est plus qu’exagérer. Je peux comprendre qu’il soit outré, fâché, déçu et qu’il veule se venger mais ce n’est tout de même pas une raison d’attaquer mon infirmière. Elle a beau être chiante, elle ne mérite pas la haine profonde de mon meilleur ami. Quoi que j’ai bien l’impression qu’il est en train de couper les ponts avec moi, et cela me fâche plus qu’autre chose. Parfois, il agit en vrai enfant et cela m’irrite profondément. Ou est-ce moi?

- Heille! Non mais t’as pas d’allure à soir! C’est quoi ton problème! Rae a beau être exigeante, elle n’est pas une pute! Retiens tes paroles, ou je vais avoir de sérieuses raisons pour remettre notre amitié en jeu… Mais de toute manière, il me semble bien que tu aies déjà fait ton choix hen… Non mais ça se peut pas…

Avant même que j’aille le temps de le rattraper, il tourne les talons pour rejoindre la Grande Salle une fois de plus. Je m’appuie contre la porte, grognant en me demandant si je devrais le suivre encore. Lorsque celui-ci se penche vers un élève pour lui murmurer quelque chose à l’oreille avant de se diriger vers la sortie de la Grande Salle, je deviens instinctivement rouge pivoine. Mais qu’est-ce qu’il pense faire? Ayant légèrement bu, lorsque je tente de me relever pour ininterrompue, je glisse.  Je grogne en me relevant mollement, maintenant plus qu’irrité que colérique. Et puis, j’accélère le pas pour m’emparer du bras du jeune homme que Duncan continue de tirer avant même qu’ils puissent commencer à monter les marches. J’ai conscience qu’il s’agit du même gamin que Duncan a sauté il y a quelques jours, ce qui ne fait qu’accentuer ma colère. Mon poing se lève, et je m’apprête à frapper le jeune homme lorsqu’une main arrête l’erreur que j’allais commettre. Après tout, j’ai maintenant des responsabilités qui m’empêchent de m’emporter ainsi à ma colère comme avant.. Je me retourne vers la personne qui m’a arrêté, réalisant que je fais face à Rae. Je fronce les sourcils, surpris, et lâche la main du jeune homme. 

- Rae? Mais qu’est-ce que… AH, tant pis…

Je me retourne vers Duncan, le pointant du doigt en soulevant légèrement mes lèvres. Je ne sais plus comment m’exprimer, et je baragouine une phrase quelque peu sensée.

- T’as pas de valeurs, Duncan… Mieux vaut qu’on s’évite en effet… 

Puis je jette un regard meurtrier à l’élève qui l’accompagne. Cet enfoiré n’a aucune idée dans quelle cacophonie il s’est embarqué. Ou alors, il le sait très bien et il prend plaisir à se mêler des déboires amoureuses d’autres personnes. Ouais, c’est probablement son cas. Je lui lance un regard mauvais, remplit de dédain et clairement pas très amical.  Quelques fois, je peux paraître menaçant. Quelques fois, hen!

- Tiens toi loin de Duncan, tu seras déçu de toute manière…

Et sur ce, je me retourne vers Rae avec un regard mauvais. Elle n’aurait pas dû m’arrêter. Ce mec méritait mon coup de poing.

- T’aurais pas dû m’arrêter Rae…

Elle pousse un soupire de découragement, visiblement irrité par mon comportement enfantin.

- Tu ne comprendras jamais…

Et celle-ci tourne les talons pour monter les escaliers à son tour, me laissant pantois dans le corridor. Fou de rage, je me dirige vers le mur de pierre face à la grande porte menant à la Grande Salle et j’y enfonce mon poing en émettant un profond grognement qui résonne bruyamment dans le corridor. Pourquoi ces dernières semaines doivent être si compliquées? J’ai l’impression de ne plus me reconnaître dans de tels moments, retrouvant cet état frénétique qui me prenait l’année de la tentative de suicide de mon père. Et même si je tente de me convaincre que ce n’est qu’une mauvaise soirée, l’impression que j’ai ruiné la relation avec Duncan me reste en tête. Est-ce vraiment la fin? Je ne veux pas y penser. Non, je dois…

J’observe ma montre. Il est près de minuit. Le bal risque de s’étirer jusqu’aux petites heures du matin. Je fronce les sourcils, prenant un mouchoir dans l’une de mes poches pour essuyer mes yeux humides et je prends une profonde inspiration. Je tente de laisser aller ma colère, n’ayant aucune envie qu’elle s’empare de moi ce soir. Et alors qu l’adrénaline redescend à un niveau plus acceptable, ma main droite commence à me brûler violemment. Je grimace, levant mon poing à la hauteur de mon visage simplement pour remarquer que mes jointures sont égratignées et que quelques gouttes de sang perlent sur mes doigts. Lançant un juron, le décide d’ignorer ma blessure. Je ne peux pas retourner à l’infirmerie en ce moment car je doute fortement que Rae y soit à l’instant même. Je m’empare de mon élastique pour m’attacher les cheveux puis j’entre une fois de plus dans la Grande Salle au milieu d’une chanson frénétique. Je me dirige directement vers le bar à boisson, où je prends un plateau complet de différents shooters. Je tente de me diriger vers une table plus éloignée, simplement pour faire face à face avec un de mes collègues. Aydan. Merveilleux. Je dépose nonchalamment le plateau d’alcool sur sa table, tirant une chaise face à lui sans un traître mot. Ma colère a fait place à un je-m’en-foutisme enfantin. Caractère que j’ai souvent lorsque je tente d’éviter mes émotions fortes. De ma main blessée, je m’empare d’un shooter, le levant vers le directeur avant de le boire sans broncher. Je dépose le verre vide à l’envers sur la table, soupirant en appuyant mes coudes sur le dessus de l’appui de la chaise. J’observe le visage toujours aussi sérieux du directeur, ayant une envie incroyable de le taquiner pour m’amuser. Je dois avouer que malgré mon embrouille avec Duncan, je prends quelques secondes pour apprécier la tenue du directeur. Bien qu’on ne se connaisse que par les déboires expérimentales du directeur, j’ai toujours trouvé qu’il avait un charisme presque irrésistible. S’il n’était pas aussi froid en permanence, il aurait été tout à fait mon genre d’homme. La longue silhouette, les cheveux souvent en chamaille, les frisettes brunes, ce regard perçant et profond qui percute notre âme dès qu’on y pose les yeux. Ouais, clairement, ça pourrait être mon genre d’homme s’il n’avait pas ce…

- Murray?

Cette voix percutante qui me refroidit à chaque fois. Je me demande bien s’il a quelques plaisirs que ce soit dans sa vie en dehors de ses potions expérimentales. Mais en parlant de potion...

I see you out there
I'm lost in the blue
I'm part of, your world but
I cannot have you

- T’aurais pas une potion pour me faire oublier mon infirmière qui me fait la tête et mon meilleur ami qui vient de me déclarer sa flamme sous mon regard d’idiot? Tu viens souvent me voir après tes expérimentations, je ne peux pas croire que t’as pas quelque chose pour m’empêcher de penser à quel point j’ai merdé...

J’utilise un ton sec mais sarcastique pour lui démontrer que je rigole, ne serait-ce qu’à moitié. Je compte bien perdre la face dans l’alcool, et m’enfuir dans un coin reculé de Poudlard pour éviter qu’un élève ne me surprenne complètement saoul à marmonner philosophiquement sur ma vie et mes échecs amoureux. Dans tous les cas, je pourrais très bien dissoudre une petite capsule de GHB dans l’un de mes shooters pour me faire partir dans les limbes, mais c’est une idée moins réjouissante devant les élèves. Cela dit, l’idée me traverse tout de même l’esprit.

My breath is shallow
I just can't catch it
My heart is breaking
Feel the waves crashing
A new storm is building
If it, reaches land, I'll go under, under
© 2981 12289 0

_________________
    There's nothing left to say..now
    Who knows what's right? The lines keep getting thinner. My age has never make me wise but I keep pushing on, and on, and on. There's nothing left to say now... I'm giving up, giving up, hey hey, giving up now...  
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Ven 7 Juil - 9:34
Regrets
“Les regrets, ce n'est que de la rature : on n'efface pas.”
Le flux des élèves s’engouffrant dans la Grande Salle me donne le tournis. Ils sont tous hilares, surexcités et promettent de rendre cette soirée plus bruyante que je ne le croyais. Mais, je m’y attendais. Il était évident que donner la possibilité à des jeunes gens aux hormones en ébullition, de boire et de s’éclater toute la nuit, n’allait donner rien de bon. Et même si je pouvais calmer leurs idées et les ramener à la raison, cela ne serait pas pour très longtemps, et je ne pouvais pas empêcher ces gamins de se vautrer dans leurs lits en bonne compagnie. Je pousse un soupir et passe une main sur mon visage, agacé par cette soirée qui va s’étirer jusqu’au petit matin, cela ne fait pas de doute. Les vacances sont dans quelques jours, aucun de nous, si ce n’est moi, n’avons prévu de gros devoirs. C’est pour ainsi dire, la fin des cours. Il est donc logique que Mcgonagall décide qu’ils pouvaient bien s’amuser. Elle avait toujours été très stricte, du moins, dans ma jeunesse, je l’ai connue ainsi. Mais depuis la guerre, après avoir vu toutes ces horreurs, ces enfants massacrés pour une cause qui leur échappait, je pense qu’elle a eu envie de les laisser profiter un peu plus de leur jeunesse.

C’est tout à son honneur et au fond, je n’ai rien contre cela. Je n’ai moi-même pas pu profiter de la mienne, et les rares fois où j’étais en mesure de m’amuser, c’est lorsque je rejoignais l’enceinte du château. Mais la liberté s’arrête où commence celle des autres. Et la directrice ne pouvait empiéter sur la mienne en me forçant à surveiller cette misérable fête. Autant demander aux Elfes de maisons.  Je me saisis de mon verre de whisky et termine les dernières gouttes avant de grogner. Il m’en faut plus. Il est hors de question que je passe cette soirée sans ce précieux alcool que j’aime tant. Je me lève et repousse les chaises qui me barrent la route jusqu’au bar. Je slalome entre les élèves qui martèlent le sol en rythme avec cette musique qui me vrille les oreilles et m’approche du buffet. J’ordonne au jeune homme de me resservir, me retenant de lui dire de me donner la bouteille. J’attrape ensuite le verre qu’il me tend et trempe mes lippes dans le liquide ambré. Je m’adosse contre le bar et observe les élèves, profitant de ma position pour m’assurer qu’ils ne brisent pas les règles établies.

Et puis, mon attention est portée par un homme : Duncan. Je serre les dents. Il était évident qu’il serait là, mais rien que sa vision m’agaçait. Cet homme me révulse. Je ne le connais que de vue et pourtant, je ne peux pas le supporter. Pourquoi ? Tout simplement parce que par les rares fois où je l’ai vu, j’ai compris qu’il était amoureux de Shawn Murray. L’homme que je convoite aussi. Je suppose que ces deux-là sont assez proches, je pense même à des amis et c’est une relation qui ne me convient pas. Je ne sais pas comment, mais je pense que je suis irréversiblement tombé sous le charme de cet infirmier. Sûrement à force qu’il me soigne et m’offre ce regard si…envoutant. Je crois que j’en suis tombé amoureux et bien que cela m’agace, je n’ai pas envie de changer cela. La seule chose que je puisse faire pour lutter contre ces sentiments, c’est de l’éviter ou du moins, de faire taire mon amour. Toutefois, je reste profondément agacé dès que je vois quelqu’un s’approcher de trop près de lui et cela me rend malade de ressentir cela.

Je finis par grincer des dents et me raidir quand soudain, je distingue Shawn fendre la foule. Duncan le remarque aussi et je vois un sourire déformer son visage ce qui me donne envie de lui en coller une. Il repousse les élèves et lui saisit le bras, l’emmenant avec lui sur la piste de danse. Je sens quelque chose d’étrange en moi et préfère retourner vers ma table, au moins, si je me sens défaillir, acculé par la jalousie, ma chaise me rattrapera. Je ne sais pas quand, mais l’amour que je porte à ce jeune homme m’est tombé dessus. Je ne l’ai pas vu venir, il m’a suffi de poser mon regard sur lui pour atteindre le point de non-retour. Cela me rappelait la fois où j’ai rencontré Andreas… Je serre les dents, me laissant tomber sur ma chaise et bois mon verre cul-sec, ayant envie de marteler le mur, ou Duncan, ou moi-même pour être stupide au point de retomber amoureux. Une seule relation m’avait suffi.


Hélas, mon regard ne peut s’empêcher de se porter de nouveau sur Shawn et Duncan. Il s’est dégagé de son ami et rejoint une jeune femme, blonde. Il s’apprête à danser avec elle lorsque son ami revient à la charge. Je serre les dents et inspire profondément, essayant de conserver mon calme. Bientôt, je vois Duncan quitter la Grande Salle et Shawn le suit tout aussi rapidement, me donnant l’impression de n’être qu’un abruti qui est amoureux d’un homme qui ne le saura jamais. Surtout si je ne lui avoue jamais. Je me sens comme attiré dans une histoire qui m’échappe, simplement parce que je l’aime. Et puis d’ailleurs, est-ce simplement son physique que j’aime ? Ou la gentillesse dont il a fait preuve les rares fois où je l’ai vu ? Suis-je simplement en mesure de dire que je le connais tant que cela ? Je soupire, persuadé qu’il ne reviendra pas et somme un élève d’aller me chercher de nouveau un verre. Plusieurs minutes plus tard, je tourne la tête vers la porte et voit Shawn aller se prendre des verres. Il s’approche de moi et je me raidis, me demandant comme un abruti fini, ce que je dois faire. Je suis soudainement pris de panique, telle une adolescente et m’agace moi-même.

Lorsqu’il est à ma hauteur, je comprends qu’il semble énervé de me voir, espérant sûrement un peu de tranquillité. Ce regard m’offusque autant qu’il remue quelque chose en moi, sûrement…de la peine. J’inspire et remarque qu’il a le poing en sang. Je retiens de justesse le sourire qui menace de déformer mon visage. Aurait-il frappé Duncan ? Mais, je vois aussi que ses jointures sont déchiquetées, et je sais qu’un seul coup de poing ne peut pas faire autant de dégâts. Il a donc frappé dans un mur.

«  T’aurais pas une potion pour me faire oublier mon infirmière qui me fait la tête et mon meilleur ami qui vient de me déclarer sa flamme sous mon regard d’idiot? Tu viens souvent me voir après tes expérimentations, je ne peux pas croire que t’as pas quelque chose pour m’empêcher de penser à quel point j’ai merdé... »

Je serre les dents et l’observe. Je suis à la fois agacé de savoir que c’est son abruti d’ami qui l’a mis dans cet état, jaloux parce qu’il lui a déclaré sa flamme, mais aussi parce qu’il semble penser à son infirmière d’une façon qui ne me plaît pas. De plus, il m’embarque dans une histoire qui ne me concerne pas et qui risque de me faire souffrir plus que de raison, simplement parce que tel un idiot, je suis tombé amoureux. J’attrape mon verre et termine mon whisky avant de me lever avec lenteur, lissant ma chemise. Je dois me retenir de me montrer exécrable avec lui, parce que tout cela m’agace. Je le contourne en lui marmonnant de me suivre et nous quittons la Grande Salle. Nous parcourons les corridors et prenons les escaliers pour atteindre l’étage de mes appartements. Ils sont attenants à mon bureau et nous entrons à l’intérieur. Je ferme la porte derrière moi et lui désigne une chaise.

« Je n’ai rien de la sorte, si ce n’est un oblivieto, Murray. »

Je lui jette un regard par-dessus mon épaule et l’observe longuement avant de fouiller dans mes placards à la recherche d’une fiole.

« En revanche, j’ai un peu d’essence de diktam et de quoi arrêter le saignement. »

Je me tourne vers lui, le fixant de mon regard glacial alors que mon cœur ne cesse de battre la chamade, ce qui me donne envie de me l’arracher.

« A moins que tu ne préfères que je te soigne à la méthode moldue. C’est toi, l’infirmier. »

Je m’approche et tire une chaise, prenant place devant lui. J’attrape un bandage et me saisit de sa main. Au contact de sa peau contre la mienne, je me sens électrisé et une vive chaleur envahie l’entièreté de mon corps. Je déglutis et évite son regard, attrapant ma fiole.

« Que décides-tu ? »



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Shawn J. Murray
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Jeu 20 Juil - 1:07
Regrets“Les regrets ne riment à rien, faut pas rêver, on ne revient pas en arrière.” - Oxmo PuccinoC’est étrange comme sensation, celle de perdre le contrôle. Rares sont les fois dans ma vie où j’ai dû faire face à une telle chute libre, et c’est tant mieux ainsi. Et dans cet état de conscience, mes paroles fusent en présence de mon collègue. Une sorte d’ironie mélangée à une profonde colère influence mes pensées, et je le regarde avec une étrange étincelle dans les yeux. Dans d’autres circonstances, Yaxley n’aurait pas été mon premier choix. Si j’avais voulu de sages conseils, je me serais définitivement tourner vers Victoire. Mais d’une manière, j’avais profondément envie qu’on me blesse d’avantage, et la sécheresse dans la voix de Yaxley est tout ce que j’ai de besoin sur le moment. N’empêche, son mouvement de mâchoire ne passe pas inaperçu, et je plisse un peu les yeux tout en évitant son regard pour poser les yeux sur ma main. Quoi qu’il en soit, sa réaction est énigmatique. Le temps de l’observer me contourner, son murmure me chatouille l’oreille et j’ai un mouvement d’épaule automatique vers le haut. Je secoue mon visage rapidement pour faire passer cet étrange frisson qui vient tout juste de me parcourir, et je me retourne au petit trot pour suivre docilement le professeur, ma colère calmée temporairement par le mystérieux aura de Yaxley. J’ai toujours trouvé que cet homme avait un charme incroyable, ne serait-ce que par son insouciance. Il faut dire que j’ai tendance à être attirer par des gens qui sont totalement à mon opposer, comme c’est le cas de Dunnn… Non, je ne veux pas y penser. Et puis, ce n’est pas comme si j’étais follement amoureux de Duncan depuis mon enfance. Si? Non? Enfin, je n’en sais rien.

Perdu dans une longue réflexion intérieure, je ne réalise qu’à la porte de ses appartements que nous sommes sur le point d’arriver. Je concentre mon attention sur ses gestions, me promettant en gesticulant la tête de tous les côtés de sortir Duncan de ma tête ce soir. Si ce pauvre con veut faire des folies avec un étudiant, ce n’est pas mon problème. Enfin, si. Non. Peut-être. Je ne devrais pas être autant chamboulé par la vie sexuelle de mon meilleur ami, et pourtant je le suis. Comment peut-il affirmer qu’il est amoureux de moi depuis plusieurs années s’il ose par la suite aller s’amuser avec un autre homme? Quel sorte d’amour ai-je le droit? J’ai l’impression d’être… Je gonfle mes joues, soudainement pris d’une profonde vague de colère. J’entends à peine la proposition de Yaxley d’user d’un sort d’oubliette sur moi, ce que je décline d’un léger mouvement de la tête en allant m’écraser sur la chaise en soupirant. L’air est brûlant. Mon corps brûle. Je suis…

- Au point ou j’en suis, je préfère me rappeler. Comme ça, je pourrai me rappeler à quel point Duncan est un vrai abruti.

Et même si je parle, mes pensées sont tournées ailleurs. Voilà que je les imagine, je-ne-sais-où, loin des regards curieux. Est-ce que cet élève connait tout? Est-ce qu’il connait le passé de Duncan? La prostitution? Est-ce que c’est exactement cela? Son passé qui le rattrape, et voilà qu’il se retrouve à coucher avec des hommes au lieu de s’affirmer totalement devant moi? Enfin, je l’ai tout de même repoussé mais… N’est-ce pas une réaction légitime alors que j’ai l’impression que cette déclaration n’était qu’une manière de me dire que je lui appartiens? Que d’une manière ou d’une autre, je lui appartiens uniquement comme cet élève m’appartient. Que malgré son amour pour moi, il est en mesure de… Bien que je tente de le comprendre, je n’y parviens pas. Bien que je sois une personne extrêmement extraverti, Duncan et moi n’avons jamais été compatibles à ce niveau. Lorsque nous étions plus jeunes, nous avions tendance à faire des concours sexuels pour savoir lequel d’entre nous pouvait coucher avec le plus de femmes. Chaque année, c’est lui qui gagnait. Pourquoi? Parce qu’après quelques-unes, je me sentais terriblement mal et particulièrement jaloux de l’attention des filles autour de Duncan. Cette jalousie m’a souvent mené dans le bureau du directeur en raison d’une bagarre que j’avais démarré avec un autre élève. Et chacune de ses bagarres se produisait tout de suite après que Duncan m’aille dévoiler le nombre d’élèves avec qui il avait couché. Et pourtant, chaque année, nous faisons la même chose. Et chaque année, j’enrageais. Et voilà que cette vague de colère me reprend, après toutes ses années. La jalousie est un vilain poison, et j’en suis couvert.

Les lèvres contractées, le regard flamboyant et la respiration courte, je tente de l’écouter. Lorsqu’il vient s’asseoir face à moi, je l’observe avec une certaine distance dans les yeux. Son contact contre ma peau bouillante me donne l’effet d’un glaçon, et j’inspire profondément pour la première fois depuis les dernières minutes. Pendant quelques instants, ma vision s’éclaire.

- Je n’ai jamais soigné mes blessures sur mes jointures avec des potions. J’assume chacune de mes crises. Et…

J’allais mentionner que la douleur me plaisait, dans ce genre de situation. Mais j’ai la forte impression qu’il pourrait simplement me regarder comme si je venais d’une autre planète. Sous l’impulsion du moment, et ma colère m’enivrant encore, je choisis de lui dire tout de même.

- Et souffrir physiquement me fait du bien, parfois.

Je réalise cependant que cette phrase peut avoir un tout autre sens, ce qui me fait grogner tandis qu’il me panse. Confus, je tente de trouver une phrase qui pourrait me permettre de m’expliquer, mais je réalise que je n’en ai pas vraiment envie. Je ferme donc les yeux le temps qu’il s’occupe de ma main, me concentrant sur le contact frais de ses doigts contre ma peau. Tentant de respirer lentement, je laisse les pulsions de ma main imprégner mon corps. Je parviens à neutraliser ma colère, la transformant en une sorte d’arrogance particulièrement sèche. Tant pis pour les bonnes manières, je n’en ai aucune envie ce soir. Si Duncan peut défier les règles à sa guise, alors pourquoi ne le pourrais-je pas? Dès qu’il a terminé, je me lève d’un bond de ma chaise, déterminé. Le regardant ainsi de haut, avec cette insouciance passagère dans mon regard, je laisse mes pensées les plus sombres prendre le dessus. La jalousie m’a souvent faire des choses que j’ai regretté, mais j’ai accepté chacune d’elle comme une leçon.

- Merci Yax. Maintenant, je crois bien que je vais partir à la chasse d’une belle petite âme perdue qui aurait bien besoin de mes services ce soir. Et comme je ne suis qu’un stagiaire, je peux sans problème aller m’amuser avec un élève sans que je sois dans l’illégalité… Il doit bien y avoir quelques âmes abandonnées à ce bal qui voudraient ne serait-ce qu’un brin de chaleur humaine pour les réconforter…

J’inspire. Est-ce que ce court discours me concerne, ou bien je vise ma future victime? Un peu des deux, je suppose. Je sors une petite capsule de GHB, que j’avale sans eau devant les yeux du professeur. Qu’il me reporte à la directrice s’il le veut, je n’en ai rien à foutre ce soir. La dose que je viens de prendre n’est pas assez élevée pour m’envoyer dans les limbes, mais suffisante pour diminuer encore plus mon inhibition ainsi qu’une légèreté d’esprit que j’ai particulièrement de besoin présentement.  Je me penche dangereusement vers lui, mon nez à moins d’une millimètre du siens.

- Tu sais, j’ai remarqué tes regards. Je suis peut-être jeune, mais pas dupe. Tu caches mal ton jeu pour quelqu’un de si discret en général.  À moins que je trompe, j’ai la forte impression que je t’attire. Tu n’es pas mal non plus, bien franchement... Mais…

Je viens déposer un court baiser empreint de sensualité sur ses lèvres, me reculant immédiatement pour aller m’appuyer contre la porte. Je pose ma main contre la poignée, et je lui offre un sourire en demi coin.

- Mais j’ai aussi l’impression que t’es plutôt du genre timide…

J’ai un léger rire hystérique, déposant ma tête contre la porte dans une sorte d’euphorie accompagnant mon drôle de mélange d’émotions.

- Alors, sois je te laisse me gifler bien fort pour t’avoir embrassé… Ou bien tu me suis au bal pour me baiser par la suite… Ton choix. Peu importe ce que tu décides, je ne quitte pas le bal sans avoir une gentille âme avec qui passer la nuit.

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You are the ocean
We're so close
We're touching
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Dim 23 Juil - 11:47
Regrets
“Les regrets, ce n'est que de la rature : on n'efface pas.”
Le cerveau humain est fascinant. Il est capable de créer de faux souvenirs, simplement en regardant une photo de vous et en ayant des informations précises sur l’environnement. Il est en mesure d’effacer de votre mémoire, des instants qui vous ont traumatisé et remplacer ces moments par d’autres. Il est puissant et cela m’a toujours agacé de voir les sorciers autant le négliger en usant de la magie. Je vois mon esprit comme quelque chose à double tranchant. Je suis un génie, mais hélas, je suis si faible en ce qui concerne les relations sociales et ce soir encore, j’en fait les frais. Je crois que j’ai idéalisé Shawn Murray. A un point si fort que je me sens désarçonné par l’allure qu’il me démontre. Un arrêt sur image et un instant de réflexion me permettrait sûrement de comprendre qu’il n’est pas lui-même. Qu’il est simplement mu par une profonde jalousie et une intense colère. Il me suffirait de m’arrêter sur son visage pour comprendre, pour me rendre compte qu’il n’est pas dans son état normal. Cependant, je suis incapable de réfléchir correctement, tandis que ses yeux bleus me transpercent de toute part. Je deviens vulnérable lorsqu’il est dans mon sillage. Je suis incapable de réfléchir correctement et les pouvoirs incroyables dont mon cerveau peut faire preuve ne me sont plus d’aucune utilité. A tous ces instants-là, l’infirmier pourrait faire tout ce qu’il veut de moi, me posséder et me détruire. Néanmoins, son cœur appartient déjà à quelqu’un d’autre et son attention est tournée entièrement sur Duncan. Cet être que j’aurais bien aimé pouvoir détruire pour qu’il disparaisse du rivage de mon existence. Rien que penser à lui me rend dingue et j’ai envie d’évacuer la colère que je ressens à son égard. Toutefois, je ne suis pas au bout de mes surprises. L’être que j’ai vu tant de fois alors que mes expériences échouaient et me menaient à l’infirmerie, va se démantibuler. Se désarticuler et me montrer une silhouette, méconnue que je crois ne pas avoir envie de découvrir. Ce soir, je pense que je vais être poussé dans mes derniers retranchements.

«  Au point où j’en suis, je préfère me rappeler. Comme ça, je pourrais me rappeler à quel point Duncan est un vrai abruti. »

Je le regarde se laisser tomber sur la chaise près de mon bureau et inspire, alors que je prends place à mon tour sur mon siège. Je laisse lentement mes iris courir sur son corps et ne répond pas. Je laisse ses mots couler comme des flots incessants qui créent ma douleur. Aimer quelqu’un alors qu’il n’a aucune connaissance de mes sentiments et n’en aura jamais, voilà la pire idée que j’ai pu avoir de toute ma vie. Même si j’ai fini par ne plus rien éprouver pour lui, Andreas a eu au moins la décence de partager mon amour. Murray, lui, n’est obnubilé que par Duncan et j’ai la sensation d’être le meilleur ami que l’on croit gay, et qui se contente d’aimer le plus fort qu’il le peut. Je suis ridicule, en somme. Ridicule au point de tout de même prendre soin de mon cadet. Parfois, j’ai envie de me frapper. J’attrape la main de Shawn et commence à lentement panser le sang de ses jointures. Il ne s’est pas raté, c’est sûr. De toute manière, un mur n’a jamais souffert des coups, alors il serait évident qu’il n’épargnerait pas la main de l’infirmier. Je lui demande s’il désire un peu d’essence de diktam, m’attendant à ce qu’il refuse à cause de la douleur que le fluide peut causer sur les plaies ouvertes. Or, il m’offre une réponse que je n’attendais aucunement. Une réponse étrange que je m’efforce de garder en mémoire, je ne sais pas trop pourquoi.

« Je n’ai jamais soigné mes blessures sur mes jointures avec des potions. J’assume chacune de mes crises. Et…souffrir physiquement me fait du bien, parfois. »

Je le fixe sans un mot, comprenant en un sens ce besoin de souffrir pour se sentir apaisé. Si j’ai fait de la drogue mon échappatoire, c’est bien pour une raison. Les souvenirs de cette moldue que je fus forcé de tuer me hantaient toutes les nuits et Andreas n’a rien trouvé de mieux que de m’offrir un moyen de me cacher en me donnant de la cocaïne. Et Dieu que cela me fit du bien. Une substance chimique qui sur le moment, m’offrit un moment de répit ; de plénitude avant de me laisser retomber lourdement. Chaque dose me faisait constamment moins d’effet, créant toujours un manque plus fort que le précédent. Je cherchais à raccourcir mes prises entre elles, jusqu’à ne faire que ça. Après ma rupture avec le jeune homme, j’étais en roue libre et je frôlai l’overdose une fois, avant de finir par me rendre dans un centre de désintoxication, afin de ne pas mourir et de gâcher cet esprit génial qui est le mien. A ma façon, je cherchais à me faire du mal, Shawn en fait de même afin d’oublier cette plaie béante qu’il a en plein cœur. Soudain, il se lève et je le suis des yeux. De ce fait, il est bien plus grand que moi et m’offre un regard d’arrogance qui réveille le Gryffondor qui est en moi. Je serre les dents, ressentant une soudaine envie de lui en coller une, n’appréciant aucunement qu’il se croit supérieur à moi. JE suis un génie, lui, n’est qu’un misérable infirmier incapable de se détacher de l’amour qu’il porte à Duncan et d’ouvrir les yeux sur les sentiments que je lui porte.

« Merci Yax. Maintenant, je crois bien que je vais partir à la chasse d’une belle petite âme perdue qui aurait bien besoin de mes services ce soir. Et comme je ne suis qu’un stagiaire, je peux sans problème aller m’amuser avec un élève sans que je sois dans l’illégalité… Il doit bien y avoir quelques âmes abandonnées à ce bal qui voudraient ne serait-ce qu’un brin de chaleur humaine pour les réconforter… »

Je grince des dents en entendant son nouveau projet nocturne et me lève à mon tour. Nous faisons presque la même taille, si ce n’est qu’il me dépasse de quelques centimètres, lui offrant un léger avantage sur moi. Je n’apprécie pas ce qu’il est en train de me dire, il titille mes nerfs et j’ai la soudaine envie de lui en coller une, histoire de le calmer et de calmer la rage que je commence à ressentir. Il est en train de jouer avec ma patience, tandis que j’étais censé lui apporter de l’aide et qu’il m’a mêlé à ses problèmes alors que je n’en ai cure. Je n’apprécie pas que l’on me prenne pour un jouet, et c’est ce que je perçois en lui. Il me prend pour un pantin, un homme de seconde zone et il ne m’accorde pas l’importance que je mérite. J’ai l’arrogance du Gryffondor, entretenue par mon génie qui me pousse à croire que je suis bien plus supérieur aux autres. Donc, je n’apprécie que très moyennement qu’un infirmier en manque d’attention tente de se jouer de moi. Mon regard bleu tombe sur sa main gauche. Il farfouille dans sa poche et en sort un petit sachet. A l’intérieur se trouve une petite pilule bleue avec gravée sur le dessus « 701 ». Du GHB, la drogue du violeur. Mes muscles se raidissent instantanément et durant une seconde, tandis que j’ai encore en mémoire ses derniers mots concernant sa visite à un élève, je suis prêt à le flanquer au sol pour qu’il cesse cette mascarade.

Toutefois, il avale le cachet sous mes yeux qui le foudroient. Je le fixe, ne reculant pas et ne m’avançant pas. Je soutiens ses iris emplies de défi ce qui me rend fou de rage. Et puis, dans un geste inopiné, il se penche lentement vers moi. Je fronce les sourcils et dans mes tympans, pulsent les battements de mon cœur. Ils me rendent sourd et je ne suis concentré que sur mon muscle cardiaque qui s’emballe, frappe contre ma poitrine et les lèvres de Shawn qui se font toujours plus proches de moi. La douceur de ses lippes me donne l’impression de me renverser en arrière. J’ai la sensation que je suis en train de défaillir alors que ce n’est que le temps qui s’arrête, que mon cœur qui cesse de battre et cette vive chaleur qui m’envahie. Durant un quart de seconde, il n’y a que ses lèvres qui se scellent aux miennes. Durant une seconde, il n’y a que son parfum qui m’enivre, que la chaleur de son corps qui se mêle à la mienne, que mes sentiments qui explosent. Et puis rapidement, l’aiguille de l’horloge fait un tour de cadrant, le crépitement du feu dans la cheminée se fait entendre, mon cœur se remet à battre et j’ai la nausée. Les mots de Shawn me frappent comme des milliers de coups qui me mettent à terre et m’empêchent de me relever.

Il sait.

«  Tu sais, j’ai remarqué tes regards. Je suis peut-être jeune, mais pas dupe. Tu caches mal ton jeu pour quelqu’un de si discret en général.  À moins que je trompe, j’ai la forte impression que je t’attire. Tu n’es pas mal non plus, bien franchement... Mais… j’ai aussi l’impression que t’es plutôt du genre timide… »

Je serre les dents, pendant qu’il pousse un rire hystérique et s’éloigne en direction de la porte. Dès qu’il pose sa main sur la poignée, je fais un pas en avant et m’arrête, alors qu’il se tourne vers moi. Je dépose ma dextre sur le bureau, comme pris d’une soudaine envie de vomir. Sa révélation me frappe et j’ai envie de m’évanouir. Une boule dans ma gorge gonfle et j’ai l’impression que je vais étouffer. Bordel, je ne pensais pas que l’idée qu’il puisse être au courant pour mes sentiments me trouble autant. Moi qui pensait le dissimuler à la perfection, je me trompais. Et le voilà maître de ce savoir, sans que je ne puisse rien faire. Est-ce qu’il va le révéler à d’autre ? Est-ce qu’il va se servir de cela pour me faire souffrir ? A cet instant précis, je me rends compte d’à quel point j’ai pu idéaliser cet homme. Je l’ai observé si longtemps, il était si lointain, que je ne me suis attaché qu’à l’allure qu’il donnait. Cet air souriant, doux qu’il adoptait quand je venais pour me faire soigner, toutes les qualités qu’il a, sans jamais m’attacher à ses défauts. Je ne connais pas Shawn Murray et j’en fais l’amer constat alors que je le regarde subir ou du moins, apprécier, les effets de la pilule du violeur.

« Alors, soit je te laisse me gifler bien fort pour t’avoir embrassé… Ou bien tu me suis au bal pour me baiser par la suite… Ton choix. Peu importe ce que tu décides, je ne quitte pas le bal sans avoir une gentille âme avec qui passer la nuit. »

Je serre soudainement les dents et verrouille mon regard glacial sur lui. J’assimile chacun de ses mots, pendant qu’il joue avec moi, qu’il me provoque et tente d’entamer une danse endiablée avec moi. Je refuse cette valse, je vomis cette attitude. Il tente d’être plus fort que moi, de me prendre de court, de me battre. Mais, ce qu’il oublie ou ce qu’il n’a jamais compris, c’est que je suis un génie. Observateur, calculateur, ambitieux et j’éprouve un profond dédain des règles. Là où il bloquera face à une interdiction, je franchirai le danger et je le mettrai à terre. Je n’ai pas peur des conséquences, je les assume toutes et je déteste que l’on joue avec moi. Je suis troublé par ce baiser, troublé par mon cœur qui ne cesse de battre pour lui, troublé par ma colère, troublé par mon besoin d’être toujours le plus fort. Il désire que je le suive ? A supposer que je le laisse sortir de mes appartements. Il sait que je ne le laisserai pas aller au bal, surtout qu’il a dans l’idée de coucher avec un ou une élève. Je n’aime pas qu’il essaye de me bloquer, de me manipuler. Il joue à un jeu extrêmement dangereux et je ne serais pas le perdant. J’ai résisté à Voldemort, j’ai résisté à mon grand-père et je résiste à ma famille. Ce n’est pas un misérable infirmier qui va me faire peur. J’inspire et m’approche avec lenteur, lissant ma chemise. Lorsque je ne suis plus qu’à quelques centimètres de lui, je glisse ma main sur son poignet. J’entoure mes doigts autour de l’os et plonge mon regard dans le sien.

« Ne joue surtout pas à ce jeu-là avec moi, Murray. »

Et puis, je le tire brusquement en avant. Je pivote sur le côté, le bureau dans son dos et je glisse ma jambe entre les siennes. Je lui frappe le tibia pour le faire chuter et je le flanque sur le meuble en chêne. Je plonge mon regard sombre dans le sien et serre les dents, brusqué dans ma fierté, impulsif comme jamais et ne supportant pas que l’on remette en cause ma force.

« Tu ne quitteras pas cette pièce. Je ne sais pas à quoi tu joues, Shawn, mais je t’interdits d’essayer de me prendre de haut. »


La souffrance que je ressens au plus profond de moi, concernant sa valse insensée entre lui et Duncan, dirige chacun de mes gestes, chacune de mes pensées. Je ne suis plus en mesure d’analyser mon environnement, d’analyser les conséquences de mes actes. Je suis frustré, agacé et j’agis sous l’impulsion de mes sentiments.

« Si tu penses que je vais te laisser quitter mes appartements après avoir ingéré cette drogue, tu te trompes. Ne me provoque pas et ne tente pas de me manipuler. »

Je me recule lentement, jetant un œil à la porte, hésitant. Je ne sais pas trop quoi faire de lui. Je ne peux pas le laisser seul parce que je sais qu’il dépassera les bornes. Je connais les effets de cette drogue pour l’avoir étudié, et la seule chose que je peux faire, c’est le séquestrer ici jusqu’à ce qu’elle ne fasse plus effet.

« Ne tente plus jamais, plus jamais, de jouer avec mes sentiments, Murray. »



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Shawn J. Murray
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Dim 23 Juil - 14:58
Regrets“Les regrets ne riment à rien, faut pas rêver, on ne revient pas en arrière.” - Oxmo PuccinoJe ne suis pas dans un état normal. Loin de là. Mais dit-on que dans ce genre de situations que nous ne sommes qu’un reflet de nos plus sombres pensées? Car après tout, dire que nous ne sommes pas nous-même serait très contradictoire. De ma philosophie, j’accepte autant les bons et les mauvais côtés de ma personnalité. C’est pourquoi je me connais très bien malgré mon jeune âge. Et je sais pertinemment que dans certaines circonstances, je peux devenir très insupportable à bien des égards. Mais j’ai accepté cette partie de ma personnalité comme l’un de mes seuls défauts, d’où pourquoi je ne tente pas de me retenir devant le professeur. Après tout, je suis loin d’être une poupée de porcelaine sans défauts, bien que c’est l’image que je tente de faire transparaître devant la plus grande majorité. L’attirance de Yax envers moi n’est pas un secret. Enfin, il ne l’est plus vraiment. Pas depuis sa dernière visite à l’infirmerie. Pour une raison que j’ignore, j’avais décidé d’observer son comportement pendant que je le soignais; la fébrilité, le regard qui se détourne lorsque je le regardais… Oui, cela ne prends pas une tête de génie pour mettre les pièces de casse-tête en place. Donc, à ma manière, je lui donne une chance ce soir. Mes intentions ne sont pas foncièrement méchantes, mais supposant qu’il soit attiré physiquement envers moi me donne la petite poussée que j’ai de besoin pour lui insinuer ce choix. Sachant qu’il ne pourrait clairement pas être amoureux de moi et qu’il n’a probablement qu’une attirance purement physique envers moi, pourquoi ne pourrais-je pas tourner cela à mon avantage? C’est un bel homme, alors pourquoi pas? Mais ma proposition ne semble pas lui plaire, et j’enfonce ma tête dans la porte en attendant forcément un coup. D’une certaine manière, j’en aurais bien besoin de ce coup. Une dernière poussée supplémentaire pour me pousser dans cette folie passagère. La folie de l’insouciance, ma plus grande faiblesse. Je planque mes yeux dans les siens, le souffle soudainement coupé par sa démarche. Il sait se faire imposant lorsqu’il est énervé, ce qui ne fait qu’accentuer mon désir. Je tente d’avaler quelques fois, la bouche soudainement sèche et pâteuse. Ayant un teint blanc d’origine, je sais que mes joues doivent être plus que rosées présentement. Je peux sentir la chaleur monter dans mon visage au fur et à mesure qu’il s’approche. Je ne sais pas à quoi m’attendre, même si j’espère bien recevoir un coup bien placé pour me remettre les idées en place. Mais mon corps demande autre chose. Je reste immobile lorsqu’il se place face à moi, et je cesse de respirer lorsque ses doigts se posent sur mon poignet pansé. Tandis qu’il serre, je peux sentir le sang s’accumuler dans mes jointures blessées. Cela ravive ma douleur, et je grimace légèrement en grognant. De plaisir. Ah ouais, je suis étrange. Je tente de garder ma tête en surface, mais me voilà noyer dans une sorte de transe hystérique. J’inspire profondément, me délectant des spasmes de douleur que je reçois de mes jointures. Je ferme mon poing pour accentuer la douleur au même moment qu’il me menace verbalement. Je souris, inspirant l’air frais qui entre difficilement dans mes bronches contractées.

- Quel jeu?

Innocent jusqu’à preuve du contraire. Sur le moment, je ne comprends pas ce qu’il me dit. Quel sorte de jeu croit-il que je joue avec lui? En dehors du jeu de mon propre plaisir personnel, je ne vois franchement de quoi il veut parler. Je me laisse trimbaler, grognant encore sous la douleur vive que son mouvement provoque dans ma main. C’est tout de même remarquable lorsque je pense au fait que la situation a complètement changer de direction en quelques minutes. J’avoue ne pas connaître le professeur en profondeur, alors je ne pouvais pas prédire avec précision quelle réaction il aurait eu. Mais me plaquer contre un bureau, c’est une première. Je ne haïs pas, mais ne connaissant pas ses motifs , je me questionne. Je décide de jouer la carte de l’innocence, comme je ne comprends clairement pas ce qui peut se passer dans sa tête. La seule chose que je suis certaine, c’est que nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Pour renchérir ce fait, sa jambe placée entre mes jambes vient bousculer mon tibia, et je tombe à la renverse contre le bureau. Souffle coupé. Légère douleur dans le dos. Un bel homme au dessus de moi. Sensuel. Réalise-t-il que ses menaces n’ont aucun effet sur moi, autre que de m’exciter d’avantage? Bien que je suis certain que ce n’est pas son intention première, c’est bien l’effet que cela me procure. En général, je suis quelqu’un de très flexible dans ma sexualité. Avec les femmes, j’aime bien dominer. Avec les hommes...c’est variable. Cela dépends de leur personnalité, vraiment. Compte tenu qu’il a une forte personnalité, je n’aurais aucune mal à me laisser faire à sa guise. À sa menace, je ne fais que sourire de plus belle. Peut-être bien que mon attitude ne fera que provoquer une colère plus intense chez Yax, mais je ne peux tout de même pas contredire ma propre personne. Sous le GHB, l’alcool et mes émotions de ce soir, la dernière chose que je veux c’est une scène de drama.

- OKAY, on va mettre quelque chose au clair mon cher. Je ne te prends pas de haut. Je ne prends personne de haut, ce n’est pas mon genre. Alors relax, je ne sais pas ce qui se passe dans ta tête mais tu comprends clairement pas mes intentions. Et puis, tu ne peux tout de même pas m’enfermer dans ton bureau Ayden...

Je prononce son prénom pour la première fois, m’assurant de ralentir mon tempo pour savourer le moment. Comme celui-ci s’est permis d’utiliser mon prénom, j’en ai fait de même. Cela ne fait que provoquer une vague de chaleur dans mon corps. Vous savez, ce moment où vous réaliser que vous avez franchis une certaine limite avec une autre personne? J’ai l’impression qu’à cet instant, je viens de franchir une dimension que je ne perçois que faiblement avec lui. Même si c’est sous les menaces et l’impulsion, il ne me semble pas très menaçant. Vulnérable, plutôt. Mais ce n’est pas quelque chose que je peux lui dire. Et comme mes allusions n’ont clairement pas eu l’effet voulu, j’ai préféré y aller directement cette fois-ci. Cela pourrait le calmer, ou alors l’énerver encore plus. Je commence à saisir de plus en plus l’envers du décors, mais au lieu de me repousser cela me rends...curieux. Étant curieux de nature, j’aime bien tout ce qui a attrait aux secrets et au mystère. J’aurais fait un bon pirate, il y a bien des années de cela. Mais bon, je m’égare. Ce n’est pas le point. Qu’il tente de mettre ma captivité sur le dos de la drogue me pousser à rire.

- Ah, parce que tu vas mettre ça sur le dos de la drogue? Tu sais, je suis habitué d’en prendre. Si je pensais être dangereux, je ne sortirais pas. Mais je suis aussi doux qu’un agneau, crois-moi. Je ne peux pas faire mal à personne, peut importe la situation. Sinon, ça irait contre mon métier, non? Enfin, c’est une faible excuse pour m’enfermer ici. Et je ne veux pas te manipuler, je suis un ancien poufsouffle tu sais, alors cesse de te braquer pour rien. J’aime jouer, oui. Mais je ne joue pas avec les gens. Il y a une différence. Si tu n’embarques pas dans mes délires, n’embarque pas. Mais ne me menace pas pour autant, ça n’a aucun effet sur moi. Là, je ne te prends pas de haut. Je tente de t’expliquer comment mon cerveau fonctionne.

Je le laisse s’éloigner quelque peu, ce qui me déçoit sur le coup. Ça aurait été un moment beaucoup trop sensuel pour la cause. Et malgré la sévérité de ses paroles, je suis simplement incapable de le prendre de cette manière.

- T’auras beau me menacer de toutes les manières possibles, ça ne fonctionnera pas sur moi. Encore moins lorsque j’ai pris du GHB alors non je ne joue pas avec tes sentiments. Enfin, ça dépends ce que tu entends par là. Maintenant…

Vous savez, la drogue prends un certain temps à faire effet complètement. Je ne sais pas depuis combien de temps nous parlons, mais je sais que je me sens beaucoup plus léger que tout à l’heure. C’est pourquoi je décide de suivre mes pulsions au lieu de ma logique. La logique serait de m’asseoir docilement et attendre que l’effet de la drogue se passe. Mes pulsions...c’est autre chose.

- Je vais sûrement paraître étrange en disant cela… Mais t’es plus mignon que menaçant quand t’es énervé.

Je propulse mon torse vers l’avant pour aller m’emparer de son collet, le forçant à me suivre tandis que je repose mon dos contre le bureau. Ne lâchant pas mon emprise, je viens déposer mes lèvres sur les siennes, avec fougue cette fois-ci. Je les emprisonne, submergé par une puissante vague de chaleur qui échauffe mes joues. Instinctivement, ma main droite se déplace vers ses cheveux, mais j’interromps mon mouvement précipitamment. Il peut me menacer sans problème, mais je ne le laisserai pas gagner. Je lui ai proposé deux choix, alors je me dois de rester fidèle à ceux-ci. Je me glisse rapidement au sol, me dirigeant en vitesse vers la porte que j’ouvre, cette fois-ci.

- Là, je vais te le dire très clairement, car j’ai pas l’impression que tu as bien compris. Je ne suis pas prêt de finir ma nuit. Je t’ai proposé deux choix. Soit tu me laisses partir, soit tu me suis. Je ne te manipule pas, je ne joue pas avec toi. Je te laisse un choix. Tu me baises ce soir, ou tu oublies ce qui vient d’arriver et on passe à autre chose. Mais tu ne m’as vraiment repousser non? Alors…

Sans lui laisser le temps de m’enfermer à nouveau, je me glisse en dehors du bureau en m’enfuyant à grands pas. Courant presque, je rejoints la salle de bal qui s’est vidée depuis mon départ. Il ne reste que quelques élèves, mais assez pour me permettre de me fondre dans la masse. Je me dirige vers une jolie jeune fille assise à une table, visiblement perdue dans ses pensées. Je lui tends ma main d’un simple « puis-je?» et elle lève un sourire radieux vers moi. Je l’amène sur la piste de danse, le regard tourné vers la porte d’entrée de la salle.


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    Who knows what's right? The lines keep getting thinner. My age has never make me wise but I keep pushing on, and on, and on. There's nothing left to say now... I'm giving up, giving up, hey hey, giving up now...  
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Dim 23 Juil - 16:22
Regrets
“Les regrets, ce n'est que de la rature : on n'efface pas.”
Mon torse frôle le sien, mon regard est ancré dans ses yeux bleus, mes mains sont sur ses épaules et je l’immobilise contre mon bureau, les dents serrées. Je ne sais pas quoi faire de lui, si ce n’est le séquestrer et dans la position où je me trouve actuellement, au-dessus de lui, je sens mes sens prendre le dessus sur ma raison. Mon regard tombe sur ses lèvres et je passe ma langue dessus avant de grogner et de replonger mes yeux bleus dans les siens. Il m’agace plus que de raison et je n’aime pas l’air qu’il prend. Je me rends compte que je l’ai complètement idéalisé et je tombe littéralement de haut. J’ai agis comme une véritable adolescente amoureuse, une vraie groupie incapable de discerner le réel de l’irréel. Mais, maintenant que Shawn m’apparaît pleinement, drogué et avec cet air si détestable accroché au visage, je me rends compte que j’ai fait une erreur en tombant amoureux de lui. Je me recule, lui crachant tout mon mépris en lui démontrant qu’il n’a surtout pas intérêt à se jouer de moi et à me provoquer, parce que je lui ferais amèrement regretter. Je ne prends pas tout de suite conscience de la stupidité de mon vis-à-vis, persuadé que tout cela est un jeu pour lui et qu’il essaye simplement de venir à bout de ma patience. Mes limites sont fines en ce qui le concerne, surtout ce soir et il les a franchi. Toutefois, je ne suis pas stupide et ce serait me mentir que de réellement croire que je peux être capable de calmer un être humain ainsi. Sans quelques déductions bien placées, il m’est impossible de le faire fuir. Et je ne le connais pas assez pour le briser. En ai-je seulement envie ? Oui, vu que je me sens humilié. Et je ne suis pas au bout de mes surprises.

« Okay, on va mettre quelque chose au clair mon cher. Je ne te prends pas de haut. Je ne prends personne de haut, ce n’est pas mon genre. Alors relax, je ne sais pas ce qui se passe dans ta tête mais tu comprends clairement pas mes intentions. Et puis, tu ne peux tout de même pas m’enfermer dans ton bureau Ayden... »

Je serre les dents, désarçonné et je plante mon regard dans celui de l’infirmier. Je n’apprécie aucunement qu’il se défende de la sorte et je serre les dents, ayant envie de lui sauter de nouveau dessus pour l’étrangler jusqu’à ce que mort s’en suive. Qu’il ne me fasse pas croire qu’il ne se joue pas de moi, alors que depuis qu’il est entré dans mes appartements, il me provoque ! Ce n’est pas moi qui le met au défi de le… « baiser », comme il le dit si bien ! Non mais clairement, c’est la meilleure ! Il ose se foutre de moi, alors que drogué comme il est, je suis persuadé que je pourrais lui rompre le cou en moins de deux secondes ?! Putain, mais comment ai-je fait pour tomber amoureux d’un homme pareil ?! J’ai envie de vomir rien que d’y penser ! Quel connard ! J’inspire et expire rapidement, grinçant des dents, ne comprenant pas vraiment les messages qu’il m’envoie. Et puis de toute manière, je n’ai aucunement envie de les interpréter correctement ! Il s’amuse de moi et je vais le faire cesser sur le champ ! Malgré tout, sa voix suave et magnifique qui dit mon prénom ne me laisse pas indifférent et même si cela ne se voit pas tant ma colère est forte, mon cœur a raté quelques battements en l’entendant prononcer mon nom. Pourquoi est-ce qu’il faut qu’il gâche tout ?

« Ah, parce que tu vas mettre ça sur le dos de la drogue? Tu sais, je suis habitué d’en prendre. Si je pensais être dangereux, je ne sortirais pas. Mais je suis aussi doux qu’un agneau, crois-moi. Je ne peux pas faire mal à personne, peu  importe la situation. Sinon, ça irait contre mon métier, non? Enfin, c’est une faible excuse pour m’enfermer ici. Et je ne veux pas te manipuler, je suis un ancien poufsouffle tu sais, alors cesse de te braquer pour rien. J’aime jouer, oui. Mais je ne joue pas avec les gens. Il y a une différence. Si tu n’embarques pas dans mes délires, n’embarque pas. Mais ne me menace pas pour autant, ça n’a aucun effet sur moi. Là, je ne te prends pas de haut. Je tente de t’expliquer comment mon cerveau fonctionne. T’auras beau me menacer de toutes les manières possibles, ça ne fonctionnera pas sur moi. Encore moins lorsque j’ai pris du GHB alors non je ne joue pas avec tes sentiments. Enfin, ça dépends ce que tu entends par là. Maintenant… »

Mais je m’en fous de comment son cerveau fonctionne ! Il n’a même pas deux neurones qui sont capables de se connecter correctement, alors son esprit ne peut aucunement fonctionner correctement ! Qu’il arrête son baratin ! La seule chose sur laquelle je reste bloqué, c’est sa provocation et j’ignore pourquoi, mais je suis profondément offusqué ! Et puis, me mettre au défi de le…de le…DE LE BAISER ! Je rougis furieusement rien qu’en imaginant la possibilité, impossible, que j’ai pu lui sauter dessus, le plaquer au mur et le prendre. Je sens une vive chaleur m’envahir et je détourne rapidement le regard. Non mais, pour qui il se prend de me faire penser à de telles choses ?! Il me provoque et en plus il veut que je lui fasse l’amour ? Qu’il aille se faire foutre avec qui il veut, mais cela ne sera pas avec moi, c’est sûr et certain ! Et puis, j’ai déjà bien assez de mes fantasmes pour « baiser » avec lui, pas la peine de passer réellement à l’acte. Je passe mes mains sur mon visage, essayant de me calmer et par la même occasion, de ramener mon côté Serpentard sur le premier plan, plutôt que de laisser mon impulsivité régir chacun de mes actes. Mais cela n’est pas facile avec cet abruti fini qui est dans mes appartements. Et puis, je ne vois pas vraiment le rapport avec le fait qu’il soit Poufsouffle. Ce sont des êtres respectables et en effet, il ne correspond pas à sa maison. Ce n’est qu’un idiot. Il ne correspond à aucune case, il devrait penser à se tuer et je vais l’y aider s’il le veut.

« Je vais sûrement paraître étrange en disant cela… Mais t’es plus mignon que menaçant quand t’es énervé. »

Pardon ? Je m’arrête immédiatement et je le fixe comme s’il n’était pas là, bloquant littéralement. Seuls ses mots restent en place dans mon esprit, assimilant lentement leur sens. Et c’est là que je comprends, que je comprends la douleur que j’ai ressentis lorsqu’il m’a mis au défi de lui faire l’amour ou de le laisser le faire sur un étudiant. C’est à ce moment que je comprends à quel point cela m’a fait mal. Parce que contrairement à lui, et même si je fais tout pour me le cacher, je suis terriblement et profondément amoureux de lui. Sincèrement, aussi fort que j’ai pu aimer Andréas. Et le voir se jouer ainsi de moi, flirter avec moi, tout en étant, d’après ses dires, conscient de mon attirance pour lui, me brise le cœur. C’est niais, stupide mais c’est le cas. Cela me fait mal de l’aimer aussi fort et de n’avoir en retour que son irrespect. C’est idiot parce que je suis aussi du genre à mépriser les relations sociales. Pourtant, je ressens une douleur sourde alors qu’il me provoque sexuellement. Je tombe de haut, et je ne sais même pas comment je vais faire pour oublier un être que j’aime sans pour autant le connaître vraiment.

Et puis soudain, il avale la distance qui nous sépare. Son buste frappe le mien. Cela me surprend et me fait sursauter. Il se saisit de mon col et retourne s’adosser à mon bureau, m’emportant dans son sillage. Il m’embrasse et je sens mon cœur qui ratte plusieurs battements en plus de cette douleur sourde qui m’accompagne encore. Mes joues sont brûlantes et mes mains se positionnent sur sa nuque, mes ongles se plantant dans sa peau pâle. Je le désire puissamment tout en réalisant lentement que cet homme se joue ouvertement de mes sentiments. Je l’aime et il en aime un autre. Je l’aime et il s’amuse de mes ressentis. Je cherche la force de le repousser entre la peine et le désir qui se mêlent et se démêlent. J’ai encore la force, ou alors la stupidité, de croire qu’il pourrait être sincère avec moi, mais il me prouve de nouveau que j’ai tort. Il se défait de cette emprise qu’il a crée et s’enfuit en direction de la porte. Désarçonné, je m’écroule presque contre le bureau et mon regard le suit.

« Là, je vais te le dire très clairement, car j’ai pas l’impression que tu as bien compris. Je ne suis pas prêt de finir ma nuit. Je t’ai proposé deux choix. Soit tu me laisses partir, soit tu me suis. Je ne te manipule pas, je ne joue pas avec toi. Je te laisse un choix. Tu me baises ce soir, ou tu oublies ce qui vient d’arriver et on passe à autre chose. Mais tu ne m’as vraiment repousser non? Alors… »

Et le voilà qui disparaît, me laissant moi et la froideur de la pièce. Je déglutis et me penche sur le bois, serrant les poings et fermant les yeux. Les premiers mots qui me viennent à l’esprit le concernant c’est : connard. Je ne sais pas depuis quand il est au courant, mais savoir qu’il puisse être au fait de mes sentiments, et en jouer de la sorte me dégoûte sans pour autant faire disparaître l’amour que je lui porte. C’est douloureux de se prendre la vérité en pleine face et je reste ainsi de longues minutes. Je suis tombé amoureux d’un coureur de jupons qui crache sur ceux qui l’aiment et pendant une seconde, j’en viens à plaindre Duncan et à penser que c’est plutôt Shawn qui l’a fait souffrir. Et puis, je sors de ma torpeur, me souvenant que j’ai laissé un drogué au GHB quitter mes appartements, à la recherche d’un ou une élève à conquérir. Ma colère grandie, cette rage d’avoir été pris pour un idiot. Maintenant je n’ai qu’une envie : le détruire. Alors, sans plus attendre, je sors et parcours les nombreux couloirs, les dents serrés, décider à le faire tomber de son petit nuage. Je vais lui arracher son petit air sûr de lui, son arrogance, son sourire. Je vais m’efforcer de ne plus l’aimer. J’arrive dans la grande salle, décoiffé, les lèvres gonflées par ce baiser furieux qu’il m’a donné. Mon regard clair se visse sur lui et je me dirige vers lui, bousculant les quelques élèves qui sont sur mon passage. Dans mon malheur, j’ai la chance qu’il danse avec une Gryffondor. Je pourrais utiliser le fait que je suis directeur de cette maison pour me défendre. Une fois que je suis arrivé à sa hauteur, je ne lui laisse en aucun cas le temps de réagir et j’écrase mon poing sur son visage avec force. Dents serrées, je le regarde reculer de quelques pas, surpris et le saisit par le col.

« La fête est terminée, Murray ! »

Je suis glacial, violent et je me fous de ce qu’il peut penser. Je le fais pivoter sur le côté et le pousse contre le mur, me fichant bien que je me donne en spectacle.

« Tu veux la danser cette valse ?! Tu veux jouer avec MOI ?!  Jouons, pendant que Duncan baise une élève ! C’est ça qui te fais souffrir, hein ?! Je vais te briser aussi fort que tu as tenté de me briser Murray ! »

Je suis fou de rage, touché dans mon orgueil, dénudé, mis à nu par un homme qui fait tout pour que je le hais. J’ai envie de le tabasser, j’ai envie de le blesser, de lui arracher ce sourire amusé du visage. Je ne veux plus l’aimer !



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Shawn J. Murray
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Lun 24 Juil - 1:56
Regrets“Les regrets ne riment à rien, faut pas rêver, on ne revient pas en arrière.” - Oxmo PuccinoCertes, je ne suis pas stupide. Enfin, pas vraiment. Je suis un élève studieux, un ami fidèle mais un amant incompétent; ce qui fait de moi un stupide impotent parfois. La vérité, c’est que je n’ai jamais été en mesure de m’investir totalement dans une relation. La révélation de Duncan détruit tout autour de moi, tout de ce qui pouvait y avoir de stable dans ma vie. Pour ajouter au fait que ma famille est tiraillée par l’accident de ma mère et la dépression de mon père, je dois maintenant vivre avec le fait que j’ai probablement perdu mon meilleur ami en prime. Et pourquoi? Parce que je suis incapable d’Aimer. Je dis Aimer avec un grand A car c’est bien ce qui m’est impossible. J’aime ma famille, mon métier, la vie… Sauf que suis incapable d’aimer une personne au point d’être en couple avec elle. Et cela, Duncan le sait. Alors pourquoi venir m’avouer tout cela? Pourquoi venir pourrir mon existence en me forçant à culpabiliser sur le fait que j’ai peur des engagements? Je baise bien, mais je ne peux pas me permettre d’être en couple. De toute manière, je n’ai jamais été amoureux. Vous savez, ses papillons que vous êtes censés ressentir dans votre bas ventre lorsque vous êtes follement amoureux d’une personne? Eh bien, ça n’a jamais été mon cas. Jamais. Bien entendu, je ressens du désir sexuel. Beaucoup, même. Mais au-delà de cela? C’est un grand précipice dans lequel je ne veux pas me laisser tomber. Et puis, ce n’est pas comme s’il y avait véritablement quelqu’un a aimer en retour.

Alors pour être maussade, je le suis. Il m’arrive peu d’être dépressif, mais il m’arrive d’être facilement blasé. J’ai une envie vital de me changer les idées, de me donner corps et âme à une personne, ne serait-ce que quelques heures. Cela m’apaiserait et m’empêchait de cogner Duncan demain matin. Je sais que ce n’est pas une bonne habitude à prendre; se défouler par le sexe. J’en suis conscient, mais c’est une réaction automatique depuis plusieurs années que je n’ai aucune envie de combattre. Et Ayden? Pourquoi se braque-t-il ainsi alors que tout ce que j’ai demandé, c’est un peu de chaleur corporelle? Je n’ai pas envie de terminer ma nuit seul. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Voilà la réflexion qui me traverse l’esprit tandis que je danse avec la jeune lionne. Je retourne mon attention vers elle, réalisant qu’Ayden ne reviendra pas. Je tente de ne pas être déçu. Meilleure chance la prochaine fois. Je lui souris, elle me sourit en retour. Je crois qu’elle est heureuse de ne pas terminer sa soirée seule elle aussi, mais sera-t-elle prête à me laisser l’accompagner en dehors de la salle? Seul le temps pourra me le confirmer.

Si seulement Ayden n’était pas arriver en furie pour m’envoyer un bon coup bien placé au visage. Je recule de quelques pas, n’ayant pas vu le coup venir. Désarçonné, je mets une main sur mon visage pour vérifier si je ne saigne pas du nez. Bonne nouvelle, aucun saignement. Je lève mon visage vers le sien, lui envoyant une grimace de douleur. J’ai un rire hystérique, autant choqué par son coup qu’heureux de le voir. Ironiquement. J’expire bruyamment.

- Ahhhh

Je m’exalte. Est-ce que je suis fou d’aimer cela? Est-ce que je suis fou de passer ma propre colère par ma douleur, soulageant ma souffrance intérieure pour finalement apaiser mon âme tourmentée? Non pas que je prends plaisir aux disputes, mais cette dispute est une gaminerie qui m’échappe. C’est pourquoi j’y prends un malin plaisir. Et puis, c’est aussi une manière que j’éviter de penser. Et penser est mon pire ennemi ce soir. Mon manque d’inhibition m’empêche de garder un filtre sur mes pensées et mes émotions, laissant parraitre le côté plus sombre de ma personnalité. Je décide donc de prendre les devants, avant de recevoir un autre coup au visage devant une assemblée de télespectateurs assoifés de scènes dramatiques.

- Ouais, la fête est terminée! Sortez!

Je balaye l’assemblée qui s’est formée autour de nous d’un geste de la main. Étant les seuls adultes dans la salle, les derniers élèves présents prennent la fuite sans demander d’explications. Il me pousse contre le mur, ce qui me coupe encore une fois la respiration. Avant qu’il puisse s’approcher pour m’en empêcher, je sors ma baguette et je la pointe en direction des grandes portes. Elles se ferment dans un grand bruit sourd. Ceci fait, je lance ma baguette au sol pour éviter qu’il pense que je voudrais l’utiliser contre lui. Simple mesure de sécurité. De survie. Par la suite, je me retourne vers Monsieur le DDDDDirecteur (Veuillez insérer du sarcasme dans cette phrase. Mes lèvres sont pincées pour me retenir de sourire. Bien que je sois légèrement agacé par son attitude, que je trouve excessive et incompréhensive, je trouve que la situation est…

Mon regard se fixe au sien dès qu’il prononce le nom de mon meilleur ami. Mon sang s’échauffe immédiatement. Touché droit au cœur, là où ça fait mal. Parler ainsi de Duncan contre moi, alors que je me confier à lui, ça me met tout de suite à cran. Mon battement cardiaque s’accélère, mais de rage cette fois-ci. Une douce rage qui sommeille en moi à chaque instant de mon existence.

- Déjà, c’est un et non une… Et puis…

J’inspire longuement, tentant de garder mon calme malgré mon irrésistible envie de l’envoyer valser à son tour. Tentant de ne pas envenimer d’avantage la situation, je cherche à peser mes mots, bien que mon état actuel m’empêche de penser clairement.

- Et puis, je ne comprends même pas en quoi j’aurais voulu te briser Yax. Je veux dire, ce n’est pas comme si tu m’aimais et que je tentais de jouer avec tes sentiments. Ce serait vachement cruel de faire ça à quelqu’un. Je suis peut-être imbécile, mais je ne suis pas sans cœur! Alors qu’est-ce que j’ai fait pour t’énerver autant? Je croyais avoir capté que tu semblais attirer physiquement par moi, ça arrive de se tromper. Pas besoin de te mettre en colère ainsi pour…Je…

Sur le coup, je ne réalise pas à quel point je suis complètement à l’opposé de la vérité. Bien entendu qu’il m’aime, mais ça je refuse de le voir. Les confessions d’amour, ce n’est vraiment pas dans ma branche. Alors tant qu’une personne ne m’a pas dit clairement ses émotions, et ce de façon très précise, je ne capte rien. Je suis un parfait imbécile en matière d’amour, en partie car je vie dans des œillères protectrices. Ainsi, sur le moment, je ne peux pas comprendre la raison de son énervement.

- Je ne te comprends pas. Tu ne veux pas de moi, ça me va. Mais me frapper parce que je t’ai embrassé? Je veux dire, common mec! Je sais que parfois j’ai des propos arrogants, mais ça ne reste pas une raison de m’envoyer valser, comme tu le dis. Mais ça va, je ne t’approcherai plus comme ça…Si c’est vraiment ça qui t’as énervé à ce point.

Et au fond de moi, ça me désole qu’il croit que j’aille eu de mauvaises intentions. Je suis tout le contraire de cela, et ça a toujours été le cas. Alors qu’il pense que je puisse agir dans le but de blesser quelqu’un…

- Je ne peux pas croire que tu crois que je ferais ça pour te blesser. Je veux dire… Je ne suis pas n’importe qui! Je…suis incapable de blesser volontairement quelqu’un. Et puis, je n’aurais pas vraiment de motifs de le faire… Et même si j’en avais, je ne… Tu croyais que je n’en avais rien à foutre de t’embrasser, c’est ça? Que ce n’était que pour t’énerver? Je te l’ai dit tout à l’heure que je te trouve mignon, depuis longtemps. Pour moi, ça veut tout dire.

Je lève les bras dans les airs, un air effaré au visage. Plus je parle, plus je prends conscience qu’il m’a probablement diabolisé pour je-ne-sais-trop-quelle-raison. Et de ne pas savoir, c’est pire que son coup de poing. Je me sens imbécile, incompétent.

- Écoute, je vais être honnête avec toi. Parce que même si je voudrais mentir, je ne pourrais pas présentement. J’ai voulu descendre au bal car je ne voulais pas être seul. Pas après le départ de Duncan. Parce que j’ai beau être quelqu’un de joyeux et sympathique dans la vie, ça m’arrive de me sentir déprimé. Et ce soir, la déclaration de Duncan, c’est trop pour moi. Je vais surement perdre mon meilleur ami… Et sachant qu’il traine avec…un autre homme alors qu’il m’a dévoilé ses sentiments, ça me… ça me mets complètement à terre. Alors je me suis fâché, comme chaque fois avec lui. Et ma colère se transforme souvent en arrogance, en nonchalance… Name it! Et voilà… J’avais juste…envie de me changer les idées pour éviter de ruminer toute la nuit. Duncan est un vrai aimant à hommes. Il couche sans cesse avec des hommes sans aucun scrupule, sans aucune considération pour la personne. Ce n’est pas mon genre, d’où pourquoi nous ne pourrons jamais nous entendre au niveau du sexe Duncan et moi. Alors, que je pense à moi-même une fois de temps en temps, c’est mal? C’est si mal que ça de me dire « et bah tant pis, ce soir je tente le coup.»? Et puis…

Je soupire, passant une main dans mes cheveux. Je défais ma toque, laissant mes cheveux pendre sur mes épaules. Je tente de cacher un soubresaut qui s’empare de moi, grinchant des dents pour m’éviter une larme. Au lieu de cela, je souris et fait face une autre fois au professeur.

- Mais je ne sais pas pourquoi je te dis tout ça. Regarde, je suis désolé. T’as clairement mal compris. Sauf que je n’ai pas vraiment envie de rester seul non plus. Alors je vais comprendre si tu veux quitter, mais j’aimerais bien que tu restes…

Pour être sincère, je le suis. Je crois que c’est en partie en raison du sommet d’action du GHB. Bien que ce soit une drogue à long effet, elle augmente en intensité avant de diminuer. Présentement, je sens que j’approche bientôt la dose maximale de la pilule. Bientôt, je vais dire des choses bien plus débiles. Je tourne mon regard vers le bar, où je vois le bol de cocktail encore bien rempli. Un sourire s’étend sur mon visage, moins malicieux et plus sincère.

- Parce que clairement, ce cocktail ne peut pas se boire tout seul. Il n’y a pas vraiment d’alcool dedans, mais… Si tu veux jouer à un vrai jeu sans se casser la gueule, je le tiens juste ici!

Je me dirige vers la table, prenant deux verres dans mes mains pour les tendre vers lui. Même si je refuse de lui montrer, j’ai peur. J’ai peur qu’il m’engueule encore et qu’il quitte. J’ai peur d’être seul. Ce n'est qu'à ce moment, éloigné de sa présence, que je réalise qu'il y a encore de la musique en trame de fond.

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