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Famille Murray - Autour d'un thé amer

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Shawn J. Murray
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Sam 22 Juil - 2:19
«La famille est l'école de sympathie, de plaisir et de douleur en commun. »Maybe all I need is my familyJe tente de rester distant face à tout cela, mais je dois avouer que la situation me dépasse. Je n’arrive pas à comprendre ses raisons, ni pourquoi il m’a mené ne bateau pendant tous ses mois si ce n’était que pour partir au final. Pourquoi avoir accepté de se marier s’il ne voulait pas s’investir? Pourquoi m’avoir compté de si beaux mensonges s’il en aimait un autre? Je croyais que c’était moi qui avait peur de s’engager, devant tous ses beaux discours qu’il m’a fait au bal de Noel et après. Il semblait si convaincu de notre histoire qu’au bout du compte, j’y ai cru moi aussi. Est-ce que je l’ai demandé en mariage trop rapidement? Peut-être. Pourtant, j’ai bien cru que c’était la meilleure façon pour que nous passions à une nouvelle étape et que nous oublions les blessures du passé. Pour le meilleur et pour le pire, c’est bien ce que je voulais. Mais est-ce que j’aurais dû trouver une autre approche? Attendre? Simplement être avec lui sans jamais lui demander? Pensait-il vraiment qu’il aurait pu continuer à voir ce gamin en se dévoilant ainsi? Ce genre de questionnement ne cesse de me hanter depuis son départ précipité. Et bien que ce soit ma dernière journée à Poudlard, je ne peux m’empêcher de me morfondre sur la raison du pourquoi. Cela me hante; de ne pas savoir pourquoi il a quitté ainsi. Il ne m’a laissé ni lettre, ni rien. Il a changé son numéro de téléphone. Il a probablement quitté le pays. Est-ce si compliquer de parler de vérité? Est-ce que cela aurait été trop de me donner une simple explication? Je sais que je ne l’aurais pas très bien pris. Je l’aurais probablement frappé à plusieurs reprises. Et puis? Pourquoi n’est-il pas capable de simplement accepter son choix, et me faire face? Je suppose que Duncan McLeod n’est qu’un lâche au final, chose que je refusais de voir.

Je joue avec une mèche de mes cheveux, la tournant entre mes doigts tout en regardant pour une dernière fois cette infirmerie qui avait été ma maison pendant presqu’une année. Je suis contente d’avoir fait un stage à Poudlard, et bien que j’aurais aimé y rester plus longtemps, j’en suis tout simplement incapable. Tout de Poudlard me font penser à lui. Les murs, les draps, les salles, la nourriture, l’odeur. Et chaque soir, je rêve au jour de notre mariage. Et chaque fois, je me réveille au beau milieu de la nuit, incapable de retrouver le sommeil. Ainsi, il faut dire que j’ai peu dormi depuis son départ. Je soupire, étirant ma main pour m’emparer de ma valise. Je me demande bien qui s’occupera de l’infirmerie maintenant que Rae et moi avons quittés. Je suis certain qu’ils trouveront vite, mais je me sens tout de même inconfortable de les laisser sans infirmier. Cependant, la directrice avait compris ma situation, et je la remercie pour cela.

Une fois ma valise en main, je me dirige vers la grande porte de l’infirmerie, que je referme derrière moi. Ce geste me laisse un goût amer en bouche, et je tente d’accélérer le pas pour m’éloigner de l’établissement. Une fois dans la cour extérieure, je dépose ma valise au sol pour m’emparer de mon téléphone. Je vérifie si j’ai reçu des appels, et mon cœur fait un bond lorsque je remarque que j’ai reçu deux appels manqués. L’un de ma mère, et l’autre de mon père. J’inspire profondément avant de remettre mon téléphone dans ma poche arrière. Je ne regarde pas s’ils m’ont laissé un message, je vais les voir dans quelques minutes de toute manière.

Il est 18h30 lorsque je transplane dans la cour arrière de la maison familiale. Sans prendre la peine de cogner à la porte, j’entre par la porte de patio. Et là, je tombe nez à nez avec mon père. Mon cœur s’accélère et ma bouche devient sèche.
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Clark Murray
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Sam 22 Juil - 2:49
«La famille est l'école de sympathie, de plaisir et de douleur en commun. »Ma famille est ce que j'ai de plus précieux.Je ne sais pas comment ma journée aurait pu être pire qu’elle ne l’est déjà. En plus d’avoir une charge excessive au travail, j’avais dû gérer la petite crise de nerfs de Kyrah au poste de police. Après notre confrontation, j’étais retourné au Ministère pour terminer ma journée de travail. Il faut dire que je n’ai pas été très productif, la tête prise dans mes pensées entre l’arrivée de mon fils et les paroles de ma femme. Je suis conscient que j’aurais dû lui en parler avant, mais je crois qu’une partie de moi voulait se rebeller contre je-ne-sais-trop-quoi. Quoi qu’il en soit, le mal est fait et ma femme a une dent contre moi ce soir. Je me demande bien comment nous allons faire pour paraitre heureux devant nos enfants ce soir, mais je préfère ne pas y penser pour le moment. Enfin, je devrai y penser très bientôt. Il est 17h00, et je dois être à la gare à 17h30 pour aller chercher mes enfants. Autant que je suis heureux de les voir, autant que je redoute leur réaction lorsque Shawn va leur annoncer qu’il revient à la maison. Cela fait déjà plusieurs années qu’il a quitté le domaine familial, tout comme Laura. D’ailleurs, je dois dire que je suis tout de même déçu qu’elle ne puisse pas se présenter ce soir. Je sais à quel point Shawn et elle s’entendaient bien par le passé. Enfin, jusqu’à ce que l’adolescence les sépare.

Mes yeux se posent sur un portrait familial sur mon bureau en désordre. Je m’en empare de mes bras fatigués. Le portait n’étant pas très lourd en temps normal, j’ai l’impression que celui-ci pèse lourd dans mes mains. J’observe mes enfants, un après l’autre. La photo doit daté de quelques annéessi je me fie aux cheveux de mes deux garçons. Leurs cheveux sont beaucoup plus longs maintenant. Et Shawn n’avait pas de tattoos à l’époque. J’ai toujours été contre ses tattoos, mais je ne pourrai pas empêcher mon fils d’être qui il est. Et dieu sait qu’il est le contraire de moi à bien des égards. Pourtant, je dirais que Samuel est celui qui s’éloigne le plus de mes gênes. Dans un certain sens, il me rappelle le frère de Kyrah, ce qui me ne plait pas. Matt est quelqu’un d’étrange et de mystérieux, et le Ministère a dû le surveiller plusieurs années après la mort de Voldemort malgré son départ en France. Ma femme n’est pas au courant de ses détails. Sachant qu’elle se serait fait beaucoup plus de soucis en sachant ce que son frère faisait, j’ai préféré garder ses informations secrètes. Et tout comme la venue de Shawn, je devrai la confronter sur ce sujet un de ces jours. Je suis surpris que Mattias n’est pas encore repris contact avec Kyrah depuis son retour. Cela va faire bientôt un an qu’il est de retour en Angleterre selon les rapports, alors je me demande bien pourquoi il n’a pas encore pris des nouvelles de sa sœur. Cet homme est un vrai mystère, et mon fils me fait souvent à lui. Je dépose le portrait sur mon bureau, là où la poussière ne s’est pas accumulée.

À l’heure exacte, je suis face à la gare de Londres, appuyé contre la portière de ma voiture. Les bras croisés, j’attends l’arrivée de mes enfants en me demandant ce que je pourrais bien leur dire durant le trajet. Connaissant mon fils, cela me surprendrait qu’il aborde un sujet de conversation, mais j’ai peut-être des chances du côté d’Emmy. Après tout, je n’ai pas vraiment la tête à entamer un dialogue, bien que j’apprécie avoir des nouvelles de mes enfants. Je pose ma main devant ma bouche alors que je baille, clignant des yeux pour ne pas me laisser emporter par la vague de fatigue qui vient de me frapper. Lorsque les deux petites têtes familières apparaissent à la porte, je lève mon bras droit légèrement dans les airs pour les saluer. Lorsqu’ils m’ont repérer, j’attends qu’ils soient plus près de moi pour leur envoyer un sourire franchement fatigué mais sincère. Je ne suis pas le genre de père très affectueux physiquement, c’est pourquoi je ne fais que leur ouvrir la portière en guise d’affection. Je n’ai jamais été le genre de personne à donner des accolades. Je suppose que c’est en partie en raison de ma nature solitaire, même avec mes enfants.

À bord de la voiture, je démarre en cherchant un poste de radio approprié. Une fois que c’est fait, j’entame la route vers la maison familiale en silence. Durant le trajet, j’ouvre plusieurs fois la bouche pour parler, sans succès. Puis, je soupire.

- Comment s’est passé le trajet?

Ouais, un peu banal mon Clark. Je sais. Mais dans le brouhaha de ma vie, je n’ai plus vraiment la tête à la sociabilité. L’isolement que je vis au travail, la fatigue accumulée et l’anxiété font de moi un vrai ermite, et cela me désole un peu. J’aimerais bien pouvoir retrouver mon énergie d’il y a quelques années, avant l’accident de Kyrah. Mais depuis un certain temps, cet espoir s’est évaporé. Disons que je n’ai plus vraiment le temps de penser à mon bonheur. Alors pour le moment, celui-ci s’est enfermé dans un coin reculé de mon esprit. Peut-être qu’une fois mon ancien poste retrouvé, je pourrai me consacrer plus amplement à la relation avec ma femme mais aussi… Mais aussi la relation avec ma propre personne. Ma nonchalance me manque, parfois. Mon sarcasme me manque. Ma personne me manque. Je me manque, mais je ne peux rien y changer pour le moment.

Une fois que nous sommes arrivés à la maison, je gare la voiture dans le parking. Je déverrouillé la porte, me dirigeant directement vers la cuisine pour préparer du thé. Pour survivre à une telle soirée, j’en ai grand besoin.

- Voulez-vous du thé?

Par politesse, je leur demande. Mais avant que je puisse sortir la bouilloire de l’armoire, le porte patio adjacent à la cuisine s’ouvre. Je me retourne pour m’apercevoir que mon fils fait son entrée. Je l'observe quelques secondes, choqué par les cernes profondes en dessous de ses yeux. Pourquoi ai-je une certaine impression de déjà-vu tout d’un coup? J’ai un léger pincement de cœur, et je me dirige vers lui pour poser une main sur son épaule.

- Hey, ça va Shawnie?

Mon instinct paternel sait que quelque chose ne va pas, même si visiblement il ne veut pas aborder le sujet.  Pour qu’il aille quitter aussi précipitamment son stage, je suis conscient que quelque chose ne tourne pas rond chez lui. Mais ce n’est qu’en le voyant dans un piteux état que je réalise qu’il est passé par une période très difficile. Et penser que mon fils ait pu souffrir d’une quelconque manière me donne mal au cœur. Je retire ma main, le laissant enlever ses souliers et aller porter sa valise dans son ancienne chambre. Je suis tout d’un coup très inquiet, et pour me calmer je remplis la bouilloire d’eau. L’eau déborde. Je jure. J’enlève le surplus. Je mets la bouilloire sur le rond. Ma femme ne devrait pas tarder à arriver.
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Sam 22 Juil - 11:27
«LA FAMILLE EST L'ÉCOLE DE SYMPATHIE, DE PLAISIR ET DE DOULEUR EN COMMUN. »I hate my family.Ziiiiiiiiiiiiiiiip. C’était le bruit de ma valise que je bouclais. Cela promet… Voilà un allé/retour supplémentaire. Ce château est l’endroit où je me sens le mieux. Entre mes amis, les cours, les soirées… Ma sœur, sur qui je veille tout en restant loin d’elle… Tout était délicat quand on y pense dans ma vie, elle est d’ailleurs assez déprimante. Je me tourne et regarde ma chambre, mes camarades sont déjà sortis et moi, je ne voulais pas rentrer chez moi. Surtout que ce soir… c’était repas de famille. Je rentrais pour un repas de famille, ou il manquerait quelqu'un en prime. Seule Laura n’y sera pas, et ça veut dire qu’il y aura ma mère, ma jumelle et malheureusement, mon frère et mon père. Ce que je leur reproche ? Mon père est un lâche. Il a laissé ma mère seule à l’hôpital, sans emmener aucun de nous, et a tenté de nous abandonner par la mort. Vous me direz, dommage qu’il se soit raté, hein ? Ma sœur a tellement pleuré, je passais mes nuits chez poufsouffle pour la réconforter, sa tristesse et sa douleur me hantaient. Et pour Shawn, il était mon confident, mon pilier à Poudlard, et il est parti pour je ne sais quelle raison, m’abandonnant comme une merde ! Tel père tel fils en ce qui leur concerne.

Je soupire et porte ma valise jusqu’en bas. Je retrouve quelques amis avec qui je discute rapidement. Puis, on se met en route pour le Poudlard Express. Montant dans le train je passe devant le wagon de ma jumelle. Je la fixe à travers la vitre. C’est étrange, depuis le réveil de ma mère, je n’arrive plus à…  à être aussi proche d’elle. Pourtant, cela me manque, vraiment. Mais… je reprends mon chemin pour m’assoir avec des potes. C’est donc avec eux que je passe le trajet. Une fois le train arrivé, j’attends ma sœur dans la gare, ma valise à la main. Une fois qu’elle m’a rejoint, on sort et on trouve notre père, le bras levé comme un abruti. Je grogne rien que de le voir et roule des yeux. Tout est difficile dans cette famille. Je mets ma valise dans le coffre et fixe mon père d’un regard froid. Juste un sourire ? Sérieusement ? Cela fait des semaines qu’on ne s’est pas vu et on a le droit juste à un sourire de lâche ?! Je bouillais déjà alors que je n’avais pas mis un pied dans la voiture. Je soupire et monte dans la voiture, à l’arrière bien entendu, et surtout derrière le siège passager, plus je suis loin de mon père, mieux je me porte.

Dans la voiture, il cherche une radio, visiblement. Sauf que celle qu’il choisit… bah… c’est nul.  Bref, ce n’est pas tout, je crois le pire, c’est ses premiers mots après des semaines. Comment s’est passé notre trajet ? Rah, je roule des yeux, et en fixant son regard via le rétroviseur, je mets mon casque audio sur les oreilles, mettant ma propre musique, puis je pose mon regard sur le paysage qui défilé à la vitesse qu’allait la voiture. Alors qu’on arrivait à la maison, je range mon casque et sort de la voiture attrapant ma valise, sans dire un mot ni à ma sœur, ni à mon père. Ah, si on pouvait changer de famille…

Alors qu’il nous propose un thé, je m’empresse d’aller directement dans ma chambre, pour poser ma valise. Je range ensuite mes affaires. Cela prend quelques temps, mais je n’avais pas dis un mot, seulement, c’était le bruit dans la chambre d’à coté qui me turlupinait. Je sors de ma chambre et vais donc dans la chambre de Shawn, là où il y avait du bruit. Je me retrouve donc fasse à un Shawn qui range ses affaires. Je suis Serpentard mais pas stupide. J’hausse un sourcil, et sort d’un ton plutôt froid une phrase probablement méchante.

« Tu culpabilisais de nous laisser seuls à Poudlard ? »

Probablement qu’Emmy m’aurait disputé si elle m’avait entendu, sans parler de ma mère, et encore moins de mon père. Remarquez, mon père je lui aurai bien craché à la figure. Cependant, je me tends quand mon aîné relève le visage vers moi. Il a pleuré ? Je fronce les sourcils et haussent les épaules. C’est quand je descends, alors que j’allais prendre sur moi et parler à mon père, que je me retrouve nez à nez avec ma mère. Bien évidemment, il m’en fallut peu pour lui sauter dans les bras. Je dois le fils à maman, contrairement à Shawn qui est le fils à papa.
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Mar 25 Juil - 13:16
«LA FAMILLE EST L'ÉCOLE DE SYMPATHIE, DE PLAISIR ET DE DOULEUR EN COMMUN. »My family broke my heart.Les adieux ont été difficiles. La meute était ma nouvelle famille et mes amis étaient plus importants les uns que les autres. Entre Crystal, ma meilleure amie, que je ne reverrai pas pendant plusieurs semaines et Hadès, le type pour qui j'ai des sentiments même si je ne comprends pas exactement pourquoi, l'été ne me semblait pas tant encourageant. Avec tous les drames qui s'étaient produits chez les Murray, mais principalement l'éloignement de Sam, j'avais eu besoin de me sentir à nouveau aimée, acceptée, voulue. C'était parmi eux que j'avais trouvé le réconfort tant désiré. Quitter Poudlard à chaque été m'arrachait une partie de moi-même et me donnait un sentiment de vide incroyable. J'adorais ma vraie famille, mais je savais que j'allais me retrouver entre une mère qui ne va pas très bien, un père incroyablement fatigué, un grand frère qui a quitté Poudlard sans aucune explication et un jumeau qui m'a brisé le coeur. Seule Laura pouvait m'aider à traverser cela, mais elle n'habitait pas à la maison. D'ailleurs, elle ne serait pas là non plus lors du souper de ce soir. J'étais partagée quant à cette idée de souper de famille. J'avais envie que l'on se retrouve tous, comme avant... Mais je savais que c'était une idée plus qu'utopique. Probablement que les piques voleraient autour de la table, tandis qu'un malaise général s'installerait. Comme d'habitude, je tenterais de détendre l'atmosphère, mais j'échouerais violemment.

En entrant dans le train, je jette un regard plein d'espoir à Samuel. Peine perdue, il se dirige dans un wagon avec des amis. Un pincement de douleur se réveille dans ma poitrine et je me dirige moi-même dans un coin ou je connais quelques personnes. Je ne comprends pas pourquoi j'ai toujours aussi mal, ou pourquoi je me fais autant d'espoirs tout compte fait. Je savais qu'il ne dirait pas « Hey soeurette, viens t'assoir avec moi! », mais je ne peux m'empêcher de fantasmer sur le jour ou il reviendra vers moi, si cela arrive. Peinée, j'entretiens tout de même la discussion avec mes camarades de classe. J'écoute leurs joies et leurs peines, tente de les réconforter, faisant fis de mes propres inquiétudes. On m'a déjà dit que j'étais trop gentille, mais je ne crois pas vraiment que cela existe trop de gentillesse.

J'appercois Sam qui attends que je le rejoigne pour débarquer du train. Sans un mot, je lui fais un petit sourire et descends avec lui. Papa doit venir nous chercher. Il me manque tellement. Un bras en l'air, pour nous faire signe, il nous attends. Je lui réponds en lui faisant un grand signe de la main et un sourire. Je vois bien que mon frère n'est pas de la même humeur et je ne lui en veux pas. C'est difficile pour tout le monde. Je sais bien qu'il n'est pas très tactile, mais je ne peux m'empêcher de me dire que j'aurais aimé qu'il ouvre les bras, que je puisse me jeter dedans et me sentir en sécurité. C'est plutôt la portière qu'il ouvre et j'engouffre dans l'auto aussitôt. Je m'assois sur le siège d'en avant pour ne pas qu'il se sente trop seul au vu de la réaction de Sam, à qui je ne peux m'empêcher de jeter de nombreux regards dans le rétroviseur. Notre père nous demande comment va le trajet et je vois bien que ce n'est pas mon jumeau qui va lui répondre.

« Très bien. Aucune turbulence ni désagrément et toujours la gentille distributrice de bonbons. Évidemment, j'ai pris des chocogrenouilles, ce sont mes préférés. J'aurais voulue prendre des réglisses aussi, mais je veux limiter mes dépenses d'argent de poche, sinon je n'aurai plus rien! »

Ma gourmandise est légendaire et dès que j'ai du sucre dans la bouche, tous mes soucis s'envolent! J'essaye d'entretenir une conversation durant le trajet, mais mon père ne réponds que par des phrases courtes et je finis par laisser tomber. Samuel, lui, a laissé tomber depuis le début. Nous arrivons à la maison et je suis presque soulagée. Le tout commençait à être lourd et il n'y avait personne pour m'aider à atténuer le tout. Je traîne ma valise d'une main jusqu'à la maison, non sans difficulté. À chaque aventure à pré-au-lard, je trouve du nouveau et au final, ma valise revient deux fois plus lourde que quand je suis partie avec. Dans la maison, papa nous propose du thé que j'accepte avec plaisir. J'adore le thé! Rapidement, je vais porter ma valise sur le lit, sans prendre le temps de la défaire. J'aurai tout le temps qu'il me faut plus tard. Je redescends à temps pour voir mon père qui a de la difficulté avec l'eau. Je me précipite pour prendre un linge et l'aider à ramasser l'eau qui a débordé un peu partout.

« Si tu veux, je peux m'occuper du reste. », dis-je avec un sourire et mon ton le plus doux.

Je vois bien qu'il n'a pas l'air tout à fait dans son assiette. Comme personne ici, me semble-t-il.

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Kyrah Avery
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Jeu 27 Juil - 19:07
   
De quoi dois-je me souvenir...?
Mes amours, mes enfants.
Une journée merdique... Une belle journée de merde. Voici comment se résumait la journée de Kyrah. Elle avait si bien commencé pourtant. Elle se demandait d'ailleurs pourquoi une seule journée ne pouvait pas être bonne... Sans doute parce Clark jouait au plus con avec elle. Pourquoi ? Elle ne savait pas vraiment, elle cherchait à le savoir pourtant, plus que tout au monde. Ou du moins, depuis son réveil de l’hôpital. Et courir après son petit ami était loin d’être aisé alors que tous ses souvenirs n’étaient pas revenus. Une bonne partie était réapparue mais il manquait une autre partie de sa vie. Les quelques dernières années principalement. Elle ne se souvenait absolument de rien. Et Kyrah savait que cela poserait problème un jour puisqu’elle n’avait rien dit aux enfants, elle avait même fait promettre à Clark de ne rien leur dire. Et elle s’était rendue compte, avec le temps, que le fait que ses enfants ne sachent rien la faisait avancer dans la vie. V’était ce qui la faisait vivre puisque ses enfants avaient ce regard totalement différent de son petit ami. Ce dernier semblait brisé, déçu de la voir parmi ce monde. Elle savait qu’elle l’avait détruit à cause de cet accident mais elle essayait d’arranger les choses par dessus tout. Ses enfants ? Ils la regardaient avec amour. Elle les aimait et ne voulait pas que leur comportement change si elle oublie un ou plusieurs évènements et qu’ils devaient lui rappeler certaines choses. C’était un miracle que personne ne se soit douté d’absolument rien.

Mais aujourd’hui ça avait été la goutte d’eau qui avait fait débordé le vase. Clark était venu comme si de rien n’était. Pour le travail, bien qu’il lui ai fait un soit disant poisson d’avril. Blague à laquelle Kyrah n’avait pas réellement ris… Encore moins lorsqu’il lui avait appris que Shawn revenait à la maison. Kyrah aimait Shawn comme s’il était son propre fils et elle le considérait comme tel d’ailleurs. Mais que Clark ose lui dire beaucoup plus tard pour on-ne-sait-quelle-raison avait blessé la blonde. Elle aurait voulu préparer l’arrivée de ses enfants mieux que cela mais comment aurait-elle pu savoir cette information de la bouche de son petit ami qui semblait la fuir constamment. Une chose dont elle ne comprenait toujours pas la raison une fois de plus. C’était encore, et toujours, un mystère et elle redemandait si elle comprendrait à nouveau Clark un jour comme auparavant. Mais alors qu’i; était parti de la morgue, Kyrah continua d’y travailler. Elle n’avait pas aussi hâte que cela de rentrer à la maison mais elle ne le ferait pour une seule raison : ses enfants. Ils revenaient tous ce soir et elle ne pouvait pas laisser la maison ainsi, sans rangements. Aussi étonnant que ça puisse paraître, alors que la jeune femme allait rentrer, elle tomba sur une photo de famille sur son bureau. Ils semblaient heureux. C’était d’ailleurs cette photo qui déclencha de nombreux souvenirs avec ses enfants mais aussi Clark. Ils semblaient si heureux sur cette photo… Emmy et Samuel n’avaient pas plus de trois ans. Ils souriaient, Clark aussi… Son sourire manquait beaucoup à la blonde. Cette dernière aimerait que ses journées ressemblent plus à celles dans ses souvenirs. Des journées où la joie de vivre se ressentait au sein de toute la famille, où il n’y avait que des querelles inutiles concernant les courses et non pas sur l’accident… Son ancienne vie lui manquait. Tout ça à cause d’un banal accident de voiture. Une larme coula sur sa joue puis plusieurs autres. Elle souffrait cette situation mais elle savait qu’elle n’avait pas le droit de craquer devant les enfants. Qu’ils n’avaient pas à subir plus cet accident que ce qu’ils avaient déjà subit jusqu’à présent. Elle devait se montrer forte, souriante. Leur faire croire que tout allait bien, bien qu’elle ne soit pas sûre d’y arriver en compagnie de Clark. Ces deux là étaient comme des enfants à présent lorsqu’ils se retrouvaient dans la même pièce, pour aucune bonne raison d’ailleurs.

Par la suite, Kyrah sécha ses larmes. Elle devait rentrer chez elle autrement qu’en pleurs. Elle avait réussit à sortir plus tôt. On lui avait accordé. Elle était infiniment reconnaissante avec tous ceux qui comprenaient pourquoi elle devait partir plus tôt. Il était 17h00 et elle comptait s’occuper d’un peu de ménage mais aussi de commencer à préparer le dîner. Tout le monde devait être accueillait dans de bonnes conditions même si Clark aussi allait être bien accueillit. Mais en entrant dans sa voiture, la jeune femme décida d’appeler Shawn. Bien entendu il ne lui répondit pas mais Kyrah n’allait pas le harceler non plus. Elle laissa juste un message, la voix tremblante, pour lui demander où en était son fils exactement. Mais bien entendu elle avait été stoppé alors qu’elle allait se diriger chez elle. Sa voisine lui parlant de la pluie et du beau temps. La blonde s’en sortit au bout d’une dizaine de minutes, lui disant que ses enfants rentraient ce soir et qu’il fallait qu’elle prépare leur arrivée. Le temps du trajet lui sembla trop court, beaucoup trop court selon elle. Elle n’avait pas envie de revoir Clark et pourtant elle n’avait pas le choix, ou du moins elle ne voyait aucun autre choix qui se présentait à elle en ce moment même. Elle sortit alors de sa voiture, rentrant dans la maison et commençant immédiatement à ranger ici et là et à enlever de la poussière.

Puis arriva le moment qui devait arriver forcément. L’arrivée des enfants. Elle savait que ça suivrait le retour de Clark mais elle avait au moins ses enfants. Elle descendit d’ailleurs les escaliers et croisa le regard de son fils : Samuel, qui lui sauta dans les bras à l’instant où il vit sa mère. Cette dernière le serra fort dans ses bras. Samuel lui avait manqué. Mais ses autres enfants aussi. Elle croisa le regard de Shawn et elle n’eut d’autres réactions que de le prendre dans ses bras lui aussi. Elle vit qu’il semblait avoir pleurer. Elle lança un regard noir à Clark. Il n’en avait pas eu assez avec elle ? Avait-il fallut qu’il dise quelque chose à leur fils ? Mais elle ne dit rien. Elle ne dirait rien devant les enfants. Ils ne méritaient pas cela.

« Comment vous allez les enfants ? Tout s’est bien passé ? Vous voulez des gâteaux ou simplement du thé ? »

Kyrah était heureuse de les revoir au sein de la maison. Elle vint prendre sa fille, Emmy, dans ses bras par la suit. Ses enfants lui avait horriblement manqué.

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Shawn J. Murray
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Sam 5 Aoû - 3:06
«La famille est l'école de sympathie, de plaisir et de douleur en commun. »Maybe all I need is my familyLe regard de mon père est douloureux, tout comme le mien. J’ai l’impression que nous sommes deux brebis égarées, écorchées à vif contre les bardeaux pour s’être aventurés trop loin. Je sais que mon père souffre depuis longtemps, et j’ai souvent été la personne qui était là pour tout arranger. Lorsque ma mère était à l’hôpital, je suis celui qui s’est assuré que mon père mange. Et lorsqu’il a dû aller en thérapie, je suis celui qui s’est occupé des enfants avec l’aide de mes oncles. Et maintenant? À quoi est-ce que je ressemble avec cette tête de momie et ma valise trop lourde pour mes bras sans vie? Sa question ne me fait ni chaud ni froid. Je sais qu’il a compris que quelque chose ne tourne pas rond chez moi. Cela ne prend pas un doctorat en psychologie pour s’en rendre compte. Et puis, mon père est tellement inquiet en permanence pour ses enfants que cela ne me surprendrait pas qu’il nous trouverait des maux même lorsque nous allons relativement biens. Compte tenu que je sais que je vais leur déballer la vérité dans une dizaine de minutes, je décide de ne pas mentir plus longtemps.

- Non, ça ne va pas vraiment…

Mon père s’est détourné pour remplir la bouilloire. Soupirant, je décide d’aller porter mes bagages dans ma chambre. Mon ancienne chambre, dont aucun meuble ni drap n’avait été changé de place. C’est une drôle de sensation de revenir dans un endroit aussi familier mais lointain à la fois. J’ouvre ma valise, décidant de placer mon linge pour recueillir ce petit moment de solitude que j’ai grandement de besoin avant de me plonger dans mes révélations. Ma main glisse sur ma bague, et je pince les lèvres en tentant de ne pas pleurer. C’est plus fort que moi. Je m’assois sur mon lit, laissant mes fesses s’enfoncer dans le matelas inutilisé depuis quelques années. Ma chambre sent le renfermer, mais c’est bien le dernier de mes soucis présentement. Je fais tourner la bague dans ma paume, sentant les larmes coulés sans grande retenue. Je devrais la jeter. Je devrais la faire disparaitre. Je secoue la tête vivement, ouvrant le tiroir de ma commode pour y déposer la bague. Dès qu’elle est loin de ma vue, je me sens un peu mieux. Déprimé, mais mieux.  Tandis que j’essuie mes larmes du revers de ma main, mon frère apparait dans le cadrage de la porte. Je plisse les yeux, sa réplique me donnant envie de l’envoyer promener. Je n’ai aucune envie de me battre avec lui ce soir, et pourtant j’ai le désir de le faire. Je choisis de ne pas lui répondre, et il quitte avec ce regard typique des Serpentard. Parfois, je me demande ce que nous avons fait à cet enfant pour qu’il devienne aussi...méchant intérieurement. Bien que j’adore mon frère, je suis incapable de ne pas le diabolisé dans certaines situations. Et venir m’énerver lorsque je suis à mon plus bas fait partie de ses situations. Je sais très bien qu’il ne connait pas toute la situation, mais cela ne l’excuse en rien.

Ma valise à moitié rangée, je me lève pour me diriger vers les escaliers menant au rez-de-chaussée. Les marches descendues, je tombe nez à nez avec ma mère, ce qui fait monter une boule dans ma gorge. Elle m’enlace, et je dois me battre intérieurement pour ne pas fondre en larmes dans ses bras. Je me sens terriblement mal de ne pas avoir répondu à son appel, mais je crois que c’est mieux ainsi. Je me dirige ensuite vers la cuisine, prenant une tasse de thé que mon père me tend. Je vais m’assoir à l’une des extrémités de notre grande table, soufflant sur mon thé pour le refroidir. Mon cœur s’accélère. Est-ce que c’est le bon moment pour en parler? J’entends le cri du four qui indique qu’il est à la bonne température, et je me dis que ce serait une très bonne idée d’en parler avant de manger sinon nous risquons de manger froid. Je les observe tous un à la fois, tentant de trouver le moyen le plus approprié pour dévoiler tout cela. Je racle ma gorge, inconfortable.

- J’aurais quelque chose à vous dire, pourriez-vous venir vous assoir s’il-vous-plait?

Je tente de rester poli pour ne froisser personne. Dieu sait que cette famille peut s’enflammer rapidement. Je sors rapidement mon téléphone de ma poche pour texter Laura.

"Salut la soeur, t'es encore disponible? Parce que je vais bientôt avoir besoin de t'appeler"

Sachant que ma soeur est à l'extérieur du pays, je m'étais assuré de la prévenir qu'elle devrait être disponible entre une certaine heure précise car j'allais avoir quelque chose d'important à annoncer. Évidemment, elle avait accepté sans hésitation. Je n'attends plus que tout le monde soit bien installé avant de l'appeler.

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Clark Murray
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Sam 5 Aoû - 3:31
«La famille est l'école de sympathie, de plaisir et de douleur en commun. »Ma famille est ce que j'ai de plus précieux.J’ai de la difficulté à cerner ce qui me rend le plus anxieux dans ce souper. Est-ce le fait que je dois agir correctement face à ma femme ou bien s’agit-il du fait que je redoute la raison du retour de mon fils à la maison? Qui plus est, je ne suis pas certain de la réaction qu’aura mes autres enfants face à cette nouvelle. Cela fait déjà plusieurs années que Shawn avait quitté la demeure familiale, alors son retour est quelque chose de clairement significatif. Mais surtout, comme mon fils est indépendant de nature, je sais qu’il droit avoir une bonne raison de vouloir revenir. Et en tant que père responsable, je n’ai aucune raison de remettre en question cette décision. Je n’ai pas touché à la chambre de mon fils pour cette raison; c’est mon côté protecteur qui a pris le dessus. Il s’avère finalement que j’avais raison, mais je ne suis pas certain d’être prêt pour en savoir la cause. Pour me changer les idées, je commence à préparer le thé. Déconcentré, je renverse de l’eau un peu partout sur les comptoirs. Je démarre tout de même la bouilloire après quelques contretemps. Ma fille se glisse derrière moi, me proposant son aide. Je souris, la prenant rapidement dans mes bras en ébouriffant ses cheveux. Je ne refuse pas son aide, ce serait immature de ma part. Bien que ma femme me traite souvent d’enfant, je sais être une figure paternelle devant mes enfants. Devant ma femme… Eh bien, c’est une autre histoire.

- Bien sur ma chérie. Pourrais-tu partir le four à réchaud et sortir la lasagne pour la mettre sur le comptoir?

Ayant prévu que nos enfants allaient avoir faim après un long trajet en train, j’ai pris la peine de préparer une lasagne hier à mon retour. Il était tard, et j’avais quelques verres de rhum dans le corps, mais je crois m’être très bien débrouillé. Je sais cuisiner, lorsque je fais des efforts. J’ai même mis du salami entre les différentes étages… Miam!

En attendant que l’eau bouille, je prépare des tasses. Comme je n’ai reçu que peu de retour positif concernant le thé, je décide de préparer des thés pour chacun d’entre eux. Contradictoire, certainement. Mais je ne serais pas moi si j’agirais autrement. Demander est une mesure de politesse, mais je n’ai jamais dit faire preuve d’une très grande courtoisie dans la vie de tous les jours. Je dépose des sachets dans les tasses, et j’y verse l’eau lorsqu’elle est enfin prête. Le son du four derrière moi me fait sursauter, et je me retourne vers ma fille.

- Mets une minuterie d’une demie-heure pour le réchaud!

Me retournant vers la salle à diner, je remarque que Shawn se dirige vers nous. Je prends une des tasses, la lui donnant sans un mot. Ses yeux sont plus rouges qu’à son arrivée, ce qui me pince le cœur. Je l’observe s’asseoir à l’extrémité de la table, le regard sombre. Je n’aime pas voir mon fils avec ce regard, cela me rappelle trop bien mon propre regard. Mes yeux se posent rapidement sur ma femme, puis sur Samuel. Mon attention se reporte à Shawn lorsqu’il avoue avoir quelque chose à dire. Je le savais. Enfin, je le redoutais. Cela ne m’empêche pas de sentir l’anxiété monter en moi, et je m’empare de deux tasses de thé pour les déposer face à des chaises. Je sais de même pour les autres tasses restantes. Une fois que chaque place a son thé bien devant, je prends position à l’autre extrémité de la table, faisant face à mon fils aîné. Je passe rapidement la langue sur mes lèvres.

- Tu peux tout nous dire Shawn, tu le sais très bien.

Ça, je n’en suis pas si certain. Chaque adulte a ses propres secrets. Mais j’ai tendance à croire que nous sommes unis. Et je ne veux en aucun cas que mon fils se sente opprimé par sa famille. Ma réaction avait été la même concernant sa bisexualité. Bien que je ne peux pas comprendre le désir ou les émotions qu’il puisse éprouver envers un homme, je l’avais tout simplement accepté. N’est-ce pas cela mon travail de père?
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Mer 9 Aoû - 3:07
«LA FAMILLE EST L'ÉCOLE DE SYMPATHIE, DE PLAISIR ET DE DOULEUR EN COMMUN. »I hate my family.Ma mère dans mes bras… J’avais tellement eu peur de la perdre. Emmy aussi en avait beaucoup souffert, et puis, pour tout vous dire, c’est bien la seule personne dans cette famille qui mérite de l’affection. Bien que mes sœurs aussi, et pour tout avouer ce blocage avec ma jumelle me brise un peu plus chaque jour, en ce qui concernant Laura, je n’en ai jamais été très proche, elle plus proche d Shawn que de nous. Enfin bref, je profitais de ce câlin avec ma mère bien que je ne suis pas très tactile sauf avec ma mère et ma jumelle autrefois. De plus, comparée à ce type stupide qui me sert de père, ma mère ne fait pas de différence entre nous. Je dois dire que ça fait du bien de se sentir aimé dans cette famille. A la question de ma mère, je regarde mon père en coin, en voilà une occasion pour lui faire comprendre que je ne lui parlerai.

« Je veux bien du thé et du gâteau m’man, s’te plait. »

Je souriais en coin, je ne voulais pas être là, et pourtant on m’avait forcé, autant que j’en fasse baver à mon père au passage.  Alors que ma mère allait me préparer tout cela, je m’appuie sur le mur et observe ma famille. On agissait comme une famille de sang-pur, c’est minable de se voiler la face jusque là. Je fini par me redresser quand ma mère m’amène tout ça et prend mon thè dans les mains me réchauffant ces dernières aux passages. Puis, Shawn fini par tous nous réunir, je me tourne vers lui, grogne assez discrètement et roule des yeux. Une réunion de famille au milieu d’une réunion de famille, GE-NIAL. Puis, alors que j’allais m’assoir, mon père s’assoit à l’autre extrémité de la table. Moi qui voulait ni être à coté de Shawn ni à coté de mon père, c’est visiblement mal barré.  Je grimace et décide de m’assoir à coté de mon frère et loin de Clark.  Je donnais surement un air de je m’en fou, mais en réalité je crevais d’envie de savoir pourquoi mon frère pleurait tout  l’heure ce qui l’a empêché de répondre à mon pique bien saignant. En tout cas, peu importe ce qu’il annonce, le fait qu’il revienne vivre ici et qu’on n’a même pas reçu une lettre pour nous le dire, je bouillais. Il ne suffisait pas que j’ai un père qui sert à rien, non, il fallait en plus que, maintenant que Shawn est parti de Poudlard on nous laisse sans nouvelle, comme des cons quoi.

Il ne manquerait plus que ma mère soit au courant depuis un moment aussi que mister Shawn revenait à la maison, et là, je change de famille. Entre le père lâche et égoïste, le frère égoïste, la souffrance de ma sœur que j’ai du gérer, j’ai en marre, et pourtant je suis là, à garder le silence sagement aussi à cette table attendant sagement que mon aîné nous plante sa lame pour la soirée.

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Kyrah Avery
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Ven 25 Aoû - 15:14
«La famille est l'école de sympathie, de plaisir et de douleur en commun. »Nous sommes là pour toi.Comment faire quand on a perdu les dernières années de sa vie de sa mémoire et qu’il y a une réunion de famille avec un homme que l’on ne reconnaissait plus et des enfants partagés entre deux ? C’était la question à laquelle Kyrah devrait répondre durant toute la soirée. Elle ne savait comment elle allait gérer cela mais tout se passait approximativement bien. Mais rien n’était certain dans cette famille, encore moins lorsque l’on a perdu une partie de sa mémoire sûrement pour toujours. Mais Kyrah n’abandonnerait pas à ce niveau là. Elle le faisait principalement pour sa famille.

La jeune femme s’attela à la préparation des thés et des petits biscuits. Elle se disait que ce serait déjà bien pour commencer. Elle avait acheté, un peu plus tôt dans la semaine, plusieurs sortes de thés assez fruités et frais. Elle ne les avait pas tous goûté encore mais elle se disait que ce serait une bonne idée de servir cela aux enfants ainsi qu’à son petit ami. Que ça mette un peu plus de points positif dans la journée. La journée n’avait pas été facile et même si elle gardait la tête haute devant ses enfants, elle avait besoin de les prendre absolument dans ses bras. Elle avait toujours été une mère câline et aussi une mère poule. C’était dans sa nature d’avoir besoin de prendre ses enfants dans ses bras, d’être là pour eux. Mais c’était encore plus le cas lorsque sa journée avait mal commencée. Mais en attendant que l’eau soit chaude, la jeune femme avait décidé de sortir deux types de biscuits. D’un côté des biscuits salés et de l’autres des biscuits sucrés. la blonde connaissait ses enfants et son petit amie et elle savait parfaitement qu’aucun n’avaient les mêmes goûts. C’était ce qui les rendait si unique à ses yeux. Pour Samuel, un thé au caramel. Un goût sucré et gourmand. Elle était certaine que ce goût lui plairait. Pour Shawn ? Un thé à la rose. Délicat et fort à la fois, elle savait que son fils aimerait ce thé léger. Peut-être est-ce que ça lui allégerait le coeur après tout… Pour Clark son thé préféré : celui à la fleur de jasmin. Elle se souvenait de ce point et elle espérait que ça lui fasse un minimum plaisir. Pour Emmy un thé aux fruits rouges. Elle se souvenait également qu’elle avait un choix difficile au niveau des thés et que l’un des thés qu’elle buvait était notamment celui aux fruits rouges. Pour Kyrah ce serait un thé aux fruits de la passion. Elle ne savait pas réellement pourquoi mais elle adorait ce thé. Puis Shawn leur demanda d’aller s’asseoir à table pour qu’il puisse leur annoncer une nouvelle. Kyrah connaissait ce ton. C’est le ton qu’elle utiliserait pour raconter qu’elle a perdu une partie de sa mémoire. Un ton de voix qui lui sembla déchirant. Elle sut immédiatement que quelque chose repassait et elle posa les thés ainsi que les biscuits sur un plateau avant de poser ce dernier sur la table, ses mains tremblotant légèrement.

Elle s’assit à côté de son fils, Shawn. Il avait encore les yeux rouges. Elle s’inquiétait depuis des mois pour lui, comme d’habitude d’ailleurs. Il avait toujours été indépendant et lui était reconnaissante d’avoir pris soin de tout le monde lorsqu’elle était dans le coma et encore plus d’avoir pris soin d’elle à l’hôpital bien qu’elle était inconsciente. Elle était reconnaissante envers tous ses enfants d’ailleurs. Clark ? Elle lui était infiniment reconnaissante de garder la perte de sa mémoire pour lui. Il aurait pu le dire aux enfants et leur demander de faire semblant avec Kyrah mais il ne l’avait pas fait. Sans doute parce qu’elle lui avait demandé mais aussi parce que ce cas ne se serait pas produit. Dans tous les cas, la jeune femme se serait rendue compte rapidement que ses enfants savaient. Mais pour l’instant, Shawn devait leur annoncer cette fameuse nouvelle et la blonde avait posé sa main sur celle de son fils, pour lui montrer qu’elle était avec lui et qu’elle l’encourageait à leur annoncer à tous cette fameuse nouvelle. Elle serait là pour son fils mais elle voyait dans son regard que les choses n’allaient pas. Et cela brisait le coeur de la blonde, elle commençait même à en avoir les larmes aux yeux bien qu’elle retenait ses larmes.

« Shawn chéri dis nous tout, nous serons tous présents pour toi tu sais ? » 
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