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Ft. Alihan - Maybe we just need some love - Flashback

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Harry J. Potter
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Mer 27 Sep - 20:32
Aliharry, partie 2
Maybe we just need some love


Me voici, encore une fois dans le bureau de ce charmant Clark pour tenter de négocier qu’il cesse ces pauvres conneries. Il est hors de question que je retourne voir ce psychologue, et ce même si Ron insiste et qu’Hermione m’a donner un long sermon sur le fait que c’était une étape importante dans ma nouvelle vie. Je remercie Hermione de s’en faire pour ma santé mentale, mais ce n’est pas en me forçant à voir un thérapeute incompétent et cruel que j’arriverai à quelque chose. Bon, j’exagère sûrement mais, tout de même, je ne peux pas le supporter. Comment a-t-il oser me remettre au visage le fait que je sois un sorcier? Je me le suis toujours reproché, et je n’apprécie pas du tout le fait qu’on me mettre au visage quelque chose sur lequel je n’ai aucun impact. Est-ce vraiment de ma faute si je suis qui je suis? Au final, non. Et je n’ai aucune intention de retourner dans cette salle pour une autre pénible heure avec ce cinglé qui vit comme un cracmol. Bien que je n’ai rien contre les sorciers sans pouvoirs, un sorcier qui renie ses pouvoirs m’irrite encore plus. M’irrite, point. Pour quelle raison? Je ne saurais dire. Il a bien des sources d’irritation inconnues dans ma vie, et celle-ci en fait partie. Enfin, ce n’est pas très inconnu étant donné que j’en connais la source mais…Et puis bon, vous avez compris! Cela dit, peut importe ce qu’Hermione pourrait me sortir comme discours, peut importe le regard désespéré que peut me lancer Murdock ou les menaces de suspension de la part de Clark, je refuse catégoriquement de remettre les points dans ce bureau. Qu’ils m’envoient chez les fous, au moins j’y serai mieux accueilli! J’agis en vrai princesse, et je n’ai aucune honte à le faire. Pour une fois dans ma vie, je pense à moi. Enfin, je décide pour moi et non pour les autres. Et où cela me mène? Droit dans le bureau de Clark, mercredi matin.

Je suis une fois de plus assis dans la chaise inconfortable placée devant son bureau, les bras croisés fermement sur ma poitrine. Tandis que mon supérieur fait les cent pas autour de son bureau, je fixe un livre tombé dans l’une des grandes bibliothèques placées derrière son bureau. Je tente d’y lire le titre, sans grand succès. Je ne porte que rarement mes lunettes, refusant catégoriquement de les porter depuis  que j’ai quitté Poudlard. C’est pourquoi je prends tous les matins une potion qui me permet de retrouver une partie de ma vision pour une durée de 8h. Cela dit, je suis forcé de les porter dès que j’entre à la maison, et cela prend environ une heure à faire effet. Aussi tôt le matin, j’ai encore une certaine difficulté à voir, mais cela ne devrait tarder à se rétablir. Enfin, à s’améliorer.

- Chef, vous êtes pas sérieux. Saviez-vous que ce mec est un sorcier? Il hait tout ce qui se trouve dans le monde sorcier, et renie son sang. Il m’a clairement avoué que le Ministère tente de le recruter depuis des années, alors il semble très peu enclin  à vouloir m’avoir comme patient. Autant dire que vous l’avez vraiment irrité en allant à l’encontre de ces désirs. Sauf que cette irritation, c’est moi qui l’a reçu en pleine figure. Aucune envie de recommencer l’expérience, votre honneur.

J’articule lentement la fin de ma phrase, autant sarcastique que je le peux. Clark croise les bras à son tour, arrêtant de marcher pour me faire face.

- Je sais.


Je soupire, plissant les yeux.

- Ah bon, alors pourquoi m’envoyer voir lui en particulier?


Il lève les yeux en l’air, clairement découragé par ma naïveté.

- Harry, t’es l’Élu. Tu ne crois pas que tous les psychologues sorciers ne savent pas qui tu es? Nous avons fait des recherches, et le seul psychologue sorcier n’ayant aucune idée de ton existence, c’est lui! Nous ne pouvons pas t’envoyer voir un psychologue te connaissant de renommer, nous risquerions qu’ils puissent entrer en contact avec les Geritch. Je ne peux pas comprendre que tu n’as pas suivi cette logique! Sur quelle planète vis-tu Harry? Ton divorce avec Ginny n’est pas la seule priorité présentement. Tu es ans doute une des cibles les plus recherchées par les Geritch, après Hermione. Alors non, je ne peux pas t’envoyer voir quelqu’un d’autre. Et comme nous devons garder un certain contact avec ce psychologue au cas qu’il recevrait des menaces de la part des extrémistes, il se doit d’être un sorcier car nous ne pouvons pas mettre la vie d’un moldu en danger. Maintenant, si tu ne pars pas maintenant, tu vas avoir un retard sur ton rendez-vous.

Clark s’avance vers moi, posant une main sur mon épaule.

- Tu y vas comme un grand, ou je dois encore t’escorter comme un petit gamin irresponsable?

Je plisse les yeux, abattu. Je comprends mieux la logique, bien que je ne la respecte pas. Par contre, au plus profond de moi, caché derrière mon ego blessé, je sais qu’il a raison. C’est pourquoi je pose une main sur la sienne pour la retirer.

- C’est bon, j’ai compris.

Sur ce, je transplane dans les toilettes qui sont maintenant familières. J’ouvre la porte de la salle de bain, expirant l’air de mes poumons en me dirigeant vers la salle d’attente. L’heure sonnée, j’entre dans le bureau sans attendre que le psychologue vienne me chercher. Tout se met en place dans ma tête rapidement : l’accident américain, la surprise sur son visage, les paroles de Clark. Alihan est américain, et il n’a probablement jamais entendu parler de la Grande Bataille. Cela me surprend tout de même, mais je me dis que s’il a fuit le monde magique dès son enfance, ce serait une possibilité. J’en suis tout de même sidéré. Je me place devant son bureau, les mains appuyées contre le dossier de la chaise sur laquelle j’étais assise mercredi passé

- Donc, il parait que nous devrons passer les prochains mercredis ensemble. Alors vaut mieux s’entendre, car je n’ai aucune envie de partir chaque fois de ce bureau avec l’irrésistible envie d’enfoncer mon poing dans ta belle gueule angélique.

J’inspire. Expire. Inspire.

- Alors, t’as vraiment aucune idée de ce qui s’est passé ici? Depuis combien de temps es-tu à Londres? Je veux dire, tous les sorciers ont déjà entendu parler de Voldemort et de l’Élu… Enfin, ça me semble logique. T’as vraiment aucun contact dans le monde sorcier? Je veux dire… Enfin, c’est...étrange…

I know you've got the best intentions
Je sais que tu avais les meilleures intentions
Just trying to find the right words to say
Juste essayé de trouver les bons mots à dire
Promise I've already learned my lesson
Promis j'ai déjà retenu ma leçon
But right now I wanna be not okay
Mais maintenant je veux ne pas être okay
GOTHEIM pour NU

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Alihan A. Dixon
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Mer 27 Sep - 21:02
Maybe we just need some loveUn fiasco, c’est le mot que j’accorde à la première séance que j’ai eu avec Harry Potter. J’ai réagis d’une manière… je dirai que… j’avais peur. Remarquez comment j’aurai pu agir autrement ? Je me suis réfugié dans un monde sans magie pour vivre en paix, heureux, et me voilà face à l’un d’eux… J’avais laissé mes sentiments agir pour moi, chose inacceptable chez un psychologue. A la minute où il a quitté mon bureau, mon cerveau s’est éteint, mon cœur déchiré et mes poings se serraient. Je ne savais pas vraiment quoi faire sur le coup à part le laisser partir. Je me suis levé de ma chaise et sorti de mon bureau à mon tour. Je fixe mon assistante, le visage fermé.

« Annulez tout mes rendez-vous pour le reste de la journée, je verrai avec eux la semaine prochaine, on leur accordera une séance gratuite. Merci, Joy. »

Je sors du cabinet et me rend directement vers ma voiture, me laissant tomber à l’intérieur. Je tape sur le volant une fois, deux fois, trois fois… puis je pique une sacrée crise de nerf dans ma voiture, me secouant et tapant dans les sens, quitte à klaxonner, à vrai dire, j’en avais rien à faire. Je fini par me calmer, quoique je tremblais un peu, et démarre lentement ma voiture, je rentrais chez moi, pressé de retrouver mon petit confort de moldu. Arrivant enfin chez moi, je lance ma sacoche dans l’entrée et ferme la porte d’entrée en la poussant violemment. Je n’avais qu’une envie, prendre une douche. Je m’étais donc déshabillé et rendu dans ma salle de bain, prenant une bonne douche. Par la suite, j’avais bu deux ou trois verres d’alcool et puis je suis sorti dans un bar gay, là où j’ai trouvé un coup d’un soir pour oublier ma mâtiné morbide.  Autant vous dire que cela m’a chamboulé.

Puis, le reste de la semaine, bien que j’aie repris mon travail avec autant de sérieux, et toujours aussi… performant, je me rends compte que même les meilleurs peuvent échouer. Alors j’avais également essayé d’oublier, mais finalement, cet échec me restait en travers de la gorge, puis, plus ça allait, plus les jours passaient, et ce mercredi arrivait, et je n’avais aucune idée de comment rattraper mon erreur. J’avais tenté de me renseigner sur Harry en prime, je m’étais avancer vers prè-au-lard afin de trouver des gens qui pourrait me parler de lui, avoir plus de renseignement, je m’étais rendu compte que ce soit disant fardeau qu’il avait eu, était lourd et destructeur, cependant, je n’en savais pas assez. Et, alors qu’en ce lundi matin, je posais des questions sur Harry a certains sorciers, qui me regardait bizarrement et me riait au nez sans pour autant me répondre, un homme noir s’approche de moi et se présente.

« Murdock Swan, je suis le co-équipier d’Harry. Je vous ai entendu parler de lui, enfin poser des questions. Je présume donc que vous êtes le docteur Dixon ? »

« C’est exact. »

Murdock avait le sens de la réflexion visiblement. Un sorcier se baladant à Pré-au-lard sans connaitre Harry ne pouvait être visiblement, que moi.

« Si je peux vous donner un conseil. Ne demandez rien au gens sur lui. Du moins, pas au passant. »

Par la suite, j’avais eu une conversation autour d’un jus de citrouille avec ce Murdock Swan. Un homme ayant l’air un peu froid, je présume qu’il a un dur passé et surtout une inquiétude pour son co-équipier. De retour chez les moldus, je m’étais aussi tourné le problème d’Harry plusieurs fois dans ma tête. Les réactions d’Harry, même au travail, cacher non pas une colère, mais une souffrance, du moins, c’est ce que je pensais, peut-être un problème d’affection dans sa jeunesse, Murdock n’avait pas voulu m’en dire trop. Mais, avec réflexion c’étai tout à fait plausible.

Hier soir, j’avais sorti son dossier, j’avais sorti tout ce qu’il m’avait dit d’intéressant, et surtout ce qu’il a dit en criant après ma crise de nerf que j’ai lâché sur lui. Et j’en suis venu à une conclusion, pas qu’elle me satisfait mais, je n’avais pas vraiment le choix. J’appréhendais, et s’il ne venait pas ? Je ne cessais de réfléchir à comment je pourrais lui tout cela. Un sorcier n’ayant jamais été terrorisé par d’autres, ne peuvent pas vraiment comprendre, pourquoi on fuit ce monde, et je dois dire que je n’avais pas vraiment envie de ressasser le passé, mais si c’est le seul moyen pour avoir de nouveau la confiance de mon patient, aussi mignon qu’il soit, alors soit.

Le lendemain matin, bien que je n’avais pas vraiment dormi, je me lève et prend une douche, m’habille et me prépare en vitesse, pas que j’étais en retard mais je ne tenais plus en place, la boule au ventre, j’étais assez stressé par mon premier rendez-vous de la journée. J’étais bien entendu très en avance. Chemise bleu unis, jean bleu foncé, je n’avais pas non plus fait l’effort de mettre mon costard. Assis à mon bureau je réfléchissais encore à comment aborder mon idée quand la voix de mon assistante me dérange via le haut parleur.

« Alihan, Monsieur Potter vient de passer devant l’accueil, je crois qu’il vient directement à ton bureau. »

« Merci Joy. »

Je coupe le haut-parleur, et entend effectivement des chaussures grincées sur le sol du couloir, alors qu’il entre dans mon bureau. Je ne redresse pas le visage de suite, et lâche un rictus aux mots « belle gueule angélique».  Je fini par me lever et m’avance vers la porte, la fermant. Je le laissais me poser ses questions et sourit en coin, fini l’impassibilité avec lui. Je me pose ma main sur mon épaule et lui fait un clin d’œil.

« Assis-toi, tu ne vas pas rester debout durant une heure. »

Je ne retourne pas à mon bureau, je reste de son coté, m’asseyant sur mon bureau et hausse les épaules.

« Prenons tes questions dans l’ordre. »

J’inspire, il me tendait la perche et cela me convenait.

« Je ne sais pas du tout ce qu’il s’est passé dans le monde des sorciers à Londres. Comme tu as pu le remarquer avec mon accent, je suis américain, et à Ilvermorny, tu as un cours qui n’existe parmi tant d’autre, c’est l’histoire de la magie, j’imagine que c’est dans ce cours que j’aurai pu entendre parler de toi et de ce… Voldemort, dont je n’ai entendu le nom encore moins de fois que le tiens. Et pour tout te dire, ce que le ministère de la magie des Etats-Unis reçoit comme information, que ce soit venant de Londres, de France ou d’ailleurs, tant que leur pays n’est pas en danger, il ne l’ébruite pas. »

Je marque une pause et reprend de plus belle.

« Cela va faire vingt deux ans que je suis à Londres, et où je n’ai pas eu ne serait-ce qu’un seul contact avec le monde magique. »

Je soupire et hausse les épaules.

« Je suppose que je dois te raconter une partie de ma vie pour que tu comprennes cela, bien que je ne suis pas sur que cela t’intéresse, mais soit. »

Je me relève et me dirige vers la fenêtre en quête de courage.

« Ma mère est une sorcière et mon père un moldu, passionné de magie, autant te dire qu’il était passionné de ma mère, et de son gamin quand il a su qu’il était un sorcier. Seulement, j’ai toujours été un gamin discret. Brillant mais discret. Je faisais parti des serpents cornus, là où tous les érudits de l’école étaient regroupés. »

Je me tourne vers mon patient et m’appuie sur le mur en déglutissant.

« Puis, je suis tombé amoureux, d’un homme bien entendu. Un ado de mon âge, j’avais 16 ans, j’étais à ma neuvième année, il me restait plus qu’un an. Mais, ça n’a pas arrêté les autres types d’Ilvermorny pour me pourrir mes deux dernières années. Je cachais à mon père homophobe mon homosexualité, jusqu’à ce qu’il reçoit des photos de moi et de lui, nu. Je ne te fais pas un dessin, j’imagine que tu as compris. »

Je marque une autre pause, pour prendre mon temps.

« Crois-tu qu’un moldu aurait bu un élixir d’invisibilité pour détruire la vie de deux jeunes ? Mon petit ami a passé ses deux dernières années à se faire taper dessus, jusqu’à ce qu’il me largue. Depuis, c’est comme ça, les sorciers, c’est plus possible. Et autant te dire que la relation avec mes parents s’est d’avantages dégradé quand j’ai annoncé que je voulais travailler chez moldu. Depuis mon départ de chez moi, je n’ai clairement aucune envie d’avoir à nouveau contact avec ce monde. J’en suis… terrifié, j’imagine. »

J’hausse les épaules.

« Enfin bref, parlons de toi, un petit peu. Raconte-moi, ton enfance aussi, tient. »
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Harry J. Potter
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Mer 27 Sep - 21:04
Aliharry, partie 2
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Même si je tente de paraitre un tant soit peu en contrôle de moi-même, mon agitation me fait parler par elle-même. J’aimerais me montrer distant et froid envers le psychologue, mais il n’a fait qu’attiser d’avantage ma curiosité que ma colère. Certes, j’ai quitté notre dernière rencontre telle une tornade et j’avais passé une partie de la semaine à être outré par celle-ci. Cependant, ce que vient tout juste de me confirmer Clark ce matin change la donne. Et puis, d’une manière ou d’une autre, je me dois de le rencontrer une fois par semaine jusqu’à ce qu’Hermione en décide autrement. Cela dit, malgré mon impulsivité et ma dernière crise de colère, je suis conscient que je dois trouver un terrain d’entente avec lui. Or, ma curiosité l’emporte sur le tact et je déverse plusieurs questions sans m’interrompe. Sincèrement, je ne m’attends pas à recevoir une réponse concrète, et pourtant voilà qu’il me propose de m’asseoir et qu’il s’évertue de répondre à celles-ci. Surpris, je m’assois docilement pour l’écouter. Lorsqu’il m’avoue qu’il n’y aucune mention de Voldemort à Illvermorny, je grimace. Je ne peux pas concevoir que la population magique n’aille pas consciente d’une des plus grandes terreurs qui n’ait jamais existé dans le monde des sorciers. Même ici, le nom de Grindelwald a été entendu plusieurs fois. Alors pourquoi n’est-ce pas le cas avec Voldemort? Enfin, cela ne fait que m’irriter d’avantage, mais cette fois-ci ma colère n’est pas diriger envers le psychologue mais bien envers l’institution.

- Parce que tu crois sincèrement que votre pays n’aurait pas été en danger si Voldemort aurait pris le contrôle? Il ne se serait certainement pas arrêter à Londres…

Je secoue la tête, conscient qu’il ne sert à rien de lui dire cela. Pourtant, je ne peux toujours pas concevoir que les américains se soient sentis à l’abri alors que nous… Alors que nous, nous ne pouvions pas dormir sur dos deux oreilles pendant plusieurs années. Enfin, moi. Car ce n’est que plus tard que la majorité de la population a cru avec certitude du retour du Seigneur des Ténèbres. Et ce retour, j’en rêve encore parfois. Je continue de l’écouter, réalisant qu’il y a bel et bien une raison à son ignorance : il est arrivé à Londres au début des années folles. Paix et prospérité, plus personne ne mentionnait le nom du Seigneur des Ténèbres sauf en-dedans des murs du Ministère. Non pas que c’était interdit, mais plutôt car les gens n’y voyait plus une menace. Et sans menace, les radins tournent autour d’autres source juteuses. Comme la chasse aux mangemorts qui a eu lieu durant ses années.

- Je vois. Tu es arrivé à Londres 3 ans après la défaite de Voldemort. Si tu étais arrivé plus tôt, tu aurais forcément entendu parler de lui, même sans vouloir de contacts avec le monde sorcier.

Je suis plus serein et décontracté qu’à mon arrivée. Je l’observe se lever pour se diriger vers la fenêtre, geste qui me rappelle mon attitude à la session précédente. J’ai la forte impression qu’il a lui-même changé son attitude envers moi. Moins intouchable, peut-être. Mon attention se reporte à ses paroles. À la mention du nom de sa maison, je tire la langue tel un enfant. Cela me fait franchement penser aux serpentards, même si j’en déduis que la maison dans laquelle il était doit plutôt ressembler à celle des Serdaigles.

- Quel drôle de nom. Pour ma part, j’étais à Gryffondor. La majorité des gryffondors sont des êtres courageux, entêtés mais sans malice. AU contraire des Serpentards, l’ancienne maison de Voldemort, nous n’allons pas tenter de gagner par tous les moyens. Nous sommes compétitifs, mais souvent moins…malhonnêtes dans nos intentions. La maison dans laquelle tu étais me fait penser aux serdaigles à Poudlard.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je lui dis cela. Peut-être parce qu’une part de moi est fier d’avoir été un étudiant de Poudlard, même si je fuis l’institution comme la peste. Je le laisse continuer, me raidissant dans ma chaise à la mention de la photo. J’imagine facilement la scène dans ma tête, ce qui me fait pincer les lèves. Durant quelques secondes, je ressens une profonde vague de sympathie pour lui. Mais je me ressaisis immédiatement.

- Aouch. Clairement, il n’a pas dû apprécier. Mais déjà, c’est à savoir pourquoi ils avaient une photo de vous en premier lieu…

Je ne comptais pas dire cette dernière phrase à voix haute, et je grogne dès que j’en prends conscience. Je tente de jouer la carte de l’innocence, me disait qu’il n’a peut-être pas compris. Et s’il aimait simplement se prendre en photo quand il baise? Je veux dire, chaque personne a son fétiche. Ce n’est pas le genre de question qui se pose, mais il déjà trop tard pour rattraper mon erreur. Je continue de l’écouter, légèrement malaisé par ma maladresse. La fin me laisse sans voix, me disant que la cruauté qu’avait fait preuves les autres enfants est une chose que je n’aurais jamais laissé passer. Mais malheureusement, je suppose qu’il n’a pas eu la chance d’être entouré d’amis fidèles et téméraires. Et maintenant que je connais ce côté de sa personne, je peux comprendre la réaction qu’il a eu mercredi passé. Et pour cette raison, je me tortille légèrement dans ma chaise.

- Tu sais… Les moldus peuvent être encore pires, parfois. Ne serait-ce que la chasse aux sorcières, ou encore les persécutions de certains sorciers…

Je prends une grande inspiration. Bien qu’il veuille que je lui parle de mon enfance, je n’en ai pas envie. Pas tout de suite. J’ai besoin de comprendre certaines choses, pour commencer.

- Mais je ne crois pas que tu as peur des sorciers ou du monde sorcier. Je crois plutôt que ce que tu n’aimes pas, c’est le fait que les sorciers qui s’adonnent à la haine et la violence ont des moyens plus violents et dévastateurs que les moldus. Enfin, c’est ce que je comprends.. Parce que je crois-moi… Les humains peuvent être tout aussi cruels…

Je ne sais pas vraiment ce qui me prend. Depuis quand suis-je un expert en psychologie? Je ne suis clairement pas placer pour lui dire quoi que ce soit, mais au fond de moi j’ai l’impression d’avoir touché au point sensible. Après tout, c’est ce qui m’effraie aussi du monde sorcier. Mais ayant vécu des expériences semblables des deux côtés, je vois la noirceur autant dans le cœur des sorciers que des moldus. Et c’est pour cela que je décide d’aborder mon enfance, et non parce qu’il me l’a demandé.

- Premièrement, je me tiens à m’excuser de mon comportement de la semaine passée. J’ai moi-même quelques soucis avec le monde sorcier, alors ça m’a enragé. C’est un sujet très sensible pour moi, compte tenu de ce que j’ai vu et vécu.  Mais je suppose que pour que tu le comprennes, je dois remonter à mon enfance, en effet.

Je prends un certain temps pour mettre mes idées en ordre. Il y aurait tellement de choses à dire que je ne sais pas vraiment par quel détail commencer. Lui parler de mon enfance et des périodes de terreur de Voldemort pourrait me prendre une éternité, alors je tente de concrétiser le tout dans ma tête. Or, je n’y parviens pas vraiment. Lorsque je commence à parler, ma tête est un vrai champ de bataille.

- Premièrement, mes parents ont été tué par Voldemort lorsque j’étais un bébé. Ma mère étant morte dans ma chambre en tentant de me protéger, un puissant sort de protection a détruit le corps physique de Voldemort… Enfin, c’est plus compliqué que ça. Je ne sais pas vraiment comment…simplifier tout ça. Si tu veux, la mort de ma mère a causé un transfert d’une partie de l’âme de Voldemort dans mon corps de bébé, détruisant son corps physique. C’est ce qui a causé ma cicatrice.

Je la pointe de mon index droit, avant d’en revenir aux faits.

- Le sort de protection de ma mère m’a suivi durant plusieurs années, jusqu’à ma majorité en fait… Mais bon, ça c’est plus tard…

J’inspire, réalisant que je ne suis pas du tout cohérant dans mon histoire.

- Après la mort de mes parents, j’ai été confié à ma tante. Mon parrain ayant été emprisonné à tort, il ne pouvait pas s’occuper de moi. Or, ma tante et son mari haïssaient les sorciers. Ma mère ayant toujours été la préférée de sa famille, ma tante a développé une haine incroyable pour les sorciers. Pour cette raison, j’ai été élevé comme…J’hésite entre un esclave ou un chien. Enfin, quelque chose entre les deux… Alors que le fils de ma tante, Dudley, était gâté sans cesse, je devais vivre dans un placard très étroit en-dessous des escaliers. Je devrais cuisiner, malgré mon jeune âge. Je n’avais jamais de linge neuf. Je portais le linge que Dudley ne voulait plus, mais il était beaucoup trop grand pour moi. Autant dire qu’à l’école moldue, j’étais la risée. Alors lorsque j’ai reçu ma lettre pour Poudlard, j’ai été…soulagé, je crois. Mais ils ne voulaient pas j’y aille. Ils ont tout fait pour m’en empêcher, au contraire de tes parents. Mais j’y suis parvenu tout de même, à mon grand soulagement… Là-bas, tout le monde connaissait mon nom; l’Élu. Le garçon qui a survécu. Ma cicatrice était célèbre. J’étais célèbre. Mais j’avais aussi une grande peur de devenir comme le tueur de mes parents. Je n’ai appris la vérité sur la mort de mes parents qu’une fois à Poudlard, car ma tante avait refusé de me dire la vérité. J’ai été hanté par Voldemort une partie de ma vie, et plusieurs années après sa mort aussi…

Je ne sais pas comment continuer. Je ne sais pas ce que je devrais lui dire, ou alors ce qu’il sait déjà. Il doit bien y avoir quelques informations ici et là qu’il a dû récolter au fil des années. Je ne peux pas concevoir qu’il n’aille absolument aucune idée de cette époque. Pour cette raison, je choisis de le questionner à ce sujet. Après tout, je n’ai pas envie de radoter des choses qu’il connait déjà.

- Mais écoute, je ne peux pas tout te dire comme ça. Je veux dire… Ça prendrait beaucoup plus qu’une heure te décrire en détails tout cela… Alors j’aurais vraiment besoin que tu me dises ce que tu connais à propos de ses années-là. Je suis certain que tu as du en entendre parler, que ce soit dans un bar ou dans une rue. Je ne peux pas concevoir que cette histoire… Je veux dire… Enfin, ça me semble absurde.

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Alihan A. Dixon
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Mer 27 Sep - 21:07
Maybe we just need some loveJe savais que ce que je lui racontais, n’avait aucun sens pour lui. Et c’était compréhensible, mais les américains sont si… arrogant et sur d’eux. Mais, je savais aussi qu’Harry avait raison, cependant, même avec ce que je sais, je m’étais finalement interdit, suite aux conseils de Swan, de faire des recherches sur ce Voldemort et sur Harry. J’écoutais ses réponses avec intérêt, il m’a d’ailleurs donné une certaine chronologie en fonction de mon arrivé et de la…. Guerre, du moins ce qui y ressemble. Puis, il m’explique rapidement la différence des maisons d’Ilvermorny et de Poudlard et dans laquelle il était. Une de ses phrases me choquent mais je n’interviens pour le moment, puisque je me doute que ce voldemort devait être serpentard, nous aurons donc l’occasion d’en reparler.

Les mots sur les moldus d’Harry ne sont pas totalement faux. En fait, ils sont même très vrais. Je savais que les moldus ne valaient pas mieux que les sorciers… C’est juste que les sorciers aient la magie pour détruire plus de vie, comme un élixir d’invisibilité pour filmer deux êtres aimants, je le fixe ayant compris sa supposition a mon égard, mais sans y répondre encore…  Je l’écoute cependant émettre son idée, son hypothèse sur ma peur des sorciers qui pour lui n’en est pas. Puis, j’écoute ses excuses, sans le couper pour l’instant, je me contente de faire mon travail et de l’écouter. Il allait me dire ce que je cherchais à savoir depuis la semaine dernière, Swan avait raison, valait mieux que je le laisse m’en parler de lui-même.

Orphelin très jeune. Typique quand on y pense. Bien que la mort de ses parents semblent violentes et peu communes. Toutes façons qu’est ce que le commun dans le monde moldu ? Je remonte mes yeux sur sa cicatrice en forme d’éclair qui lui donne un certain charme. J’essaie d’être impassible devant son histoire, essayant d’analyser tout cela. Cependant, je fus pris par un sentiment que je ne connaissais pas encore. La colère contre les moldus. J’avais du mal à imaginer qu’on puisse renfermer quelqu’un dans un placard pour sa différence, aussi importante qu’elle soit. Le garçon qui a survécu, c’était assez excitant comme surnom quand on y réfléchit. Je le fixe, je me demandais comment un homme pouvait vivre tout ça, et c’est là que je n’ai trouvé qu’une solution à ma question. Sa force mentale s’est mélangée à sa faiblesse mentale. J’ai compris qu’il était fort mais à la fois très faible, et… c’est ce qui le rend unique, je suppose. Je fronce les sourcils à sa demande de lui dire ce que je sais, je dois dire que j’y réfléchissais, en avais-je entendu parler ? Je tente un sourire en coin.

«Je vais commencer par te présenter mes excuses également. Je n’ai pas agis de la manière la plus professionnel qu’il soit, je te prie de les accepter. »

J’hausse les épaules et soupire avant de reprendre.

«  Je te l’ai dit, Harry, je n’ai aucun contact avec aucun sorcier de Londres ou d’où qu’il soit, si ce n’est le ministère de la magie. Ceci dit, le jour où le ministère prendra ses responsabilités… »

J’hausse les épaules et le fixe. Je réfléchissais à ce que je pouvais lui dire.

« J’imagine qu’on peut y aller crescendo, aujourd’hui nous parlons de tante et de sa famille, puis de ta rentrée à Poudlard, qui a du, je suppose, être un soulagement pour toi. Et puis, la prochaine fois nous parlerons de tes années à Poudlard, et ainsi de suite. Du moins, si cette méthode te va. »

Je fixe l’heure avant de me concentrer sur ses yeux bleus.

« Il y a juste, une phrase que tu as dis tout à l’heure que j’aimerai relever. Les griffondors sont moins malhonnêtes dans leurs attentions ? Cependant, tu sais, chacun à sa vision des choses. Un griffondor peut, un jour, avoir de mauvaises intentions, mais qui pour lui en sera des bonnes, et un serpentard peut très bien avoir de bonnes attentions. »

Je marque une pause avant que mon cerveau capte une chose.

« Dis moi, ce Voldemort était un Serpentard n’est ce pas ? C’est pour cela que tu as peur que ton fils, si j’ai bonne mémoire, il s’agit d’Albus, devienne comme lui ? »

Je pense avoir touché une corde sensible, et avant qu’il réponde j’enchaine.

« Navré de parler encore d’un de tes enfants, j’essaie juste de comprendre ce qu’il se passe dans ta tête. »

J’incline la tête et le regarde, j’avais tant de question à lui poser.

« Et pour revenir à ton enfance, qu’est ce que tu ressentais pour ton oncle, ta tante et ton cousin ? »

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Harry J. Potter
Ignorance of law excuses no one.
Mer 27 Sep - 21:08
Aliharry, partie 2
Maybe we just need some love


Les excuses que me présente le psychologue me prennent par surprise, et je le fixe quelques instants. C’est tout à fait justifié, mais je ne m’attends pas à recevoir une excuse honnête de sa part. Je l’accepte néanmoins, hochant lorsqu’il confirme n’avoir eu aucun contact avec le monde sorcier. Cela explique mieux sa réaction, et surtout son ignorance à mon sujet. Toutefois, je ne peux toujours pas concevoir qu’il n’aille ne serait-ce qu’entendu mon nom, mais peut-être que je prends la grosse tête aussi. Après tout, je suis né telle une célébrité et bien que je ne considère pas comme tel, cela reste un fait. J’ai l’habitude d’être incapable de me fondre dans la masse, et non de paraître aussi…normal? En soit, c’est un tant soit peu réconfortant, en même temps d’être extrêmement troublant. Je suis donc un peu moins sur la défensive lorsqu’il me demande de lui parler de mon passé, ce que je fais en tentant de ne pas m’éparpiller dans mes souvenirs. Chose un peu impossible compte tenu que la quantité d’information que je devrais lui dire en une heure est phénoménale et inhumaine en un aussi court temps. J’écoute son raisonnement, retenant que c’est justifié de parler de ma tante et de mes années à Poudlard… Mais bon, il s’est tellement passé de choses à Poudlard que je ne saurais pas vraiment par où commencer non plus. Je tente de faire un ordre rapide dans mes idées lorsque celui-ci m’interrompre le cours de mes pensées avec une interrogation qui me fait hausser les sourcils. Ma relation est les Serpentard n’est un secret pour personne, sauf lui.

- Je ne crois pas Alihan… Nous sommes répartis par un choixpeau magique, et il peut aller fouiller très loin dans notre personnalité et dans nos souvenirs. Certains instincts sont presque impossibles à éviter… Et à ma connaissance, pas beaucoup de Serpentard ont bien virés. Il y a la « méchanceté » dont tu parles, et il y a le plaisir que certains peuvent en tirer. Et je n’ai jamais retrouvé cela chez un gryffondor. Les Serpentard ont quelque chose de…vicieux. Ils ont quelque chose de profondément encré en eux…et je ne crois pas que cela peut vraiment changer…

Je tente de ne pas penser à mon fils en disant cela, mais c’est plus fort que moi. Je mords ma lèvre, me questionnant à savoir ce qu’il pouvait bien faire à l’heure actuelle. Chaque jour, chaque instant, j’ai peur de recevoir un appel de Poudlard; que ce soit pour me dire qu’il a commis un crime ou qu’il s’est enfui. Le connaissant, il serait en mesure de faire bien des choses sous l’influence des autres. Et c’est ce qui m’effraie le plus. Il est entouré par de sales vipères, et je ne peux rien y faire. La remarque d’Alihan me fait plisser les yeux, et je m’appuie contre la chaise en déposant mes avant-bras contre les appuis-bras.

- C’est vu juste. Comme j’ai dit, chaque serpentard a quelque chose de vicieux en lui. Mon fils…j’hésite entre sa jalousie ou sa colère aveuglante. Il a étranglé sa copine lorsqu’il l’a surprise en train de coucher avec James, son frère. Si je n’étais pas intervenu, elle serait surement morte. Une réaction aussi violente de sa part…me questionne à savoir ce qu’il pourrait faire de plus, oui. J’ai résisté à la noirceur pendant de longues années, mais j’ai souvent pensé à y succomber. Mon fils n’est pas aussi endurant que moi, il succomberait plus facilement. Et devoir combattre mon fils en tant qu’Auror serait le pire de mes cauchemars…

Alihan s’excuse d’avoir ramené le sujet de mes enfants une fois de plus. Je ne fais qu’hausser les épaules, m’habituant tranquillement à ses questions. Et puis, qu’il aille fait ce lien aussi rapidement m’impressionne, un peu. Je reste silencieux, ouvrant la bouche qu’à la toute fin.

- Comment te serais-tu sentie si tu avais vécu comme un elfe domestique? Pardon, un esclave? J’étais en colère et je me sentais impuissant, mais jamais je n’ai voulu leur faire du mal. Il est bien arrivé une fois avant ma rentrée à Poudlard où, sans le vouloir et sous le coup de la colère, j’ai enfermé mon cousin dans une cage à serpent, ayant par mégarde laissé le serpent s’échapper… Enfin, ce que je veux dire c’est que j’ai été longtemps en colère contre eux, surtout lorsque j’ai appris qu’ils avaient caché la mort de mes parents. Ma tante savait que mes parents étaient morts en me protégeant contre Voldemort, mais elle m’a fait croire plusieurs années qu’ils étaient morts dans un accident d’automobile. Enfin, lorsque je suis entré à Poudlard, je n’avais que quelques semaines par année en été à vivre avec eux, et parfois je passais une partie de mes étés à la maison de mon meilleur ami, Ron. Donc leur présence me rendait plutôt indifférent, vers la fin. Distant, même.  Il y a bien un moment où j’ai menacé mon cousin de ma baguette lorsqu’il avait insulté mes parents, mais j’ai dû le sauver quelques minutes après… Donc bon…tant pis pour la dite vengeance…

Je dis cela en riant, plus sarcastique que sérieux. Il est vrai que je n’ai jamais voulu de mal à ma tante, mon oncle ou mon cousin. Au final, je les trouve plutôt pathétiques. Obèses et pathétiques. Ma blague me fait penser à un autre fait, ce qui me fait pointer le plafond d'un geste lunatique.


- Mais tu vois... C'est exactement pour cela que j'ai peur que mon fils succombe à son côté sombre. J'ai été élevé dans des conditions terribles, j'ai passé près de la mort presqu'à toutes les années pendant 8 ans, et mon fils tente de tuer quelqu'un dès qu'il apprend qu'il a été trahis. Comment de fois ai-je été trahis? Combien de fois aurais-je pu tuer des gens, sans le faire? Combien de fois j'ai souhaité faire du mal à des gens? Et lui, il succombre à un jeune âge à une rage meurtrière? C'est...malsain!


Je tappe l'avant-bras de mon poing, crispant la mâchoire. Prenant conscience que je m'enrage immédiatement, je tente de changer de sujet de conversation et de détourner le sujet vers le sujet intial. Néanmoins, je peux sentir ma gorge trembler tandis que je parle d'un grognement qui se dissipe peu à peu.

- Avec les années, je les trouve plus pathétiques qu’autre chose… Dudley et moi nous avons enterré la hache de guerre il y a quelques années, alors je dirais que je suis plutôt…serein avec cette partie de ma vie. Après tout, cela m’a appris bien des choses. La modestie, vivre avec peu, dormir n’importe où n’importe quand… Et puis, j’ai appris à cuisiné jeune! Sans blague, ce n’est pas si pire que ça quand on y pense! Grâce à leur mépris en mon existence, j’ai appris à être indépendant dès un très jeune, chose qui m’a probablement sauvé la vie plus d’une fois dans ma jeunesse. Après tout, j’avais 11 ans que je confrontais déjà la mort pour la première fois en étant confronté à…une sorte de réincarnation de Voldemort. Ce serait étrange à t’expliquer, mais disons que sans avoir été mature, je n’aurais surement pas survécu ma première année à Poudlard…

J'ai réussi à retrouver un état plus ou moins normal. J’inspire, ayant oublié de respirer en disant tout cela. J’hésite, inspirant encore. J’expire bruyamment.

- Vois-tu, il est là le problème. J’aurais beau vouloir t’expliquer ne serait-ce que mes années à Poudlard mais… il m’est arrivé un tas de chose chaque année de mon passage à Poudlard… Donc je crois bien que tu serais mieux de me poser les questions…sinon je pourrais y passer une éternité…Car bon, je suppose que tout n’est pas super pertinent pour ton travail.

GOTHEIM pour NU

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