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Hewan ❣ Can we start all over again?

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Jeu 26 Juil - 9:32

Can we start all over again?


C’est Lundi. Lundi…

5h30, le cadran me casse les oreilles. Je snooze. Quelques petites minutes supplémentaires, je vous en supplie.

5h45, je grogne en frappant de ma paume de main le réveil. J’observe l’heure en plissant les yeux, marabout.

Cela fait deux semaines que je suis arrivée à Londres. Et ces deux semaines se sont écoulées avec une vitesse fulgurante. Premièrement, j’ai dormi pour les premiers jours dans un hôtel au centre de la ville, non loin du studio que j’ai réussi à louer avant mon arrivée. Or, celui-ci n’est pas meublé. Quelle cruche que j’avais été d’avoir oublié ce LÉGER détail. Du coup, j’ai dû entreprendre des courses effrénées dans les premières journées pour trouver les fournitures essentielles. Puis, on m’a appris que mes électroménagers ne pourraient être livrés que le lundi suivant. Frustrée, j’ai dormi dans un appartement casi-vide de jeudi jusqu’à lundi, mangeant comme un touriste dans les restaurants les moins chers du coin. Avec mon accent américain et mon air un peu perdu, j’avais probablement l’attitude d’une touriste également. J’hais ce portrait que l’on se fait de moi. C’est peut-être pourquoi je n’aime pas vraiment voyager. Oh oui, sans compter le décalage horaire qui a complètement bouleversé mes premiers jours de sommeil.

La semaine dernière, une fois que mes électroménagers furent en place, je dus me débrouiller pour trouver une épicerie accessible en transport en commun. Pas facile, mais j’y suis parvenue. Une fois mes commissions terminées, j’ai voulu concocter mon premier repas dans mon appartement…lorsque j’ai réalisé que j’avais complètement oublié d’acheter de la vaisselle ainsi qu’une batterie de chaudrons. Morose, je suis une fois de plus sortie au restaurant ce soir-là. Ce ne fut que le lendemain que je pus cuisiner à mon nouvel appartement, mais j’étais si distraite que j’ai fait brûler mon repas. Blasée, j’ai commandé une pizza. Le lendemain matin, je suis allée courir 5km par regret pour la moyenne pizza que j’avais mangé à moi seule tout au courant de la soirée. Bah quoi, ça arrive de manger ses émotions…

Ceci étant dit, cela ne fait que quelques jours que je m’installe réellement dans mon appartement, bien que je le trouve encore particulièrement vide de décoration. Je me promise d’attendre ma première paye du ministère avant de dépenser pour de la décoration complètement inutile. Donc, voici un portait de ma personne en ce lundi matin, troisième semaine après mon arrivée à Londres ; dépaysée, morose, irritée… Name it. Tout cela pour dire que mettre les pieds au Ministère pour compléter ma première journée de travail me demande présentement un effort surdimensionné. Surtout que je dois aborder un sourire innocent pour bien paraitre.

Je soupire, passant une main dans mes cheveux. Il est temps que je me lève. Chaque matin, je fais une course matinale afin de démêler ma tête, qui peut parfois être particulièrement embrouillée si tôt le matin. Cela me demande chaque matin une discipline que je ne parviens pas toujours à garder, surtout ses premières semaines à Londres. Or, je m’étais promis hier avant d’aller me coucher que j’allais au moins faire 3km ce matin avant de partir travailler. Je m’habille donc en conséquence et je sors à l’extérieur, à la fraicheur et l’humidité du matin pour aller découvrir quelques rues passagères. Connaissant mon rythme de course, je chronomètre mon temps. À mi-temps, je fais demi-tour afin de compléter mon 3km. Une fois de retour, je saute immédiatement dans la douche, m’étant dit que je tenterais d’arriver un peu plus tôt ce matin afin de me familiariser avec les corridors du Ministère. Une fois ma douche prise, je me maquille légèrement avant de passer plus de 20 minutes à me demander ce que j’allais bien pouvoir porter qui serait approprié pour le Ministère. Ne connaissant pas leur code vestimentaire, j’hésite longuement avant d’opter pour une tenue plutôt conservatrice dans les teints de bourgogne pour le haut ainsi qu’un pantalon taille haute noir. J’enfile mes souliers noirs converse, un immanquable dans mon uniforme de travail. Charles avait ri de mes souliers (j’avais des converses gris pâle à l’époque) au départ, mais il avait finalement commencé à m’acheter une paire chaque année dans les dernières années comme cadeau de Noel. Noires, c’était sa seule condition. Plus professionnel, selon lui. Et comme je les portais tous les jours, ils s’usaient assez rapidement pour qu’une nouvelle paire soit réellement nécessaire le Décembre suivant.

Je tente de ne pas sombrer dans des pensées négatives concernant mon meilleur ami, me distrayant en sortant un pamphlet qui m’expliquait les différentes entrées possibles vers le Ministère. Je trouvais leurs cachettes particulièrement insolites, mais l’idée de me tremper les pieds dans une bol de toilette ne m’enchantait pas. Je choisis donc une borne de téléphone. Une fois mon idée en tête, une carte s’afficha sur le pamphlet, me montrant la borne la plus proche. Remerciant le papier (bah quoi?), je l’enfilai dans ma sacoche et je partis en cette direction. Sans avoir mangé, bien évidemment.

J’arrête en chemin m’acheter un déjeuner que je mange tout en marchant. Je termine rapidement mes dernières bouchées avant d’ouvrir la porte et m’engouffrer dans la cabine téléphonique qui est censée m’amener à bon port. Je reste surprise par la descente, et j’arrive quelque peu désarçonnée sur le sol de l’entrée. Je regarde la cabine remontée, perplexe. Je tente tout de même de ne pas la fixer trop longtemps, n’ayant pas envie de me mettre sur le front l’étiquette « Voici la nouvelle de service ». C’est pourquoi je me permets de vagabonder pendant plus de 45 minutes sur les différents étages, choisissant mon propre département qu’à la toute fin. À la sortie de l’ascenseur, je m’enfarge dans mon lacet détaché, ce qui me propulse dans une sorte de danse frénétique pour rattraper pour équilibre déjà précaire à la base. Ayant le regard fixé vers le sol, je m’écrase le nez sur une surface mi-molle mi-dure; un torse. Je pose instinctivement mes deux paumes contre le dit torse, repoussant l’étranger. Je m’apprête à balbutier de plates excuses lorsque je relève la tête pour planter mes yeux des yeux bleus vaguement familiers. La mâchoire, le nez… Oh puuuu….

- HEWAN?

…tain.

Dans quel merdier je me suis encore mis les pieds?



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Jeu 26 Juil - 9:32

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Hewaude | Emewan
Riiiiiing ! Riiiiiiiing !

Un grognement résonne dans la pièce et une main lourde sort de la couette s’écrasant sur le réveil qui en tombe par terre. Un autre grognement s’en vient alors qu’une masse s’enroule dans la couette et fini par tomber de l’autre coté du lit n’ayant pas prévu d’être aussi près du bord. Un troisième grognement. Ronchon. Il s’assoit sur le sol frais et regarde sa chambre encore dans le noir vu que les volets sont fermés. Il grogne une nouvelle fois se rendant compte que son réveil avait coupé la fin de son rêve. Il rêvait encore d’Emeraude. Elle lui manquait tellement. Si son meilleur ami avait essayé de lui présenter d’autres femmes, ça n’avait jamais été plus que pour une nuit. Elle l’a envouté, ensorcelé. Il espère aussi qu’elle aille bien. Toutefois, le grand blonde se secoue la tête et se redresse s’appuyant sur le lit pour se lever. Torse nu, il ouvre ses volets et laisse la fenêtre ouverte pour aérer sa piaule. Il soupire et descend tranquillement jusqu’en bas de l’escalier et trainasse jusqu'à sa cuisine se faisant couler du café dans une tasse. Un café noir. Bien noir. De quoi mieux le réveiller.

Le grand homme se tourne alors vers son horloge pour visualiser l’heure. Ce qui le réveille d’avantage quand il s’aperçoit alors qu’il est en retard. Il en avale de travers se mettant du café partout en plus. Il grogne une autre fois et lâche sa tasse dans l’évier montant à fond la caisse jusque la salle de bain, quittant son pantalon et son caleçon se glissant sous la douche. Eau froide. Froide. Froide. Tiède. Chaude. Bouillante. Il se tourne et se frotte rapidement afin de faire partir le café sur son torse. L’eau froide l’a bien réveillé cette fois. Et voilà qu’en sortant de la douche, il glisse et se vautre sur le sol. Il reste sur le sol quelques secondes, le temps de gémir de douleur et de reprendre son souffle, il se redresse et attrape une serviette rapidement afin de d’essuyer en vitesse. Il fonce dans sa chambre, nu comme un ver afin de s’habiller, ce qu’il fait rapidement, enfilant un caleçon, un pantalon, une chemise. Chemise qu’il attache de travers. Qu’il re-détache et ré-attache une autre fois, tout en râlant. Il finit par redescendre les escaliers, et enfile son manteau et ses chaussures, partant direction le ministère de la magie.

Il était parti à l’heure, notre beau auror. Il allait donc arrivé à l’heure au boulot. Il avait un dossier sur lequel se pencher. Un dossier important. Et vous me direz, en ce moment, tout est important. Les mangemorts. L’ordre du phénix. Gérer les guerres, tout en étant neutre. Mais, est ce que Hewan avait vraiment envie d’être neutre ? Et s’il avait envie de prendre partie ? Vous vous douterez bien que ce ne sera pas pour les mangemorts. Mais l’Ordre est bien trop radicale aussi, alors difficile pour Hewan de faire un choix. L’auror passe par la cabine de téléphone et descend jusqu’au ministère de la magie, en arrivant, il sert la main à quelques sorciers. En effet, Hewan avait bien fait sa place au sein du ministère, il avait ce sérieux au taf mais aussi cet esprit gamin en dehors… Il rentre dans son bureau et se penche sur le dossier, regardant chaque indice et chaque élément. Lorsqu’il a la solution, il s’en va l’emmener à Otto, il fallait l’autorisation pour agir. Alors qu’il tourne dans le couloir, il se prend une brune de plein fouet. Alors qu’il se fait repousser par les bras de la petite nouvelle, visage que beaucoup n’avait encore jamais vu par ici, Hewan baisse son visage dans ses yeux. Ces yeux…. Les yeux dans lesquels autrefois il se perdait pendant des heures, voir des journées. Ces lèvres lui sont tout aussi familière, le nombre de fois que les siennes les ont caressées… Son odeur… rien n’avait changé chez elle, elle était toujours aussi belle, aussi sublime. En fait, on pourrait d’écrire ce moment comme une sorte de … Hewan retombe amoureux une seconde, le voilà dans un nouveau coup de foudre. Le plus étrange ? C’était pour la même personne. Alors qu’elle prononce son nom, il reste planter pendant quelques secondes ayant l’impression de rêver. Et si c’était ça ? Un stupide rêve comme il en fait depuis des années ? S’il rêvait encore de ses retrouvailles avec la femme de sa vie ? Et si… Non, c’était réelle… Elle était là, devant lui et Hewan ne pu faire qu’une chose, chose qu’il regrettera probablement après l’avoir fait mais il s’approche d’elle et pose ses lèvres contre les siennes comme autrefois. Comment résister à une envie folle de l’embrasser après toutes ces années ? Lorsqu’il rompt le baiser, où peut-être qu’elle l’a repoussé, bien trop dans les vapes pour savoir qui avait mis fin au baiser, Hewan la regarde à nouveau, et ce avec le regard qu’il avait autrefois, ce regard d’amour, ce regard d’adolescent innocent qui voulait juste aimer. Il caresse sa joue avec le dessus de ses doigts et se mord la lèvre inférieure finissant enfin par dire quelques choses.

« Tu es si belle… »

Ce fut les seuls mots qu’il parvient à lui dire. D’un coté pour lui, rien n’avait changé, il avait passé son temps à l’attendre. Son amour avait stagné pour elle depuis tout ce temps, il était normal pour lui qu’ils se remettent ensemble maintenant qu’elle est ici. Qu’il ne la lâcherait plus jamais, et pourtant, après tant d’année, rien ne peut être aussi simple.

« Tu es arrivée quand ? Tu as reçu toutes mes lettres ? Pourquoi tu m’écrivais plus ? »

Adolescent innocent…

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Jeu 26 Juil - 9:33

Can we start all over again?


Dès que ses yeux se posent dans les miens, je perds tous mes moyens; toute cette belle volonté que j’avais construite avec les années pour m’empêcher de ressasser mon passé. Je n’avais fréquenté que peu d’hommes après Hewan, mais je ne m’étais jamais vraiment attaché à personne d’autre en dehors de Charles, qui avait une relation plutôt fraternelle avec moi. Figée devant sa belle et grande carrure, je ne réagis pas lorsqu’il pose ses lèvres contre les miennes. Je me questionne une fraction de seconde à savoir ce qui est en train de se produire, puis j’écarquille les yeux et le repousse doucement. J’aurais envie de le frapper et de lui enfoncer sa langue au plus profond de sa gorge. Il fait immédiatement naitre en moi une colère que j’avais longtemps supprimé; depuis qu’on m’avait retiré mon fils de force. La première réflexion qui me vient à l’esprit est : comment a-t-il pu oser m’embraser?

Tu es si belle…

Ces simples mots ont un effet catalysant. Bien que je ferme mon esprit à l'extérieur, la joie d'Hewan réussit tout de même à percer mes sens. Je me décontractée instantanément, la colère laissant place à une certaine frénésie. Comment pourrais-je être fâchée contre lui? Je n'y étais jamais parvenue, et c'est peut-être pouvoir je l'avais...aimé autant. Sa voix m’avait manquée, cette belle voix un peu trop enjouée en permanence et qui savait trouver les bons mots à tous mes maux. Oui, cette voix m’avait manqué. Tout de lui m’avait manqué. Je reste silencieuse, ne sachant pas quoi lui répondre : toi aussi? T’as bien vieilli? Tu n’as pas vraiment changé? Dieu sait à quel point je suis atroce pour retourner des compliments.

Mais voilà que la machine à paroles d’Hewan s’active, et il me déferle de questions. J’ai un pincement de cœur, puis je sens ma gorge se serrer petit à petit. Je plisse les yeux, incertaine sur quel pied danser. Est-ce que je devrais être parfaitement honnête avec lui? Est-ce que je devrais répondre à toutes ses questions ou bien serais-je mieux de l’ignorer complètement? Est-ce que je devrais enfiler un sourire, ou bien devrais-je lui montrer que sa présence me rend mal à l’aise en quelque sorte? À quel point est-il resté lui-même après toutes ses années? Et puis, il a notre fils…Notre fils. Comment lui expliquer que je n’ai pas répondu à ses dernières lettres en raison de ma grossesse? Comment lui expliquer une parcelle de ma vie qui va chambouler la sienne à tout jamais? Serait-il capable de m’haïr pour cela, même en sachant que j’avais l’intention de tout lui dévoiler avant qu’on kidnappe mon fils?

Sans le réaliser, des larmes ont coulées de mes joues. Ma lèvre inférieur tremble involontairement, et ma respiration s’est accélérée. Je tente de trouver une manière de m’en sortir; je me sens comme un animal piégé qui ne trouve aucune issue. Tout d’un coup, voilà que j’ettoufe. J’ai chaud.

- Pardon Hewan…Je dois y aller…Je vais être en retard.

Le flot de larmes coulant encore sur mes joues, je pars d’un pas rapide dans le corridor censé me mener au bureau des aurors. Ne trouvant aucune toilette à la portée, je me trouve un coin tranquille pour décompresser. J’observe l’heure sur ma montre, et je jure entre mes dents. Je suis en retard de presque 5 minutes! L’adrénaline qui monte en moi me permet de sécher mes larmes, et j’expire bruyamment tandis que je pénètre dans le bureau des aurors. Un monsieur d’un certain âge vient directement à ma rencontre Son visage s’illumine, tandis qu’il me sert la main en se présentant mais son regard se porte au-delà de ma personne, près de la porte.

- Ah Hewan!

Je me retourne immédiatement vers la porte, perdant mon sang froid une seconde fois. Je sens la panique montée en moi, mais je prends de grandes inspirations pour me contrôler.

- Émeraude, je te présente Hewan.

Il me jette un rapide coup d’œil avant de reporter son attention sur l’élu en question

- Hewan, cette jolie demoiselle sera en formation avec toi pour les prochains jours! Elle se nomme Emeraude Green, et elle vient tout juste d’être mutée à Londres! Elle vient du bureau des aurors de New York, imagine-toi donc!

Il prend une courte pose durant laquelle j’ouvre et referme la bouche en me demandant si j’étais en train de rêver ou si j’étais bel et bien en formation avec mon ex…Et donc collée à ses souliers pour les prochains jours.

- Sur ce, je vous laisse faire connaissance, je dois retourner dans ma paperasse.

C’est bien vrai…C’est un vrai cauchemar.


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Jeu 26 Juil - 9:33

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Hewaude | Emewan
Adolescent innocent. Hewan est un nounours, une personne au cœur d’artichaut. Parler d’Emeraude à Kalanisse et Ophir était son passe temps favoris. Qu’est ce qu’il a pu les souler avec les yeux verts de sa bien aimée. Il s’était pourtant mis dans le crâne qu’il ne la reverrait jamais, et voilà qu’elle est en face de lui à l’heure actuelle. Comment résister à poser tant de question ? Malgré le manque de nouvelle, la panne d’hibou de la part d’Emeraude durant seize ans, Hewan ne l’a JAMAIS oublié. Jamais. Même quand il couchait avec d’autres femmes, c’était à Emeraude qu’il pensait. Toutes ces questions qu’il se posait depuis seize ans, qu’il peut enfin demander des réponses à la plus belle des concernées. Et finalement….

Une larme… Hewan fronce les sourcils et la regarde attentivement avant de passer sa main sur sa joue pour sécher sa larme. Mais, elle repousse sa main et s’excuse en partant, disant qu’elle devait y aller…

« Eme, attend !... »

Trop tard, la voilà repartie. Hewan soupire, et se demande bien ce qui a pu se passer. Pourquoi est-elle à Londres ? Pourquoi ici ? Qu’est ce qu’elle faisait ? Finalement, Hewan ne la connait pas. Qu’elle métier faisait-elle ? Si ça se trouve, elle avait une vie mieux que la sienne, peut-être qu’elle avait un compagnon… des enfants… l’avoir revu à tout changer, et peut-être que Hewan en souffrira d’avantage. Mais, sur ce, l’auror reprend son boulot, il devait se concentrer sur son travail, il parlera de sa rencontre avec Emeraude avec sa sœur et Ophir plus tard.

C’est dix minutes plus tard, qu’Hewan se fait interpeler par son supérieur. Il se tourne pour le regarder, se rendant qu’une jeune femme dont il reconnaitre la carrure entre mille les sépare. Emeraude s’est retournée vivement vers Hewan, alors que l’auror interpelé pose un regard plutôt rassurant sur Emeraude, un regard d’aucun jugement sur les larmes de tout à l’heure, aucun jugement sur la fuite face aux questions de tout à l’heure. Il écoute son chef et hoche la tête. Finalement, c’est son supérieur qui lui apprendra qu’Emeraude avait réussi à être auror à New York, qu’elle a été mutée ici et que … vu qu’elle a encore son nom de naissance, qu’elle n’est pas mariée. Hewan affiche un sourire, plus que ravie de passer les prochains jours avec la plus belle des femmes.

« Bien, suivez-moi. Nous allons… faire connaissance. »

Dit-il tout en lançant un clin d’œil à Emeraude. C’était bien sur annoncé sur le ton de l’ironie mais il emmène quand même Emeraude dans son bureau pour discuter, c’était l’occasion pour se remettre à jour. C’est sans surprise que sur le bureau d’Hewan on retrouve une photo développé en noir et blanc du couple. Les premières photos, des adolescents… en photo sur son bureau. Pas mal de personne lui ont demandé qui ça pouvait être, mais il était certain qu’avec Emeraude ce n’est pas ce genre de question qu’il aura. Il ferme la porte derrière elle, et il finit par se tourner vers elle, lui faisant signe de s’assoir, alors qu’il pose ses fesses sur son bureau.

« Eme… J’suis désolée si je t’ai fais de la peine ou si je t’ai outré ou… enfin je voulais pas te faire pleurer.. »

C’était déjà par là qu’il fallait commencer. Puis, il décide de remettre les pieds dans le plat tout en se relevant du bureau et passant de l’autre coté.

« Mais comprends-moi. Du jour au lendemain, je n’ai plus eu de réponse de ta part. Seize ans que j’attends une lettre de ta part. J’ai même fini par me demander si tu étais encore en vie. Et là, comme si de rien était, tu débarque ici, et je sais plus où donner de la tête. Si ça se trouve, tu… as quelqu’un d’autre, et des enfants ou… enfin je sais pas mais…»

C’était moins enfantin comme discussion. Peut-être que ce sont les larmes de la brune qui l’ont fait réagir, mais, c’était délicat comme situation.

« On doit bosser ensembles pour les semaines à venir, alors autant crevé l’abcès tout de suite, je n’ai pas l’habitude d’être perturbé dans mon travail, alors si je dois entendre des trucs durs, fais-le maintenant. »


Le pire scénario qu’elle pouvait lui raconter, c’est quelle ait quelqu’un d’autre dans sa vie, assis sur son siège derrière son bureau, face à Emeraude, il avait ses mains sous son bureau. Et, comme un enfant qui espère, il croise les doigts. Il espérait. Il espérait qu’elle l’aime encore, ou qu’elle soit célibataire, et surtout… il espérait pouvoir encore garder cette photo sur son bureau sans qu’elle le déprime.


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Jeu 26 Juil - 9:33

Can we start all over again?


Qu'est ce que qui est le plus terrible entre l'optimisme déconcertant de mon ex petit-copain ou bien l'ignorance assuré de notre supérieur sur notre passé commun. Connaissant Hewan, cela serait peu surprenant qu.il aille déjà mentionné mon nom, en bien ou en mal. Quoi que cela semble encore logique à mes yeux que le mot ne ce serait pas rendu jusqu'au supérieur d'Hewan. J'observe ses yeux rivés dans ma direction, pris au dépourvu par son clin d'oeil. Le fait qu'Hewan soit si heureux de me croiser me bouleverse encore plus que sa simple présence. Si seulement il savait...

Je le suis de loin jusqu'à ce que je considère comme son bureau. Je lui empiétre le pas en soupirant, mon sang battant à pleine allure contre mes temples.

Ne perds pas le contrôle...

Pour me distraire de la présence rapprochée de son corps contre le miens tandis qu'il referme la porte derrière nous, je me permets d'inspecter son bureau d'un léger coup d'oeil. À ma grande surprise, je retrouve une vieille photo de notre jeunesse bien en vue sur son bureau. Cette découverte me remplit d'une sorte de mélancolie mélangée d'une colère amère. Henan ne semble pas m'avoir oublié. Pourquoi? Pourquoi ne m'a-t-il simplement pas supprimé de sa vie, après 16 ans? Pourquoi s'est-il fait souffrir aussi longtemps en ressassant de vieux souvenirs dans, peut-être, l'espoir de me revoir un de ses jours et d'avoir une réponse à mon absence.  Qui plus est, le fait que son supérieur ne m'ait pas reconnu me semble encore plus ironique en sachant que je figure directement à l'entrée de son bureau. Le fait qu'Hewan n'est pas passé au travers de notre rupture me donne une seconde vague d'adrénaline pour affronter les flux de paroles qu'il me déverse par la suite. Mon coeur se referme par lui-même, ne laissant plus paraitre la mince faille que j'avais laissé entrevoir un peu plus tôt. je fronce les sourcils tandis qu'il s'excuse. Cela m'irrite, mais je pince les lèvres pour ne rien dire.

- Je réapparais du jour au lendemain après 16 ans et ce qui t'inquiète c'est de savoir si j'ai un mari et des enfants? Hewan, tu me désespères... Tu es resté figé dans ton passé.

Je soupire, m'assoyant dans la chaise face à son bureau sur lequel il s'est appuyé. Je tente de ne pas me laisser distraire par ses bras, son torse, ses... Ça suffit. Il veut la vérité, il en aura bien une part pour lui en boucher un coin. Je croise les bras après m'être passé une main dans les cheveux. Ma colère froide m'empêche de penser correctement, et je me dois de structurer un minimum ce que je m'apprête à dire. Et pourtant... j'ai envie de le blesser. Consciemment, j'ai envie d'être méchante avec lui, et je ne sais pas pourquoi.

- Tu ne trouves pas hallucinant qu'après toutes ses années, tu as encore une photo de nous sur ton bureau? As-tu seulement pris un brin de maturité pour savoir que si je ne t'ai pas donné de nouvelles durant tout ce temps, c'est qu'il était grand temps que tu passes à autre chose? Peut-être que je ne voulais pas que tu passes une partie de ta vie à attendre une fille qui ne reviendrait jamais au final...

Je n'ai pas l'impression de parler de moi-même, peut-être parce qu'il s'agit en grande partie d'un mensonge.

- Je suis débarquée en Angleterre car mon collègue et moi-même avons eu un terrible accident de balais il y a un certain temps, et celui-ci est plongé dans un comas depuis. N'étant plus en mesure de travailler sans lui étant donné que nous étions très proches, j'ai été mutée pour mon bien-être.

J'inspire, me demandant si la mention de mon collègue pourrait le rendre jaloux. Dans un certain sens, cela me plairait.

Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi?

- Et oui Hewan, j'ai continué de vivre sans toi. Si tu veux vraiment savoir, j'ai eu un fils...

Le tiens

- Maintenant, pouvons-nous nous concentrer sur notre travail et laisser de côté notre vie privée? Je ne crois pas que ce serait très productif de te laisser distraire par de vieilles chimères du passé...

Je me lève, prenant le cadre pour y détacher la photo, que je glisse en-dessous d'une pile de dossiers sur son bureau.

- Tourne la page et cesse de ressasser le passé. Tu aurais dû refaire ta vie.


Si seulement il savait que je rêvais encore de cette nuit où on m'avait arraché mon fils; si seulement il savait vraiment ce qui est arrivé... Mais qu'est-ce que cela changerait, en dehors de le blesser d'avantage que de rudes paroles de ma part? Qu'est-ce qui est le plus blessant entre croire que j'ai refait ma vie sans lui, ou réaliser que je l'ai fait contre mon gré et que mon enfant est aussi le siens?


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Jeu 26 Juil - 9:34

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Hewaude | Emewan
Immature. Oh que oui. Hewan était immature. Et faut dire que tout s’explique par son enfance plutôt dure. Il n’a jamais réellement pu s’amuser comme les autres adolescents de son âge et ce pour la protection de ceux qu’il aimait. L’amour d’Hewan, on ne s’en débarrasse pas comme ça. Le premier à avoir réussi à faire en sorte qu’Hewan le déteste, c’est son père, puis sa mère. Même le petit frère d’Hewan n’y est pas parvenu, et pourtant, il n’a plus de nouvelle. Même Emeraude. Et pourtant, Hewan découvre que son silence semble avoir été une rupture. Aïe. Douloureuse vérité pour l’auror. Il l’avait écouté sans rien dire. Plusieurs sentiments l’avaient envahis, mais son visage rester impassible, pour la simple bonne raison qu’il n’avait plus l’habitude de mélanger vie privée et vie professionnelle, et d’une certaine façon, c’est ce qu’il se passait actuellement. Il ne lui avait pas coupé la parole. En aucun cas, il se contentait d’écouter. Espérant à chaque début de phrase, qu’elle ne finirait par dire qu’elle avait quelqu’un. Et pourtant, un individu inconnu vient occuper ses paroles. En fait, il préférait qu’elle lui parle de lui, quand elle disait qu’il était immature, qu’elle lui reprochait de ne pas avoir tourné la page. Là, elle s’intéressait à lui. Mais quand elle parle de… cet abruti. Les doigts de Hewan se resserrent, mais son visage reste tout de même impassible. Abruti. Il la fixe, il observe chaque trait de son visage. Il la connaissait par cœur. Il l’aimait de tout son cœur. Et même les pires paroles ne pourraient changer ça. Un fils. Elle a un fils. Génial. Hewan rêve depuis toujours d’avoir des enfants, et voilà que son ex lui annonce qu’elle a refait sa vie, jusqu’à avoir un fils.  Tu aurais dû refaire ta vie. Hewan affiche un sourire. Elle a été peste avec lui. Tout ce qu’elle a dit, a fait une entaille dans son cœur. C’est certain. Mais il sourit. Il la regarde de ce même regard qu’il la regardait à Ilvermorny. Hewan est amoureux d’elle, d’un amour si puissant qu’en seize ans de temps, il n’a en aucun cas perdu une pointe de cet amour là. Il l’aime c’est indéniable. Et c’est pour cela qu’il sourit, parce qu’il lui permettrait pas de lui montrer qu’il est blessé. Hewan a toujours agis avec force et courage. Lorsqu’il s’est réveillé à l’hôpital, il y a plus de 16 ans, il a sourit à Emeraude, alors qu’il avait mal partout et surtout mal au cœur que son père ait été aussi loin. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il va flancher devant elle.

« Bien. »

Se relevant, il ouvre la porte de son bureau et se tourne vers Emeraude, toujours son sourire sur les lèvres.

« Tu vois tout ces gens. Tous ces aurors ? Tout ce personnel ? »

Il referme la porte, pour être à l’abri des oreilles indiscrètes et croise les bras sur son torse, gonflant donc ses muscles.

« Ils ne connaissent rien de ton existence. Rien de ma vie aux Etats-Unis. Si ce n’est que mon père est à Azkaban. Personne ne sait ce qui a pu se passer, il y a seize ans. Et tu sais pourquoi ? »


Il s’approche de son bureau et attrape la photo en la regardant.

« Parce que je ne mélange pas vie professionnel et vie privée. Si cette photo est sur mon bureau. C’est pour me rappeler que même dans la bouse d'hippogriffe, le bonheur est là. »

Il repose le cadre, et regarde Emeraude avant d’incliner sa tête sur le côté, gardant son sourire.

« Je n’ai pas envie de tourner la page. Et ce ême si tu as refais ta vie, même si ce crétin, c’est certain que je ne l’aimerai pas et que je voudrai lui péter la gueule. Tout simplement, parce que c’est avec toi que j’ai connu le bonheur Emeraude. Et ce que, ça t’enchante ou pas. »

Il rouvre la porte avant de se retourner et de finir enfin la conversation sur leur vie privée.

« Tu pourras dire ce que tu veux. Rien ne fera que j’arrêterai de t’aimer. J’ai survécu à seize ans d’indifférence. Ce n’est pas ta colère qui va m’atteindre. Sur ce, j’espère que ton abruti sortira du coma, et que ton fils est heureux avec vous. On a du boulot. »

S’avançant dans le couloir, sans vérifier qu’elle suivait. Hewan attrape son apprenti, Remus. Et lui tend des documents, avant de regarder un tableau. Génial. Il était de garde cette nuit. Il ne pourrait pas rentrer chez lui, prendre du repos pour avaler ce qu’Emeraude lui avait annoncé. Non, il devait passer sa nuit debout à Prè-au-lard, en compagnie d’Emeraude, pour lui montrer le boulot ici. Hewan aurait certainement voulu des retrouvailles plus… sympathiques. Lui qui a entretenu son amour pour elle depuis seize ans. Il n’a pas merdé. Il l’a attendu. Il a rêvé chaque nuit qu’elle revienne. Il a vu très peu de fille, et quand ça allait jusqu’à faire un tour dans son lit, le lendemain matin il était parti. C’est difficile d’avaler que la femme qu’on aime, ne vous aime pas autant que vous l’espériez. Mais Hewan relativise. Au moins… elle lui parle. Finit l’indifférence, une page se tourne. Du dialogue se mets en place enfin. Et puis… Hewan ne compte pas laisser Emeraude. Il l’aime. Depuis bien longtemps. Alors, il est hors de question que Hewan renonce à son rêve de l’épouser un jour. Sa Emeraude.

Adolescent naïf, immature et… jaloux.


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Jeu 26 Juil - 9:34

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Immature. Oh que oui. Hewan était immature. Et faut dire que tout s’explique par son enfance plutôt dure. Il n’a jamais réellement pu s’amuser comme les autres adolescents de son âge et ce pour la protection de ceux qu’il aimait. L’amour d’Hewan, on ne s’en débarrasse pas comme ça. Le premier à avoir réussi à faire en sorte qu’Hewan le déteste, c’est son père, puis sa mère. Même le petit frère d’Hewan n’y est pas parvenu, et pourtant, il n’a plus de nouvelle. Même Emeraude. Et pourtant, Hewan découvre que son silence semble avoir été une rupture. Aïe. Douloureuse vérité pour l’auror. Il l’avait écouté sans rien dire. Plusieurs sentiments l’avaient envahis, mais son visage rester impassible, pour la simple bonne raison qu’il n’avait plus l’habitude de mélanger vie privée et vie professionnelle, et d’une certaine façon, c’est ce qu’il se passait actuellement. Il ne lui avait pas coupé la parole. En aucun cas, il se contentait d’écouter. Espérant à chaque début de phrase, qu’elle ne finirait par dire qu’elle avait quelqu’un. Et pourtant, un individu inconnu vient occuper ses paroles. En fait, il préférait qu’elle lui parle de lui, quand elle disait qu’il était immature, qu’elle lui reprochait de ne pas avoir tourné la page. Là, elle s’intéressait à lui. Mais quand elle parle de… cet abruti. Les doigts de Hewan se resserrent, mais son visage reste tout de même impassible. Abruti. Il la fixe, il observe chaque trait de son visage. Il la connaissait par cœur. Il l’aimait de tout son cœur. Et même les pires paroles ne pourraient changer ça. Un fils. Elle a un fils. Génial. Hewan rêve depuis toujours d’avoir des enfants, et voilà que son ex lui annonce qu’elle a refait sa vie, jusqu’à avoir un fils.  Tu aurais dû refaire ta vie. Hewan affiche un sourire. Elle a été peste avec lui. Tout ce qu’elle a dit, a fait une entaille dans son cœur. C’est certain. Mais il sourit. Il la regarde de ce même regard qu’il la regardait à Ilvermorny. Hewan est amoureux d’elle, d’un amour si puissant qu’en seize ans de temps, il n’a en aucun cas perdu une pointe de cet amour là. Il l’aime c’est indéniable. Et c’est pour cela qu’il sourit, parce qu’il lui permettrait pas de lui montrer qu’il est blessé. Hewan a toujours agis avec force et courage. Lorsqu’il s’est réveillé à l’hôpital, il y a plus de 16 ans, il a sourit à Emeraude, alors qu’il avait mal partout et surtout mal au cœur que son père ait été aussi loin. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il va flancher devant elle.

« Bien. »

Se relevant, il ouvre la porte de son bureau et se tourne vers Emeraude, toujours son sourire sur les lèvres.

« Tu vois tout ces gens. Tous ces aurors ? Tout ce personnel ? »

Il referme la porte, pour être à l’abri des oreilles indiscrètes et croise les bras sur son torse, gonflant donc ses muscles.

« Ils ne connaissent rien de ton existence. Rien de ma vie aux Etats-Unis. Si ce n’est que mon père est à Azkaban. Personne ne sait ce qui a pu se passer, il y a seize ans. Et tu sais pourquoi ? »


Il s’approche de son bureau et attrape la photo en la regardant.

« Parce que je ne mélange pas vie professionnel et vie privée. Si cette photo est sur mon bureau. C’est pour me rappeler que même dans la bouse d'hippogriffe, le bonheur est là. »

Il repose le cadre, et regarde Emeraude avant d’incliner sa tête sur le côté, gardant son sourire.

« Je n’ai pas envie de tourner la page. Et ce ême si tu as refais ta vie, même si ce crétin, c’est certain que je ne l’aimerai pas et que je voudrai lui péter la gueule. Tout simplement, parce que c’est avec toi que j’ai connu le bonheur Emeraude. Et ce que, ça t’enchante ou pas. »

Il rouvre la porte avant de se retourner et de finir enfin la conversation sur leur vie privée.

« Tu pourras dire ce que tu veux. Rien ne fera que j’arrêterai de t’aimer. J’ai survécu à seize ans d’indifférence. Ce n’est pas ta colère qui va m’atteindre. Sur ce, j’espère que ton abruti sortira du coma, et que ton fils est heureux avec vous. On a du boulot. »

S’avançant dans le couloir, sans vérifier qu’elle suivait. Hewan attrape son apprenti, Remus. Et lui tend des documents, avant de regarder un tableau. Génial. Il était de garde cette nuit. Il ne pourrait pas rentrer chez lui, prendre du repos pour avaler ce qu’Emeraude lui avait annoncé. Non, il devait passer sa nuit debout à Prè-au-lard, en compagnie d’Emeraude, pour lui montrer le boulot ici. Hewan aurait certainement voulu des retrouvailles plus… sympathiques. Lui qui a entretenu son amour pour elle depuis seize ans. Il n’a pas merdé. Il l’a attendu. Il a rêvé chaque nuit qu’elle revienne. Il a vu très peu de fille, et quand ça allait jusqu’à faire un tour dans son lit, le lendemain matin il était parti. C’est difficile d’avaler que la femme qu’on aime, ne vous aime pas autant que vous l’espériez. Mais Hewan relativise. Au moins… elle lui parle. Finit l’indifférence, une page se tourne. Du dialogue se mets en place enfin. Et puis… Hewan ne compte pas laisser Emeraude. Il l’aime. Depuis bien longtemps. Alors, il est hors de question que Hewan renonce à son rêve de l’épouser un jour. Sa Emeraude.

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Jeu 26 Juil - 9:35

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Dès que je referme la bouche, je regrette d'avoir agit ainsi. Je lui reproche d'être immature, et pourtant ce que je viens de faire n'a rien de très intelligent ni de professionnel. Comment traiter Hewan comme un collègue? Je ne le pourrais probablement jamais. Ce petit changement de boulot risque de devenir rapidement pénible.

Parlant de pénible...

Pourquoi est-ce qu'il reste aussi impassible? Cela me déboussole, ayant pour habitude de connaitre Hewan beaucoup moins distant et fermé. En même temps, c'est tout à fait logique qu'il me réponde un simple "bien" alors je viens de lui enfiler une vanne pas possible. Et pourtant...cela me blesse. Que c'est contradictoire... Et puis, que veut-il dire par là? Bien, j'ai compris? Bien, c'est ce que je vais faire? Bien? Qu'est-ce qui peut être bien dans tout cela?

Je l'observe se lever pour aller ouvrir la porte, puis la refermer. Il n'aurait pas eu besoin de faire cette petite scène simplement pour me dire que personne ici n'était au courant de notre histoire. C'est tout de même un point que je trouve surprenant venant de lui: comme quoi nous grandissons tous. Mes yeux sont rivés sur sa démarche tandis qu'il récupère la photo que j'avais glissé sous ses dossiers. Je fronce les sourcils quand il remet la photo dans le cadre et le repose. Cela me fait bouger sur ma chaise, tout autant que ce qu'il dit. Comment peut-il être aussi...borné. Bah si, c'est lui ça... Après tout, on ne change pas du tout pour tout en 16 ans; on reste la même personne au fond de tout. Dans mon adolescence, j'aimais ce genre de comportement à la limite arrogant, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Un pincement de coeur à la mention que rien de ce que je pourrais faire cesserait l'amour que j'ai pour lui. Avant qu'il ne s'enfonce dans le corridor, je me lève pour me diriger en arrière de lui, murmurant assez fort pour qu'il puisse l'entendre

- Crois-moi, si tu savais ce que j'ai fait tu ne pourrais plus m'aimer.

Je le regarde s'éloigner, lui emboitant le pas. Puis, je remémore les derniers paroles en boucle dans ma tête, trouvant qu'un élément semble difficilement en cohérence avec...Charles? Attendez! Il pense que Charles est le père de mon fils? Je deviens rouge vif, soufflant dans mes joues en pleine hystérie. J'étais si concentrée sur le fait qu'il avait l'arrogance de me dire qu'il ne pourrait jamais cesser de m'aimer que j'avais complètement loupé le commentaire concernant Charles. Je tente toutefois de garder mon calme pendant qu'il interagit avec ses collègues, mais mes mains deviennent rapidement moites. La simple idée de m'imaginer dans le même lit que Charles est...

Rouge. J'ai chaud.

Je m'empare subtilement de la main d'Hewan pour le forcer à me suivre à l'extérieur du bureau des aurores. Je me dirige vers un couloir tranquille à quelques pas seulement avant de lâcher sa main et me retourner vers lui. J'ai peine à respirer tellement je suis...gênée?

- Charles? Tu crois vraiment que Charles est le père de mon fils? NON!


J'ai haussé le ton malgré moi, l'idée d'imaginer Charles comme étant le père de mon fils m'outre d'avantage. Je tente de baisser la voix après coup, me disant que ce ne serait peut-être pas la meilleure des idées de causer un tumulte au beau milieu d'un couloir ministériel. Je passe une main dans mes cheveux avant de couvrir ma bouche avec ma main. Je rame à trouver les mots pour rattraper la situation, mais je n'y parviens pas. Je ne peux tout de même pas lui annoncer qu'il est... Non, je dois trouver quelque chose d'autre.

- Je ne suis pas en couple, okay? Charles est comme un frère pour moi. Je me sens responsable de ce qui lui est arrivé. Charles a prit soin de moi dès mon arrivée au Ministère, et il a toujours été là pour moi 365 jours par an. Il a été un vrai mentor et il me manque terriblement. Mais il n'est JAMAIS rien arrivé entre nous. Non, de toute manière, mon fils est né bien avant mon entrée au Ministère...

Je pince les lèvres, m'appuyant contre le mur en fermant les yeux un instant. Je n'aurais pas du dire cela. Il pourrait bien me poser de multiples questions que je finirais bien par craquer. Je profite de la fraicheur du mur pour tenter de mettre de l'ordre dans le brouillard chaotique de mon esprit. Impossible. Je ne peux pas lui...Et si?

Tu n'en as pas mare de lui mentir? De te cacher derrière de fausses illusions?

Je viens fixer mes yeux dans les siens. J'en ai marre. Oui, j'en ai marre de me battre.

- Mon fils est né quand j'avais 17 ans, et je ne l'ai jamais vu car ma mère l'a envoyé dans un autre pays dès sa naissance. Je ne l'ai jamais tenu dans mes bras...


Et en voilà une tranche de vérité. De ma vérité. De notre vérité. Mais je doute qu'il va comprendre.

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Jeu 26 Juil - 9:35

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Hewan avait entendu son chuchotement. Mais Emeraude ne semblait pas comprendre l’ampleur de sentiments de l’auror. Hewan prenait ça comme une évidence. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait, dire les plus horribles choses, lui faire croire qu’elle le hait… Hewan a supporté l’indifférence, et rien n’est pire que l’indifférence. Là où il est surpris c’est quand elle lui attrape la main pour le tirer vers le couloir pour lui toucher quelques mots sur un sous entendu qu’il avait fait quelques minutes plus tôt. A nouveau Hewan l’écoute attentivement, le visage impassible, pour la simple et bonne raison qu’il était concentré sur ce qu’elle lui disait. Si elle a haussé le ton, Hewan n’a pas bronché. Si certains ce sont retournés, il a suffit d’un regard pour qu’ils retournent à leurs occupations. Se concentrant à nouveau sur Emeraude, il fronce les sourcils. Si c’est un visage plus tellement impassible, on ne sait pas trop ce qu’il peut penser non plus quand elle lui parle. Jaloux. C’était ça. Elle sortait un tas d’éloge sur ce… Charles. Et lui alors ? Hewan a-t-il fait quelques choses de mal pour subir aussi peu d’intérêt de sa part ? C’est peut-être égoïste, mais Hewan se demande vraiment ce que cet abruti peut avoir fait de plus que lui. S’il a entendu la suite, il ne l’a pas analysé. Préparant sa réponse concernant monsieur Parfait mais qui n’est sois disant que comme un frère.

« Tu me prend pour un botruc ? Je n’ai pas été là pour toi moi ? Je ne t’ai pas écrits des dizaines de lettres dans le vent ? Et j’ai pas eu autant d’intérêt de ta part, quoique la différence c’est que je t’ai peut être pas manqué. »

Il était touché. Et voilà qu’il le montrait. Finit le sourire arrogant. Finit le sourire sur de lui. Finit la certitude qu’il pourra la récupérer. Puis Hewan fronce à nouveau les sourcils. Elle avait seize ans quand elle a eu son fils ? Mais, il y a seize ans, presque dix-sept que Hewan est parti à Poudlard, finir ses études à l’incitation d’Emeraude.

« Mais… Attend. On était ensemble à cette période. Enfin sauf si tu m’as… »

La gorge d’Hewan se serre. Si elle l’avait trompé, il s’en remettrait sans doute jamais. Mais d’un coté ça expliquerait le fait qu’Hewan ne l’aurait pas manqué comme son petit Charles. Mais, l’auror reprend sur lui et se secoue la tête.

« Non t’aurai pas fait ça. Ça veut dire que… Je suis père, et tu me l’as jamais dis ?! »

Hewan sentait la colère monter. Finalement, il aurait préféré qu’elle le trompe plutôt que de lui dire qu’ils ont un fils et qu’elle lui a rien dit pendant tout ce temps. Hewan hausse le ton, perdant vraiment ses moyens.

« J’ai passé des jours et des nuits à me demander ce qu’il se passait aux USA. J’ai passé du temps à écrire des lettres qui n’ont eu aucune réponse. J’ai passé du strangulot de temps à chercher chaque raison qui aurait pu faire que tu me réponde pas. J’ai passé des heures et des heures à me rappeler ton visage, à parler de toi à Ophir et ma sœur, en étant sur que je te reverrai un jour. POURQUOI ? POUR QU’AU FINAL TU M’ANNONCE CA ?! »


Hewan en croyait pas ses oreilles. Elle a vécu des choses compliquer il le conçoit, mais jamais il l’aurait abandonné. Si elle était seule, c’était de sa faute. D’un ton sec et profondément colérique, Hewan poursuit en baissant le ton et la regardant dans les yeux d’un regard bien froid, bien sévère.

« T’avais pas le droit de me faire ça. Si en plus tu ose m’annonçait que tu m’envoyais rien à cause de ta grossesse…. bouse d'hippogriffe Emeraude, t’avais pas le droit. Si tu avais eu du bon sens, on aurait pu se battre contre ta mère ensemble ! On l’aurait eu ce petit ! »


Sentant des regards sur eux, l’auror se tourne vers ses collègues qui le fixe d’un air presque menaçant ce qui les fait directement retourner au travail.

« Tu m’as trahis Emeraude. Comment t… »

Hewan se coupe et ne prend même pas la peine de finir sa phrase. Il soupire et la fixe d’un air déçu.


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Jeu 26 Juil - 9:36

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C'était inévitable et peu surprenant. La réaction enflammée d'henan me touche profondément, et je pince les lèvres pour ne pas l'interrompre. Je sais que ce que j'ai pu faire est impardonnable, mais c'était le seul choix que j'avais à l'époque. Comment aurais-je pu lui annoncer cela durant sa période scolaire, et peut-être ruiner ses chances de terminer son année... Non, j'avais pris la décision de garder ce secret jusqu'à la naissance de mon fils pour le bien d'henan en grande majorité, et je ne regrette en rien ce choix. Ce n'est pas ce qui a mené à la perte de mon fils; l'insurrection de ma mère a mené à sa perte. Je m'enfonce légèrement dans la paroi du mur pour me donner un brin de courage face à ses paroles. Comment pourais-je lui expliquer que ce n'était pas volontaire? Qu'au fond de moi, nous allions finir par vivre heureux tous les trois après ses études? Même si je tenterais de lui expliquer quoi que ce soit, je ne crois pas qu'il écouterait. Il est révolté, ce qui est tout à fait justifiable. Son regard, quand il cesse de parler, creuse un trou dans ma poitrine. Il semble si...désemparé. Blessé. Perdu.

- Ce n'est pas ce que tu crois... Mais ça ne sert à rien de te parler tu n'écouteras pas...

Je me sens dépassée par les événements. À quoi aurais-je pu m'attendre? Bien entendu qu'il allait avoir une forte réaction. Et pourtant, je croyais qu'après toutes ses années, j'aurais été en mesure d'affronter cette révélation la tête haute. Mais ce n'est pas le cas. Je respire profondément pour tenter de garder les larmes à la surface, ce que je parviens difficilement. Il n'y a peut-être qu'un seul moyen de détendre l'atmosphère. Il a bien dit qu'il m'aimerait, peu importe ce qui arriverait, non?

- Suis-moi...

Je me décolle du mur pour rejoindre une seconde fois le bureau des aurores, et sans hésitation j'ouvre la porte du bureau d'henan pour m'y engouffrer. J'attends qu'il y soit entré à son tour avant de refermer la porte et lancer un sort pour insonoriser la pièce. Je dépose mon sac à main sur son bureau, déplaçant les piles de papiers sur la chaise afin de créer un endroit dégagé sur la surface du bureau. Je pointe le siège qui se trouve derrière le bureau, et d'un ton autoritaire je lui dis

- Assieds-toi...

Ma voix est faible, et ma gorge compresse violemment mes cordes vocales. Même si je voudrais, je ne pourrais pas m'exprimer clairement en ce moment. Pendant qu'henan s'installe, j'ouvre mon sac sans fond pour en sortir un petit bol de métal que je dépose devant lui. En glissant ma main au-dessus, une eau limpide apparait dans le bol. Je referme le sac, puis vient me placer sur la gauche d'henan. Avant mon départ des États-Unis, j'avais acheté une pensine portative afin de pouvoir investiguer sur l'accident de Charles en toute tranquillité dans mon nouvel appartement de Londres. Malheureusement, mon achat aura une autre utilité aujourd'hui. Je me crispe, mais je tente de garder un certain calme pour retrouver les souvenirs en question. Pendant que j'extrais le nécéssaire et que je le verse dans la pensine, je tente d'expliquer

- Ce n'est pas que je ne voulais pas; c'est que je n'ai pas eu la chance. Maintenant, regarde. Je ne te cacherai rien.

Souvenirs de la pensine, en ordre

1. On me voit, assise sur le sol de la petite chambre de bain du deuxième étage de la maison familiale. Je tiens un petit objet blanc dans mes mains, que je serre contre ma poitrine. Je pleure, et je ne sais pas comment m'arrêter. Je pense rêver, ou peut-être pas. Est-ce que je devrais refaire un autre test? Je regarde la poubelle, dans laquelle git deux autres tests que j'ai préalablement fait dans les deux derniers jours. Non.

Ce même soir, je tente de rédiger une lettre. Une seule lettre. Que je recommence 5 fois, 10 fois. Je n'y parviens pas. Je lui souhaite une bonne année, avec l'espoir de trouver les bons mots dans les semaines à venir. Mais les mots ne viennent pas. Ils ne viendront jamais.

2. Je suis à table avec mes parents. Nous sommes en octobre, et un silence pesant règne dans la salle à manger. Ma mère a appris la nouvelle; c'était inévitable.

- Tu dois te faire avorter. Je connais une sage-femme qui peut le faire au moyen d'un sort. Tu ne sentiras rien.

Mon père s'agite auprès de ma mère.

- À quoi pensais-tu Emeraude? Que ce gamin et toi vous seriez en mesure d'élever un enfant?? Est-il au courant? Je croyais que vous aviez cesser de vous voir.

Je me crispe sur ma chaise; je tremble. Je ne sais pas quoi répondre. Qu'est-ce que je devrais répondre? J'ai envie de pleurer, de crier, de m'énerver.

- C'est un accident papa... Mais je suis capable de vivre avec les conséquences. Je le connais, il ne voudrait pas que je me fasse avorter et moi non plus. J'ai décidé d'attendre la fin des cours pour lui annoncer...Je...veux simplement m'assurer qu'il réussisse son année. Je trouverai un travail moldu après sa naissance, à Londres s'il le faut. Je ne vous embêterai plus. Vous ne me reverrez plus. Mais vous ne pourrez pas me forcer à abandonner mon enfant.

Ma mère s'indigne; mon père devient violet.

- Tu n'as certainement pas l'âge de faire tes propres décisions. Tu te feras avorter.

Mes poings frappent la table d'un excès de colère.

- Ce n'est pas ton corps. Et j'en ferai ce que je veux.

Puis, je sors de table pour aller m'enfermer dans ma chambre. Après avoir lancer un sort, je me permets de crier de toutes mes forces, lançant quelques objets à travers la pièce. De l'encre coule de mon bureau jusqu'au sol. Mes larmes viennent rejoindre le liquide noir.

3. Je perds mes eaux durant une belle matinée. Mes contractions commencent en douceur, puis s'intensifient au courant des heures qui suivent. Ma mère avait terminé par faire la paix avec mon choix, bien qu'elle tentait de me convaincre de donner mon fils en adoption après sa naissance. Je n'avais aucune intention de le faire, mais j'avais tout de même accepté d'accoucher à la maison en présence d'une sage-femme. Celle-ci allait arriver dans les heures suivantes, quand mes contractions allaient se rapprocher d'avantage. En cours d'après-midi, je rejoints ma chambre pour m'assurer d'une chose: que mes billets d'avion sont bien dans mon pupitre. Je les caresse tendrement. Je sais que c'est irresponsable de ma part de voyager avec un bébé naissant, mais je n'avais pas d'autre choix. Ma mère avait été très spécifique que je n'avais plus ma place à la maison dès que j'allais donner naissance, et je lui avais bien expliqué que je n'avais aucune intention de rester car j'allais aller rejoindre Hewan, J'anticipais notre réunion considérant le fait que je lui avais cacher une importante nouvelle, mais aussi parce que j'avais été incapable de répondre à ses lettres dans les mois qui suivirent l'annonce de ma grossesse. Je me sentais coupable de lui cacher cette nouvelle, et pourtant je croyais fermement qu'il s'agissait de la meilleure décision qui soit pour ne pas nuire à ses études. Maintenant que les épreuves se terminaient, je pouvais avoir l'esprit tranquille. Ou pas.

Tandis que j'étais assise sur la chaise dans ma chambre, je sentis un liquide chaud couler entre mes jambes. Il s'agissait de sang. Quelque chose n'allait pas.

Moins d'une demie-heure plus tard, j'étais couchée dans mon lit dans un état comateux, la sage-femme à mes côtés. Ma mère et elle discutaient à voix basse concernant la possibilité de m'endormir dû aux complications. Chose dit, chose faite. J'eus une procédure d'urgence. Et à mon réveil, ma mère m'apprit que je ne pourrais jamais voir mon fils car il avait quitté le pays. Cela aurait été moins douloureux de me dire qu'il était mort. Je tentai de frapper ma mère, mais j'étais si faible que j'étais collée au lit. Je criai, pleurai. Mais je ne pouvais plus rien faire.


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Jeu 26 Juil - 9:36

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A l’instant même ou Hewan avait cessé d’hausser le ton,  il s’en était voulu. Ce n’était pas son genre de juger les actes sans connaître toute la situation. Il s’en voulait. Mais, il fallait avouer qu’il était vraiment déçu qu’elle ne lui ait rien dit. Ils auraient pu trouver une solution ensemble et aurait pu contrer l’enlèvement de leur fils. Il en était convaincu. Emeraude était intelligente, l’une des sorcières les plus brillantes qu’il ait connu dans toute sa vie, si Hewan n’est pas aussi intelligent qu’elle, il a le courage et  eux deux, ils auraient pu protéger cet enfant. C’est quand elle lui demande de le suivre, qu’il ne bronche pas et obéit. Ils entrent à nouveau dans son bureau, alors qu’Emeraude lui dit de s’asseoir ce qu’il fait sans broncher, pendant qu’elle prépare une… pensine. Hewan ne savait pas s’il était prêt à voir de ses yeux l’enlèvement de son fils, car en toute logique c’est ce qu’elle va lui montrer. Et les mots qu’elle ajoute confirment. Il hésite d’abord, puis finalement, qu’il le veuille ou non, c’est aussi une partie de sa vie. Alors, Hewan soupire et plonge la tête dans la piscine.

Plongé dans les souvenirs de sa dulcinée. La première situation lui fend le cœur. Elle pleure. Hewan se mord la lèvre inférieure et regrette d’être parti à Londres. A la voir comme ça, il aurait du rester avec elle, il aurait dû être là. Et si finalement, l’égoïste dans l’histoire c’était lui ? Il s’accroupit à sa hauteur en déglutissant et regarde en sa direction. D’autres tests dans la poubelle. Hewan soupire. Le même souvenir, montre que l’adolescente tente de rédiger une lettre, en recommençant plusieurs fois. Curieux, il se penche par-dessus l’épaule d’Emeraude, et remarque que c’est une lettre qui lui était destiné. Elle a essayé. C’était la dernière lettre qu’il avait reçu, celle qui a gardé bien au chaud chez lui.

Second souvenir. Un repas avec ses parents. Hewan se trouve derrière Emeraude, debout regardant ses parents. La mère d’Emeraude commence à parler. Au courant, elle était au courant. Avorter ? Hewan grogne. Et grogne d’avantage quand son père prend la parole en soutenant qu’ils étaient incapables d’élever un enfant. Botrucs.  Il croyait qu’ils avaient cessé de se voir ? Si Hewan avait pu, il serait revenu aux Etats-Unis rien que pour elle.  Emeraude est tendu, et il y a de quoi, elle se fait attaquer par ses parents. Ils ne l’encouragent même pas à le dire à Hewan. Comment pouvait-elle trouver le courage de lui dire, alors que tout le monde voulait qu’elle tue cette vie qui germait en elle.

« Et toc. »

A-t-il dit quand Emeraude affirme qu’il n’aurait pas voulu qu’elle avorte. C’était complètement vrai. Et puis, elle explique qu’elle veut qu’il finisse son année. C’était de l’Emeraude tout cracher. Elle savait que l’adolescent serait revenu de Londres exprès pour la soutenir. Elle essaie même le compromis de quitter la maison familiale… Si ce n’est pas de l’amour ça. Mais son père tente quand même de la faire avorter, et le caractère d’Emeraude revient au galop, une dispute éclate. Hewan soupire. Il avait sa part de responsabilité.

Troisième et dernier souvenir de la pensine. L’accouchement d’Emeraude. Elle perdait les eaux, Hewan s’y croyait, il était heureux, surtout qu’elle semblait plus sereine. Mais tout change quand, un filet de sang glisse le long de sa jambe. Il panique. Il se tenait à ses cotés, bien que ce ne soit qu’un souvenir. Il avait peur, et pourtant, il savait qu’elle s’en sortirait puisque c’est un souvenir et qu’elle est encore vivante. Mais quelques parts, il s’en voulait de ne pas avoir été là, ce jour-là non plus. Lorsqu’elles l’endorment, Hewan observe le reste de la scène. Et voit même la mère d’Emeraude prend le petit et ne pas revenir avec. Au réveille d’Emeraude, quand sa mère lui annonce ce qu’elle a fait « pour le bien de sa fille » Hewan sent la colère monter, et Emeraude était bien trop affaiblit pour réagir.  Le cœur d’Hewan se fend de nouveau et voilà qu’il revient à la réalité.


Passant sa main sur son visage pour enlever l’eau, il regarde Emeraude et s’en veut terriblement d’avoir agit ainsi. Il se lève et la tire contre son torse déposant un baiser sur son front.

« Je suis désolée, Eme… »

Il la relâche et soupire avant de tenter une mini-blague pas forcément très drôle.

« Finalement, moldu ou sang-pur, des parents tyrans, il y en a partout… »

Il déglutit sachant pas vraiment quoi dire et se rassoit.

« Tu as essayé de le retrouver ? »


Question stupide, surement que oui. Mais aujourd’hui, c’est trop tard, le gamin à seize ans, voir ses parents biologiques pourrait lui faire un choc.



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Jeu 26 Juil - 9:36

Can we start all over again?


J'ai préféré ne pas intervenir dans mes propres souvenirs. C'est pourquoi je n'ai rejoint Hewan dans la pensine, sachant que le fait de revoir ses moments de ma vie serait trop émotif pour moi en cet instant. En n'importe quel instant, je dois bien avouer. Cette année précise de ma vie avait été particulièrement difficile à surmonter, alors je préférais me tenir loin de ses souvenirs. Durant le court instant qu'Hewan est plongée dans la pensine, je me perds dans mes propres pensées. Est-ce que j'ai bien fait de tout lui montrer? Probablement. Je sais que la vérité pure et simple est plus appréciée par lui qu'un mensonge ficelé à travers les années. Mais même à cela, j'hésite à savoir si cela était vraiment nécéssaire. Qu'il puisse me voir dans une position aussi vulnérable me rend fragile à ses yeux tandis que j'avais toujours fait en sorte de paraitre plus forte que je ne le suis en réalité.

Je me sens nerveuse autant que délivrée. Maintenant, je n'aurai plus ce poids sur ma conscience. Je pourrai avancer sans m'en vouloir à tous les jours pour les erreurs de mon passé. Je ne regrette pas lui avoir caché l'existence de notre fils durant ma grossesse car je sais qu'il aurait tout fait pour revenir vers moi, ce qui aurait mis en péril ses études. Ce que je regrette, c'est d'avoir fait confiance à ma mère. Sans cela. nous aurions pu vivre heureux. Peut-être que dans un sens, lui montrer mes souvenirs reviendrait à demander pardon.

Lorsqu'il s'active à nouveau, je reste figée sur place. Ne sachant pas quoi lui dire, je ne fais que l'observer tandis qu'il se retourne vers moi. Il m,attire vers lui, et je le laisse faire comme une poupée de chiffon. Mon corps est mou, et je ferme les yeux en soupirant. Je sens un contact chaud sur mon front, et ses excuses me font sourire. Ça devrait être moi qui s,excuse, et non lui. Mais c'est bien Hewan. Il trouve toujours la manière de rejeter la faute sur lui. Il porte le poids du monde sur ses épaules, et ce depuis qu'il est tout petit. Sa blague me fait sourire, mais je ne sais quoi lui répondre. Il est vrai que mes parents avaient mal agit, mais je sais que ma mère avait fait cela en croyant qu'il s'agissait du meilleur choix pour mon avenir. Peut-être qu'en effet je n'aurais jamais fait les études nécéssaires pour devenir auror par la suite, mais était-ce vraiment à elle de choisir à ma place?

Je m'écarte de lui tandis qu'il me demande si j'ai tenté de le retrouver. Je plante mes yeux dans les siens, tentant de ne pas paraitre froide dans ma réponse.

- Même si j'avais voulu le retrouver, ma mère a refusé de me donner les moindres informations à son sujet. Je ne connais ni son nom, ni l'endroit ou il a été amené suite à sa naissance. Du coup, j'ai pataugé dans le néant pendant 16 ans. Et ma position au Ministère ne m'a pas permis de trouver les informations nécessaires. Et de toute manière, je ne crois pas qu'un adolescent de son âge serait ravi d'apprendre qu'il a été adopté... Enfin, je ne sais pas quel genre de famille l'a adopté, mais ils ne lui ont surement pas dit qu'il avait été adopté. Du coup, je ne crois pas que ce serait une très bonne idée d'intervenir dans sa vie après toutes ses années. Donc non, je n'ai pas tenté. Bien que j'aurais voulu.

Je balance la tête de gauche à droite pour tenter de supprimer la nostalgie que cette conversation avait fait monté en moi. Maintenant que nous avions amplement parlé de notre passé, il serait peut-être important de se concentrer sur notre présent. Surtout considérant le fait que nous venions de perdre près d'une heure à parler de notre vie personnelle alors que nous étions censé travailler. Dans un sens, être collé à Hewan pour les prochaines semaines avait quelques points positifs, dont le fait que cela allait me permettre de comprendre en quelle manière il avait changé avec les années, ou pas. Refaire connaissance en quelque sorte. Et peut-être même retrouver cette flamme que j'avais pour lui à l'époque. Mon côté pessimiste m'empêche de me faire de faux espoirs, mais l'idée n'est pas très loin derrière.

- Bon. Maintenant que tu connais mon plus gros secret, il serait peut-être important de commencer mon orientation. Je semble avoir vu que nous étions de garde ce soir, cela veut dire que nous terminons à 16h et que nous devons nous repointer au Ministère pour quelle heure? Minuit?... Enfin, je te laisse le soin de me guider.


Changer de sujet allait nous faire du bien à tous les deux, bien que je sois consciente que l'envie devait être irrésistible de me demander de plus amples informations sur mon passé éloigné de sa personne.

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Jeu 26 Juil - 9:37

Can we start all over
Hewaude | Emewan
Bouleversant. C’était une nouvelle bouleversante. Vraiment. Imaginez-vous à la place d’Hewan. Un trentenaire, en peine de cœur depuis seize ans. Retrouve la raison de sa blessure, avec qui il devra travailler pour les prochaines semaines, le temps qu’elle s’adapte. Qui lui annonce qu’elle a été enceinte de lui, lui qui a toujours voulu être père, pour au final lui dire qu’il ne rencontrera jamais son fils parce que sa stupide mère l’a fait enlevé. Alors qu’elle répond à sa question, peut être attendant une réponse positive, il soupire alors que cette dernière est négative. Emeraude a vraiment eu une vie de bouse d'hippogriffe, et Hewan n’a rien pu faire pour l’aider, la culpabilité est présente. Il soupire avant de se concentrer à nouveau sur les mots d’Emeraude. Elle avait raison la brune, il était temps de se mettre au boulot, surtout qu’a Londres c’était un désastre en ce moment. Il attrape ses dossiers et les tends à Emeraude.

« En effet, ce soir on est de garde. Mais, tu dois te pencher sur la situation actuelle qui n’est pas glorieuse. Une guerre se mets en route. Disons que tu arrive en plein milieu d’une catastrophe. »

Il se lève et récupère un autre dossier, sortant des photos de la marque des ténèbres vu dans le ciel, et le logo que certains sorciers noirs qu’ils ont arrêté avaient sur l’avant bras. Il les tend également à Emeraude.

« Deux groupes, reconnus terroriste chacun par le ministère. D’abord, Les mangemorts, qui sont représenté par ses symboles. On en sait peu, mais ce qu’on sait c’est qu’ils prônent le sang-pur, et veulent voir morts les nès-moldus et les sang-mêlés. L’autre groupe, l’Ordre du Phénix, on en sait encore moins, s’étant proclamer il y a encore moins de temps que le premier. Mais, ils semblent répondre par la violence aux attentats des Mangemorts, ils protègent les né-moldus et les sang-mêlés, sans pourtant attaquer les sang-purs, mais la violence est présente dans leur camp aussi, on a pour ordre d’arrêté tout ceux qui mettent en danger autrui. Par conséquent, un couvre feu a été installé, et notre garde commencera deux heures plus tôt. »

Il inspire, alors qu’il s’inquiète pour Kalanisse lorsqu’il pense à la situation. Elle est en couverture chez les mangemorts, mais se fait griller, et les aurors n’ont plus confiance en elle, si elle a demandé à des aurors de confiance de veiller sur elle, le boulot est énorme et tout le monde n’a pas le temps de veiller sur une « traitresse » parce que son grand frère l’a demandé… Mais, Hewan cache son inquiétude aux yeux d’Emeraude. Il observe l’heure et regarde sa nouvelle co-équipière.

« De plus, nous avons des stagiaires avec nous, qui apprennent le boulot, donc faut en plus y faire attention tout en les formants. Mais, par chance, je vais pouvoir me consacrer à tes jolis yeux, nous serons que tous les deux ce soir. »


Il semblait avoir compris. Avoir compris qu’il ne pouvait plus se comportait avec elle comme il y a seize ans, que sa vie a continué quand il est parti, et qu’elle a vécu pas mal de chose. Il devait attendre, attendre que la flamme reprenne, et il attendrait encore le temps qu’il fallait.




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