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Can't keep a secret forever ✥ Thalisa

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Jeu 26 Juil - 9:39
Can't keep a secret forever


Je me souviens de ce jour avec une clarté surprenante. J’avais eu une discussion avec mon fils au sujet de Thalisa. Je sais que cela fait plusieurs années qu’il veut que j’aborde ma fille à son sujet, mais le moment ne m’a jamais semblé opportun. C’est pourquoi j’ai hoché la tête en soupirant.

- J’aimerais la rencontrer pops!

J’ai plissé le nez. Je suis au courant de son désir de connaitre sa grande sœur. J’en suis conscient, mais l’idée de confronter ma fille à ce sujet est relativement terrifiante. Jules me dirait que je ne suis qu’un lâche d’avoir peur de ma propre fille, mais c’est exactement pour cette raison que je redoute ce moment. La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre, et je sais que ce genre de secret pourrait complètement la détruire; savoir que j’ai élevé un garçon qui n’est pas de mon propre sang comme mon fils alors que je ne l’ai pas élevé elle… Certainement, j’en payerai cher en reproches.

Cette journée-là cependant, je m’étais enfin décidée. Nous nous étions installés quelques mois plus tôt dans le château familial, et je crois que c’est la proximité avec le lieu de demeure de ma fille qui a rendu mon fils autant énervé à ce sujet. Ceci étant dit, j’avais enfin pris ma résolution. Alors, je me trouvai un billet d’avion bon prix pour le jour même, et je voyageai jusqu’à la demeure que j’avais anciennement partagé avec sa famille. Un tant soit peu nerveux à mon arrivée, j’ai figé quelques instants devant les imposantes portes de l’entrée principale. J’anticipai chaque parole, chaque geste. Mais ce fut un jardinier qui coupa net mes réflexions.

- Bonjour monsieur, puis-je vous venir en aide?

Je me tournai vers le petit homme en question, appuyant la paume de ma main droite sur l’arrière de ma nuque en signe de nervosité.

- Je suis à la recherche de Thalisa de Saxe.

J’observai l’homme tandis qu’il semblait songer quelques instants. J’eus la réflexion de serrer mes dents, n’ayant aucune envie de manquer de respect.

- Oui, je vois. Malheureusement, Mme de Saxe est en voyage d’affaire. Je ne pourrais vous dire à quel endroit cependant, ce ne sont pas des informations que nous avons le droit de savoir.


Mon cœur a fait immédiatement un bond. Moi qui avait une si grande volonté cette journée-là. Je tentai de lui demander s’il était au courant de la durée de son voyage, mais celui-ci semblait tout aussi perdu que moi. J’abandonnai donc le combat, retournant piteux à bord de mon taxi en direction de l’aéroport. De retour au château, j’appris la nouvelle à mon fils, ce qui le rendit dans un piteux état. Il refusa de me parler pendant quelques jours, remettant la faute sur le fait que j’avais attendu trop longtemps avant d’aller l’aborder. Je le comprenais, c’est pourquoi je ne le dérangeai pas. Enfin, jusqu’à ce que j’aille une idée : pourquoi ne pourrions-nous partir quelques mois, voir années sur une île réputée pour le règne des vampires? Peut-être qu’une isolation du monde humain pourrait nous faire du bien à tous les deux…

Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à diriger le Crépuscule.

C’est la réflexion que j’ai alors que je suis accoudé au comptoir du bar, fixant avant peu d’intérêt le lustre au-dessus de moi. Je ne pourrais pas dire pour combien de temps nous allons rester sur cette île. Le temps est une infime question qui perturbe peu les immortels. Surtout à mon âge. Les bruits autour de moi reviennent se percuter à mes oreilles, et je sors de la transe dans laquelle je m’étais entré. Je me permets de de faire un tour d’horizon de la pièce, décidant de me lever et d’aller marcher à l’extérieur afin de me dégourdir les jambes et le cerveau. C’est en évitant la file d’attente à l’extérieur de la porte d’entrée que mes yeux tombent sur une silhouette familière. Mes yeux s’agrandissent, et je bondis vers l’avant pour agripper le bras de ma fille.

- Thalisa! Que fais-tu sur cette île?

Je laisse la question en suspens, revenant vers l’extérieur de l’immeuble sous le regard jaloux des autres personnes. Sans même hésiter, je fonce directement vers mon bureau, qui se situe tout au fond de l’étage principal. J’ouvre la porte et la referme dès que ma fille m’y a suivi. Je croise les bras, m’appuyant contre la porte refermée. J’ai besoin d’appui ; je tremble.

- Par quel drôle de hasard te trouves-tu ici

C’est tout ce que je parviens à lui dire.
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Jeu 26 Juil - 9:40
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Les journées étaient is longues… Ou bien si courte. Thalisa n’en avait aucune idée, selon l’ambassadrice écossaise, les journées semblaient aussi longues que courtes, tout dépendait du moment et ce qu’il se passait dans la journée. Tout lui semblait varier trop vite, elle ne lavait plus quoi en penser elle-même. Elle ne savait pas quoi penser de toute la situation qui l’entourait, de tout ce qui s’était déroulé ces derniers siècles. La disparition subite de son père. La mort d’une mère, d’un fiancé et d’un enfant. Son ancien statut de reine légué à son petit frère maintenant roi. Ce dernier lui envoyait par ailleurs régulièrement des lettres pour qu’elle vienne l’aider à régner bien qu’elle savait qu’il faisait cela pour qu’elle règne comme il avait été prévu. Cependant elle lui répondait, en règle générale, qu’elle ne pouvait pas et qu’elle avait de nombreuses responsabilités au sein d’Haima et que le roi devrait avoir un conseiller extérieur pour l’aider dans ses démarches. Ce qui était à moitié faux. Oui Thalisa avait des obligations et des responsabilités mais rien en soit ne l’obligeait à rester à Haima en dehors de son besoin de rester éloignée de chez elle, de là où elle a tout perdu. De cet endroit où elle ne pouvait plus décemment rester. Néanmoins que dire de son ex-future belle-mère. Elle ne l’aurait jamais apprécié, elle aurait eu tellement peur de se faire remplacer et c’était sans doute ce qui était arrivé. Thalisa ne pouvait pas en vouloir à son père. Elle se rassurait en se disant qu’ils n’avaient pas eu d’enfants ensemble et qu’elle était la fille unique de son père, sa seule chérie. Pourtant les mots de cette affreuse femme revenaient en boucle dans les pensées de l’écossaise. Et si elle avait raison ? Et si son père était mort finalement ? Cela expliquerait sa longue disparition et pourquoi elle n’avait plus de nouvelles. Elle n’avait jamais voulu y penser pour la simple et bonne raison qu’elle se refusait de perdre un père comme elle avait perdu sa mère, son mari ou même son enfant. C’était comme si cette possibilité était inenvisageable. Cela faisait un moment qu’elle avait parlé avec cette femme et pourtant elle n’arrêtait pas de ressasser ces mots qui l’avaient atteinte plus que ce qu’elle pensait au fond.

Alors, ce soir-là, elle avait pris la décision de faire le deuil de son père et avait également pris la décision de boire en sa mémoire, dans le cas où il serait mort. Sans lettres ou preuves concrètes de sa mort, elle ne pourrait jamais se résigner à oublier et mettre son père de côté. Elle ne l’avait jamais fait pour ses défunts proches pour la simple et bonne raison que l’on ne s’en remet pas. Il est impossible de s’en remettre et de mettre cela de côté our une personne proche tel que sa mère. C’était pour cela qu’elle avait prétexté un voyage d’affaire devant tout le monde, même auprès de sa famille présent à Haima. Elle refusait encore de leur avouer qu’elle ne comptait jamais rentrer chez eux, qu’elle resterait ici, au sein de cette utopie qu’elle avait toujours voulu, qu’elle aurait voulu pour son enfant, où elle aurait voulu l’élever en compagnie de son défunt mari. Un verre. Ce défunt mari qui lui manquait plus que tout en ces moments. Cinq verres. Cette famille idéale qu’elle s’était imaginée de nombreuses fois, sans jamais y croire. Pourtant elle y a cru durant sa grossesse, elle a cru pouvoir être heureuse, même en l’absence de son père. Mais elle ne trompait personne. Thalisa était seule, elle se sentait seule. Elle sentait envahir par la solitude et aurait souhaité, au fond, mourir avec sa mère, son enfant et son mari. Tous morts en vain apparemment, ou du moins selon l’ambassadrice. La soirée ne faisait que de commencer dans ce bar qui lui paraissait si commun sans savoir pourquoi puisque c’était la première fois qu’elle y pénétrait mais l’ambiance lui rappelait quelque chose, sans savoir ce que c’était réellement. Elle eut un besoin urgent de sortir, prendre l’air, comme si cet endroit et la situation dans laquelle se trouvait la brunette l’étauffait sans que ça ne s’arrête. Elle se précipita dehors, prit une bouchée d’air frais et c’est ainsi que tout se mit à aller mieux. Elle pensa avoir bu trop, bien que ça lui semblait étrange, lorsqu’elle se retourna lorsque l’on l’interpella. Elle reconnut son père. Son cher père soit disant disparu. Ses jambes manquèrent de défaillir, comme si le sol s’effondrait sous ses pieds. Ébahie, elle regarda hébétée son cher et tendre père, les larmes aux yeux, émue et heureuse de revoir son père. Une larme coula sur sa joue avant qu’elle ne prononce ces mots :

— Papa…?

Son ton montrait son hésitation bien sûr. Elle ne savait pas si c’était l’effet de l’alcool ou bine la réalité qui se trouvait sous ses yeux. Si son père chéri était enfin devant elle. Elle voulut le prendre dans ses bras mais il s’en alla avant même qu’elle puisse le faire. Blessée, elle décida de le suivre tout de même, pour en savoir plus. Elle revoyait enfin son père. Elle n’aurait jamais cru le voir un jour. Alors qu’elle rentrait dans son bureau, elle ignorait d’ailleurs que c’était le sien, les larmes coulèrent toutes seules tandis qu’aucune forme d’affection n’avait été donnée, blessant profondément la fille de Julian, la blessant presque autant que la mort de trois êtres chers.

— Mon travail d’ambassadrice et tu m’as manqué papa.

La jeune femme tremblait elle aussi mais elle ignorait si c’était dû à cette rencontre ou tout simplement parce qu’elle pleurait devant son père. Elle était même déçue qu’il ne lui dise pas plus tôt qu’elle lui avait manqué aussi, qu’il ne lui montre aucune affection alors qu’elle aurait tué pour cela n’importe quand et n’importe où.
☾ anesidora
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Jeu 26 Juil - 9:40
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Une fois la surprise passée, lorsque ma fille se retrouve devant moi bien en sécurité dans mon bureau, je commence à me détendre. Autant suis-je heureux de la voir, autant que je ne sais pas comment prendre la nouvelle. Depuis combien de temps était-elle ici, et surtout depuis combien de temps partageait-il cette île sans qu'il aille la moindre idée qu'ils y vivaient tous les deux? Je soupire, réalisant que j'ai blessé ma fille.

- Je suis désolée Thali. J'ai été surpris de te voir. Tu m'as manqué aussi.


J'hésite. J'aurais voulu lui dire qu'elle semblait en pleine forme, mais ce serait un mensonge pur et simple. Je tente donc de trouver au fond de moi quelques mots réconfortants, mais je n'avais jamais été bon pour ça. C'est peut-être pourquoi cela avait été plus simple pour moi d'élever un fils au lieu d'une fille; mon fils ayant agit comme un vrai catalyseur depuis que je l'ai récupéré dans cette usine. Et pourtant, j'avais complètement oublié de prendre des nouvelles de Thalisa, surtout depuis que Michael est entré dans ma vie. Je dois avouer que l'idée que Thali apprenne l'existence de mon fils adoptif était effrayante.

Je m'approche d'elle à petits pas, la sentant fragile devant moi. Je modère ma voix pour paraitre moins froid, bien que je suis inquiet pour elle.

- T'as bu? Tout va bien? Je peux faire quelque chose?


À l'instant même, un jeune homme ouvre la porte d'un grand coup pour s'y engouffrer avec une hâte dérangeante. Celui-ci, ne voyant pas Thalisa, s'exprime immédiatement.

- Papa, j'ai de gros ennuis... Le mec à qui je devais vendre est partie avec la cargaison sans payer... Je suis donc aller voler la cargaison chez lui...Mais on m'a découvert et là il me court après...

Mon fils semble exténué et hors de lui. Pour ma part, la situation me semble autant ironique qu'affolante. Alors que j'avais voulu éviter pendant des années la découverte de Michael par ma fille, voilà que lui-même sautait directement dans la gueule du loup. Je m'assois sur le bord du bureau pour empêcher mes jambes de fléchir, et j'expiee profondément pour trouver les mots adéquats pour cette situation délicate. Au final, je ne les trouve pas.

- Ça va Michael, tu as bien fait. Et puis, qu'il vienne au bar...

Michael ouvre alors de grands yeux en apercevant la jeune femme qui était à mes côtés. Il ouvre la bouche pour parler, mais je l'empêche d'un geste de la main. Avant que la situation n'empire, je prends les devants.

- Michael, je te présente Thalia...


L'expression faciale de Michael s'illumine, mais il reste silencieux.

- Thalia, je te présente Michael...Ton frère.
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Jeu 26 Juil - 9:41
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Thalisa était heureuse bien que légèrement sceptique. Elle ne fronça pas les sourcils pour montrer son scepticisme, elle gardait ce sentiment pour elle, ne voulant pas gâcher ces retrouvailles qu’elle avait attendu depuis si longtemps. Néanmoins, elle se demandait, malgré tout, pourquoi il n’avait pas repris contact. Elle se posait encore et encore cette question depuis de nombreuses années, elle ne savait pas quoi faire réellement actuellement. Elle ne savait pas comment prendre chacun des mots e son père. Devait-elle lui faire confiance après ce que celle qui aurait dû être sa potentielle «  belle-mère » lui a dit ? Elle n’en savait pas grand chose. En premier lieu, elle savait qu’il ignorait qu’elle savait sa relation avec Mathilde. Elle ne savait même pas s’il ne l’avait pas croisé. Elle ne savait rien. Cette dernière affirmation était la seule dont Thalisa était certaine. Ce fut au moment où elle vit son père marcher doucement vers elle comme tout le monde le faisait depuis un long moment qu’elle commença à froncer les sourcils. Elle avait toujours su que le moment où elle lui en voudrait de ne pas avoir été là au moment où elle en avait eu le plus besoin viendrait. Surtout à ce moment précis où elle voyait qu’il agissait avec elle comme un animal blessé au beau milieu d’une forêt. Il se renferma sur elle-même à ce moment précis, par pur instinct de survie. C’est sans doute la première chose qu’elle a commencé à faire lorsqu’elle repensait au sujet tabou : le meurtre de sa mère, son défunt amour et celui de son enfant.

— Tu ne peux plus faire grand chose depuis plusieurs années. 

Elle n’avait pas pris un ton froid ou même sec, elle avait simplement baissé les yeux après avoir prononcé ces mots. Puis autre chose aurait pu arriver entre le père et sa fille si un homme n’était pas rentré dans la pièce. Puis son esprit commença à se stopper. « Papa ». Comment ça papa ? Elle contracta sa mâchoire après cinq bonnes minutes en réalisant ce mot. Papa. Comment quelqu’un qui n’est pas de la famille pourrait l’appeler Papa ? Ne serait-ce pas plutôt un surnom ? Peu à peu que les secondes passaient, Thalisa commençait à avoir des doutes sur la franchise et l’amour de son propre père. Il n’aurait quand même pas osé la remplace tout de même ? Si c’était le cas, elle ne retiendrait aucun meurtre, qu’elle soit à Haima ou non. Puis il confirma la chose qui la rendit furieuse. Cette homme était son frère. Donc le fils de son père.

— Pardon ? Tu veux dire que pendant que mon enfant, mon défunt mari t ma mère se faisaient tuer toi tu as le culot, en dépit de me laisser seule, tu vas fonder une nouvelle famille avec cette pétasse de sorcière ? J’ai bien compris ‘papa’ ? 

Puis le fameux « frère » se décider d’ouvrir la bouche et c’en fut trop pour l’ambassadrice écossaise. Elle se tourna vers lui et lui colla une droite sur le nez. Elle se foutait des conséquences, son père avait été trop loin. Elle l’avait défendu durant des années mais un frère était la limite à ne jamais franchir et il en était conscient.

— T’as dela chance d’être sur cette île gamin sinon je t’aurais tué depuis un long moment. 

Elle se tourna, par la suite, vers son père.

— Et toi j’espère que tu as une bonne excuse pour avoir fait une connerie pareille. 
☾ anesidora
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